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remedes ou poisons, &c. !a lepre , les dif-férentes especes d’apoplexie, de paralysie ,&c. les affections vaporeuses, ie pica , le ma-lacia , &c. En voilà déja trop fur cettematière.
Sensibilité dans les diffèrent âges , les diffc-renssexes , &c. L’homme est fans contreditl’animal qui doit posséder la sensibilité auplus haut degré. II peut en effet palier pourle chef-d’œuvre des âmes sensitives ou ani-males , par l’arrangement merveilleux deses parties & la prodigieuse quantité denerfs qui entrent dans leur construction.Disposé par la-nature à la connoistànce des-choses dont le concours fait ce qu’on appelleéducation , il est étonnant avec quelle facilitéses organes se plient sous les habitudes del’instruction & des exemples ; au contraireil faut des foins infinis, des peines extrêmespour faire fur les organes d’une brute uneimpression aster profonde pour lui inculquerles documens'les plus faciles ; cependanton a des exemples d’une fugacité merveil-leuse dans quJques animaux , comme lechien , le singe , &c. & même quelquespoissons, comme les murènes fi cheres, àce qu’on prétend , aux Romains, par lacirconstance de reconnoitre la voix de leursmaîtres, 6’c.
Parmi les hommes , les en fans, & aprèseux les personnes du sexe, sont ceux qui sontle plus éminemment sensibles, ce qui estune fuite de la ioupleffe, la fraîcheur &la ténuité des lames du tissu muqueux ,toujours plus compacte dans les adultes,& parmi ces derniers plus dans les hommesque clans les femmes. Cet excès de sen- jMilité des enfans fur les adultes, explique jles causes des fréquentes convulsions &:spasmes qui les agitent à la moindre ma-ladie , à la moindre passion. De célébréspraticiens ont très-bien observé que cetexcès mëme chez les enfans, en les ren-dant plus souvent malades, les garantissoitde beaucoup d’autres plus graves maladiesqui affectent les adultes, parce que chezces derniers les voies qui menent à la sen-sibilité étant moins faciles ou plus longues,la cause du mal avoit plus de temps pourVétablir ou se fortifier.
Quant aux femmes, leur constitutionapproche beaucoup, comme on fait, de
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celle des enfans ; les passions font chezelles extrêmement plus vives en généralque chez les hommes. Leur grande sensibi-lité , dont un des principaux centres eítI’utérus, les jette aussi dans les maladiesque la nature sembloit avoir affecté uni-quement aux femmes, mais dont le luxe& la mollesse ont fait présent aux hommes:je veux parler des vapeurs.
Enfin , comme l’entance est le premieri terme de la sensibilité dans l’homme , dej même l’âge adulte en peut pastèr pour le| moyen ; d’où les effets de la flamme sen-! fitive vont en diminuant fous la quantitéde mucus qui empâte les nerfs, & qui de-vient de jour en jour plus compacte, jus—qu’à la vieillesse qui est la derniere épo-que de cette flamme sensitive qui luit apeine dans les organes les plus essentiels àla vie. Ainsi , par la raison des contraires,le vieillard se rapproche de plus en plusde l’état imparfait par où a commencé sonêtre j rien n’eíl en méme temps fi vrai »comme le dit Macrobe, savoir que dansles animaux , l’usage de Famé s’afloiblit àmesure que le corps devient plus dense.In animalibus hebecit usus animae densuate.corporis. Macrob. in Jòmn. Cicer. hb. /,cap. xjv. Voilà encore pourquoi le tifìumuqueux étant en moindre quantité 6cdensité dans quelques personnes maigres ,elles font íi sensibles , & qu’aucontrairecelles qui ont les lames de ce tiísu bienferrées & bien battues, font ce qu’onappelle dures , robustes , Scc. Les lames dutissii cellulaire du lion , par exemple , fonepresque tendineuses, suivant Fobservationde M. d’Aubenton.
Sensibilité par rapport aux qualités de l air& a t impression de quelques autres corps ex-ternes. L’air est à l’égard de la sensibilitécomme un médicament dont elle distingua& évalue les bonnes & les mauvaises qua-lités à l’avantage ou au préjudice du corps.Vbye ç Air.
íl semble que les méthodiques soientpartis de ce principe dans l’attention ex-trême qu’ils avoient à ménager les impres-sions de l’air, fyc. à leurs malades confor-mément à la nature des maladies. Ledocteur Arbuthnot a fort bien reniai queque cette considération doit nécessaire-H h h h h 2.