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fumer que Pu sage des sacrifices avoir apprisaux ariciens tour ceqti’on peut raisonnable-ment savoir sur cette matière. Le couteauégaré du victimaire en blessant quelqueorgane considérable, devoir souvent y pro-duire des mouvemens extraordinaires quin’échappoient fans doute point à des per-sonnes h intéressées à les observer. Lesphilosophes & médecins de ces premierstemps a voient conçu , d’après ces phéno-mènes, les grandes idées qu’ils nous onttransmises fur le principe qui anime lescorps : mais ils ne croyoient pas (leur phi-losophie étoit en ce point au niveau deleur ame , dont on ne cessera d’admirerl’élévation), ils ne croyoient pas qu’on dûtemployer le manuel des expériences à creu-ser plus avant dans les mystères les plus pro-fonds de la nature. Les Chinois chez quiles découvertes les plus nouvelles pour nousont des dates si anciennes, observent dansJ’acupuncture des réglés & des précautionsqui ne permettent pas de douter qu’ilsn’aient acquis depuis long-temps beaucoupde lumières fur les effets de la sensibilité desparties ; il paroît même que les plus grandesVues de leur pratique s’y rapportent directe-ment : " A la Chine on pique au ventredans les suffocations de la matrice, dansles coliques , dans la dyssenterie , ctc. On ypique une femme enceinte, lorsque lefœtus se mouvant avec trop de violence ,avant que le temps de l’accouchement soitvenu, cause à lameredesdou'eurs si excessi-ves , qu’elle est en danger de fa vie : en cecas, on y pique même le fœtus, asin qu’é-£ a nt effrayé par cette ponction , il cesse defe remuer, i>c. ». Willelmi , ten , Rhìne ,■d/, d'trans-tjalano da. venti ienfis tnantiffaJchemaúca de acupunclura. Enfin , dans ledernier fiecle, quelques modernes détermi-nés ou par une simple curiosité d’érudition ,cu par des vues plus particuliers, se sontexercés à appliquer divers flimulans à diffé-rentes parties du corps, & ont appropriéles phénomènes de cette irritation factice àdes théories. Te! a été un Vanhelmont,dont les paroles à ce sujet méritent d’être^apportées : unimadvertì , dit-il , nimiràmfcdulò contracluram in uno quoque propì modumdo/or e ; adeò ut oblato laedente occajìonali ,fiatim pars lœva velut psr crampum cvntracla ,Tome XXX,
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corrugataque dolorem u\arus ftcî stumn. Voyezde lithiafi , cap. ix, p. 66 . Tels ont été Har-vée, voye{ à f article Sécrétion , Swam-merdam , Glisson , Peyer; voye^ BohniusBaglivi, & autres , dont il est fait mentiondans les observations du docteur RobertWhitt, fur l ’irritabilité ,pag. 163 .
Après tout ce que nous venons d'expofer,il est évident I < que {'irritabilité en cequ’elle a de réel & d’essentiel, étoit con-nue des anciens ; a°. qu’il faut dater deplus d’un siécle les premiers travaux quiont concouru à la fondation de la méthodesystématique qu’on nous présente aujour-d'hui. Tout lecteur impartial en jugerasans doute de même, & il est bien éton-nant cjue M. Tissotbailleurs fi louablepar 1 attachement qu’il témoigne pour lecélébré M. de Haller, veuille nous per-suader que c est véritablement M. de Hallerqui a découvert & mis dans tout son jour l'irri-tabilité , p. 1 1 du discours préliminaire àla traduction des mémoires fur /’irritabilité &la sensibilité.
Il paroît donc qu’on ne peut trouver âM. de Haller des droits fur l’ irritabilité , quedans la partie systématique dont, à lavérité, il a excessivement étendu & défri-ché en beaucoup d’endroits, le terrain déjamanié avec économie par Glisson & quel-ques antres. Si c’est-li une propriété queM. Tissot réclamé en faveur de son illustremaîtrè, nous convenons qu’on ne fauroitla lui r d u fer. Les limites respectives ainsireglees, parcourons cette nouvelle édition,s’il est permis de le dire, du territoiresystématique de l’irritabilité , que nousvenons reconnoítre appartenir à M. deHaller.
M. de Haller établit d’abord fa théoriefur un appareil effrayant de fes propresexpériences & de celles de quelques unsde fes disciples. Conduit, comme il l’an-nonce lui-même, parl’envie de contribuerà futilité du genre humain , il n’etì peined insti ument de douleur , point d e stimulusqu il n ait employé à varier les tourmensd un nombre infini d’animaux cjui ont etesoumis a fes recherches, pour en arracherdes preuves en faveur de la vérité. Il refultedes travaux de cet homme célébré unedivision des parties du corps en parties
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