320 EXPOSITION
naquit à Knudsturp en Norwège. Son goût pour l’astronomie semanifesta dès l’âge de quatorze ans, à l’occasion d’une éclipse desoleil, arrivée en i56o. A cet âge où il est si rare de’ réfléchir, lajustesse du calcul qui avoit annoncé ce phénomène, lui inspira levif désir d’c-n connoître les principes ; et ce désir s’accrut encore,par les oppositions qu’il éprouva de la part de son gouverneur et desa famille. Il voyagea en Allemagne où il contracta des liaisons decorrespondance et d’amitié avec les savans et les amateurs les plusdistingués de l’astronomie, et particulièrement avec lelandgrave deHesse-Cassel, qui le reçut de la manière la plus flatteuse. De retourdans sa patrie, il y fut fixé par Frédéric son souverain, qui luidonna la petite île d’Huene, à l’entrée de la mer Baltique. Ticlio yfit bâtir un observatoire célèbre sous le nom à'Uranibourg : là,pendant un séjour de vingt-un ans, il fit un amas prodigieux d’ob-servations , et plusieurs découvertes importantes. A la mort deFrédéric, l’envie déchaînée contre Ticho , le força d’abandonnersa retraite. Son retour à Copenhague n’assouvit point la rage de sespersécuteurs ; un ministre, ( son nom, comme celui de tous leshommes qui ont abusé de leur pouvoir, pour arrêter le progrès dela raison, doit être livré à l’exécration de tous les âges ) Walchen-dorp lui fit défendre de continuer ses observations. Heureuse-ment, Ticho retrouva un protecteur puissant dans l’empereurRodolphe ri, qui se l’attacha par une pension considérable , et lelogea commodément à Prague. Une mort imprévue l’enleva danscette ville, le 24 octobre ifx>i, au milieu de ses travaux, et dansun âge où l’astronomie pouvait encore en attendre de grandsservices.
De nouveaux instrumens inventés, et des perfections nouvellesajoutées aux anciens ; une précision beaucoup plus grande dans lesobservations ; un catalogue d’étoiles fort supérieur à ceux d’Hip-parque et d’Ulug-Beigh; la découverte de l’inégalité de la lune,nommée variation ; celle des inégalités du mouvement des nœudset de l’inclinaison de l’orbe lunaire; la remarque intéressante queles comètes sont au-delà de cet orbe ; une connoissance plus parfaitedes réfractions astronomiques ; enfin, des observations très-nom-breuses des planètes , qui ont servi de base aux découvertes de
Jvepler