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céphale ; la mollesse aqueuse du cerveau ,toutes dégénérerions de cette partie , unechute , un ulcéré trop tôt fermé, ces causes& plusieurs autres font perdre la mé-moire , suivant l’observation de tous lesauteurs. Cependant puifqu'eile revientaussi méchaniquement qu’elle se dissipe,elle appartient donc au corps , elle estdonc presque corporelle. Mais alors quelleplace instniment petite , tient la mémoiredans le sensorium commune ? Cette exilitéinfinie effrayera 1 imagination de ceux quicalculeront les milliers de mots, de laits ,de dates, de choses différentes, existantesdans le cerveau de ces hommes dontparle Baillet, si fameux par leur méritoire,& qui fembloient ne rien oublier. Tantde choses réfidoient donc dans la moëledu cerveau de ces gens-tà , & ne l’occu-poient pas même toute entiere ? Quecette faculté est immense, & que tondomicile est réellement borné !
On fait bien des questions insolublesfur les sens internes ; en voici quelques-unes qu’ii semble qu’on peut résoudre.
Pourquoi les signes corporels qui n’ontrien que d’arbitraire , affeólent-ils, chan-gent-ils íì fort les idées ? II falloir àPhòmme un grand nombre de termespour exprimer la foule de ses idées ;ces termes qui font arbitraires, devien-nent tellement familiers par l’habitude oùl’on est de les prononcer, qu’on ne fesouvient pas^ davantage le plus souventdes idées mémeá des choses , que destermes qui font des caractères exprestifsde ces idées ; & les mots & ces idéesfont si intimement liés ensemble , qneJ’idée ne revient point sans son expression ,ni le mot faus l'idée. D’aríleurs, en pen-sant nous sommes moins occupés desmots que des choses, parcs qu’il en coûteà l’imagination pour trouver des idéescomplexes, au lieu que les mots simples& faciles , fe présentent d’eux-mêmes.
D’où vient que l’attention , l’imagina-tion suspendent 1 action des fins externes j& les mouvemens dn corps? Parce qu’alors 1rien ne distrayant les fins externes ,{"imagination en est plus vive & la mémoireplus heureuse. Ceux qui sont devenus
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aveugles , font fort propres à combiner â"'la fois un grand nombre d’idées.
Pourquoi est-on si foible lorsqu’on atrop long temps, ou fortement exerceles sens internes ? Parce qu’il s’est fait unetrès-grande consommation des esprits ducerveau ; & par la même raison , toutesles parties du corps humain trop long-temps tendues, se fatiguent.
Pourquoi les alimens, les boissons, lesmédicamens, les poisons, les passions,le repos , le mouvement, l’air , le chaud,le froid , l’habitude, pourquoi , dis - je •>toutes ces choses ont-e!les tant de pouvoirfur tous 1 es sens? parce qu’ils dépendentdu bon état , ois du mauvais état desorganes du corps. Tout le justifie , l’é-ducation , les mœurs, les loix , les climats,les breuvages, les maladies, les aveux dsfoiblestês & de passions qu’on fait auxmédecins & aux confesseurs, les remedes,les poisons, fie. Tout indique l’empiredece corps terrestre ; tout confirme l’eícla-vage , l’obscurciíiement de cette ame q UIdevroit lui commander.
Es-celàce rayon deVessencesuprême.
Que l'on nous peint fi lumineux ?
lis-ce là cet esprit survivant à lui-même ?
Hélas ! on ne recônnoît plus fa spiritualitéau milieu du tumulte des appétits corporels,du feu des passions, du dérangement dsPéconomie animale. Quel flambeau pontnous conduire , que celui qui s’éteint achaque pas ! ( le chevalier V£ JAUCOU H'd • /
Démonstration curieuse decette proposition',les organes de nos sens peuvent tire jenfi'blement ébranlés par des particules d; maticriyqui ne font tout au plus , par leur grojseur rque la millionième partie de la millionièmeestun grain de fable.
Supposons le grain de fable de la grosseurde la t partie d’une ligne cubique.
On fait par expérience, & d’aprèsoblêrvations de M. Boyle , qu’un morceatrd’assa fœtida n’eít pas plutôt dans « 11<?chambre , qu’il Pa remplit d’une odeiUttrès-forte & très-pénétrante qui dure deS'temps considérables, fans que la portioncPaífa fœtida ait perdu sensiblement fe-ston poids. On fait aussi que si l'on ot®Passa fœtida de la chambre , I'ode.ur qst “