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ciui à raison de leur plus grande sensibilité ,doivent retenir les impressions spastiques pluslong-tcmps.que les autres, ou chez lesquelsce s impressions doivent comme se résoudre& s’incorporer , s’il ess permis d’ainsi par-ler , avec la substance nerveuse d’ou 1 onest conduit naturellement à reconnoître lacause de beaucoup de maladies chroniques,des tumeurs, & entr’autres du flux hemor-rhoïdal, fur lequel Stahl nous a laissé deii belles choses en théorie & en prati-que. Voyep Sthal , théor. pathal Jecl. II ,pag. i6i &fiq. Voy. encore le mot HéMOR-RHOÏDES.
Ici revient ce que nous avons dit de Iacirculation ou des transports des forces duprincipe sensitií, qui se cantonnent quel-quefois dans un centre, en absorbant lalòmme d’activité des autres centres quicorrespondent à celui-ci ; ce qui peut mêmeíe faire par un acte de volonté , commeon le raconte du colonel ToWnshend ,chez qui le mouvement du cœur étoit pref-qu’arbitraire , comme il l’est dans quelquesanimaux. Vid. lifier decochleis 6’ limacibus ,psg. p, 8.
C’est ainsi qu’un homme absorbé dansnne profonde méditation, ne vit, pourainsi dire , que de la tête ; tel étoit le cascl’ Archimede, lorsque le soldat de Marcelluslui donna le coup de la mort; celui deFrançois Viete dans les deux jours qu’ilpassa , fans s’appercevoir , à l’explicationd’une lettre écrite en chiffres; & vraisem-blablement encore celui de beaucoup depersonnes, qui se trouvent dans des étatscontre nature , tels que les mtlancho-ííques , les maniaques, certains fous, &c.qui paraissent plus ou moins insensibles.C’est ce que Vanhelmont a très - bienobservé, contìgit namque , dit-il, fi sor-sttan spiritus iste ( c’est - à - dire , animaJenjìtíva ) , ob profundas speculationes velinfanìam occupetur , quod corpus dolorem nonsailiat , famen, frigora , suim. de lythtafi ,cap. 'x > P a g- z 2.. II rapporte à ce sujet ,dans le même chapitre, l’exemple d’unrqalfaiteur , qui éluda plusieurs fois lestourmens de la question , en avalant, quel-ques iristans avant de la subir , un morceautl’ail, & buvant par dessus un coup d’eau-cw-vie ; mais cniùi fa petite provision
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étant consumée , le malheureux fut obligéd’avouer ses crimes par le sentiment destortures.
Tous ces phénomènes rentrent, commeon voit, dans la théorie que nous avonsd’abord établie fur les centres & leur influx;théorie qui, outre les exemples extraordi-naires déja rapportés, est confirmée jour-nellement fous no s yeux par ce qui arriveaux épileptiques, aux goutteux , dontles paroxysmes paraissent constammentdéterminés par une émotion préalable dansquelque centre.
De la même théorie peuvent se déduireles sensations que rapportent les personnesmutilées au membre qu’elles n’ont plus ;car un centre quelconque portant vraisem-blablement en lui comme l’empreinte ouYarchetipe en racourci de tout son dépar-tement , il est à présumer que ^irradiation’sensitive destinée au membre amputé , lerenouvelle quelquefois par Tliabitnde ouautres accidens , & produit la sensationaffectée à l’existence du membre. On expli-quera également , par ces principes , lescauses de la régénération des os ; on trou-vera toujours que c’est dans un de cescentres qu’il faut chercher l’agent plastique ,qui est le même &: dans la formation des os »& dans leur régénération.
Nous avons vu que la terreur étoitcapable d’éclipser, pour quelque temps, ! 2sensibilité ; il faut en dire autant d’une dou-leur extraordinaire , qui en cela ne diffei' 2point des extases procurées par la joie& p a fle plaisir ; les excès étant les points par ouse touchent tous les contraires, ces grande 5joies & ces grandes douleurs peuvent égase'ment aller juíqu’à la destruction de la fenfisbilité , c’est-à-dire , jusqu’à ia mort : celas’est vu plus d’une fois.
La sensibilité peut se trouver bien souventsi fort exaltée dans certains sujets chaton 1 ''leux , qu’on ne sautoir même les menacesde les approcher fans les jeter dans des c0, svulsions. Mais rien qui manifeste tant cevariétés & excès négatifs & positifs de I’ aî ?sensible, que la plupart des maladies, tri-que la rage, le chorea fanât vìtì , cerra» 1manies , les suites de la morsure ou depiqûre de certains animaux, com® evipere j le tarentule, les effets dc qneh aL