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Tome trentième.
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fumer que Pu sage des sacrifices avoir apprisaux ariciens tour ceqtion peut raisonnable-ment savoir sur cette matière. Le couteauégaré du victimaire en blessant quelqueorgane considérable, devoir souvent y pro-duire des mouvemens extraordinaires quinéchappoient fans doute point à des per-sonnes h intéressées à les observer. Lesphilosophes & médecins de ces premierstemps a voient conçu , daprès ces phéno-mènes, les grandes idées quils nous onttransmises fur le principe qui anime lescorps : mais ils ne croyoient pas (leur phi-losophie étoit en ce point au niveau deleur ame , dont on ne cessera dadmirerlélévation), ils ne croyoient pas quon dûtemployer le manuel des expériences à creu-ser plus avant dans les mystères les plus pro-fonds de la nature. Les Chinois chez quiles découvertes les plus nouvelles pour nousont des dates si anciennes, observent dansJacupuncture des réglés & des précautionsqui ne permettent pas de douter quilsnaient acquis depuis long-temps beaucoupde lumières fur les effets de la sensibilité desparties ; il paroît même que les plus grandesVues de leur pratique sy rapportent directe-ment : " A la Chine on pique au ventredans les suffocations de la matrice, dansles coliques , dans la dyssenterie , ctc. On ypique une femme enceinte, lorsque lefœtus se mouvant avec trop de violence ,avant que le temps de laccouchement soitvenu, cause à lameredesdou'eurs si excessi-ves , quelle est en danger de fa vie : en cecas, on y pique même le fœtus, asin qué-£ a nt effrayé par cette ponction , il cesse defe remuer, i>c. ». Willelmi , ten , Rhìne ,d/, d'trans-tjalano da. venti ienfis tnantiffaJchemaúca de acupunclura. Enfin , dans ledernier fiecle, quelques modernes détermi-nés ou par une simple curiosité dérudition ,cu par des vues plus particuliers, se sontexercés à appliquer divers flimulans à diffé-rentes parties du corps, & ont appropriéles phénomènes de cette irritation factice àdes théories. Te! a été un Vanhelmont,dont les paroles à ce sujet méritent dêtre^apportées : unimadvertì , dit-il , nimiràmfcdulò contracluram in uno quoque propì modumdo/or e ; adeò ut oblato laedente occajìonali ,fiatim pars lœva velut psr crampum cvntracla ,Tome XXX,

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corrugataque dolorem u\arus ftcî stumn. Voyezde lithiafi , cap. ix, p. 66 . Tels ont été Har-vée, voye{ à f article Sécrétion , Swam-merdam , Glisson , Peyer; voye^ BohniusBaglivi, & autres , dont il est fait mentiondans les observations du docteur RobertWhitt, fur lirritabilité ,pag. 163 .

Après tout ce que nous venons d'expofer,il est évident I < que {'irritabilité en cequelle a de réel & dessentiel, étoit con-nue des anciens ; a°. quil faut dater deplus dun siécle les premiers travaux quiont concouru à la fondation de la méthodesystématique quon nous présente aujour-d'hui. Tout lecteur impartial en jugerasans doute de même, & il est bien éton-nant cjue M. Tissotbailleurs fi louablepar 1 attachement quil témoigne pour lecélébré M. de Haller, veuille nous per-suader que c est véritablement M. de Hallerqui a découvert & mis dans tout son jour l'irri-tabilité , p. 1 1 du discours préliminaire àla traduction des mémoires fur /irritabilité &la sensibilité.

Il paroît donc quon ne peut trouver âM. de Haller des droits fur l irritabilité , quedans la partie systématique dont, à lavérité, il a excessivement étendu & défri-ché en beaucoup dendroits, le terrain déjamanié avec économie par Glisson & quel-ques antres. Si cest-li une propriété queM. Tissot réclamé en faveur de son illustremaîtrè, nous convenons quon ne fauroitla lui r d u fer. Les limites respectives ainsireglees, parcourons cette nouvelle édition,sil est permis de le dire, du territoiresystématique de lirritabilité , que nousvenons reconnoítre appartenir à M. deHaller.

M. de Haller établit dabord fa théoriefur un appareil effrayant de fes propresexpériences & de celles de quelques unsde fes disciples. Conduit, comme il lan-nonce lui-même, parlenvie de contribuerà futilité du genre humain , il netì peined insti ument de douleur , point d e stimulusqu il n ait employé à varier les tourmensd un nombre infini danimaux cjui ont etesoumis a fes recherches, pour en arracherdes preuves en faveur de la vérité. Il refultedes travaux de cet homme célébré unedivision des parties du corps en parties

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