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fenjibles ,insensibles, irritables, aïrritables,& en parties qu’on pourroit appeller mixtes,c’est-à-dire, qui font tout à la fois sen-sibles & irritables. Son traducteur, M.Tistot,a même porté ses foins pour la commoditédu lecteur , jufqu’à dresser une table danslaquelle chaque partie du corps humain estrangée d’après l’une des propriétés énon-cées dont on a fait autant de dalles ; ainíi,par exemple, le cerveau , les nerfs, lesmuscles, &c. font dans la classe des sen-sibles , les membranes tant celles qui en-veloppent les viscères, que celles desarticulations, ladure-mere, les ligamens,le périoste , dans la classe des insensi-bles ; le diaphragme, l’estomac, les in-testins, dans celle des irritables; lesnerfs, l’épiderme, les artères, les veines,le tissu cellulaire dans les aïrritables ; en-fin dans la classe des mixtes , on trouveun peu de tout, c’est-à-dire, les partiesqui ont des nerfs, des fibres mufculeufes,le cœur , le canal alimentaire, &c. Cepetit précis doit nous suffire pour découvrirmanifestement les usurpations faites furl’ame sensitive par ['irritabilité dont M. deHaller prétend faire un être absolumentdistinct & indépendant.
Nous ne pensons pas devoir employerde nouvelles raisons à réfuter le paradoxede M. Haller : après celle que nous avonsdonnée de ['indivisibilité de ces deux effetsde l’ame sensible, il £ st assurément toutnaturel de penser que les agens employés àirriter une partie , n’étant, parleur action,que cause occasionnelle de sa mobilité, ilfaut nécessairement que cette action soitperçue ou sentie par la partie , & quiplus est, appropriée au sentiment decette même partie ; & quelle autre puis-sance animale que la sensibilité pourraêtre Je juge des corps sensibles appliquésà un corps vivant ? Le tact qu’est-il, sinonle satellite universel de l’ame sensitive ? IIsemble que cela n’a pas besoin d’une plusgrande démonstration. Voye[ encore l’exer-(itation 57 d’Harwée.
Quant au plus ou au moins de sensibilité
que M. de Haller a reconnu dans les dif-
férens organes, c est, avons - nous dit,une fuite nécessaire de leur organisationqui est cemme spécifiée dans chacun d’eux
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par une quantité de tissu cellulaire, & famaniéré dont ce tissu y est employé , parleur consensus avec les organes voisins , parleur situation , & une multitude infinied’autres circonstances qu’on peut se repré-senter. Du reste, on doit se rappeler quetous ces organes font essentiellement forméspar les nerfs ; & à ['égard des membranes,elles font pour la plupart ou d’une substancetoute nerveuse, ou animée en quelquesendroits par des rameaux nerveux plus oumoins c!air-semés,qui s’étendent dans le tissumême de la membrane , ou qui rampent furses vaisseaux; nous en avons pour preuve['inflammation qui y survient quelquefois.Les membranes du fœtus que M. de Hallerdonne pour irritables fur la simple autoritéde Lups, reçoivent vraisemblablement desnerfs du cordon ombilical, ainsi que le soup-çonne M. Whist.
Une erreur non moins considérable en-core, & contre laquelle nous croyons qu’onne sauroit être assez prévenu, c’eít la facultéaïrritable que M. de Haller accorde au tissucellulaire, ensorte que ce qu’il y a de vrai-ment actif dans le corps humain, est con-fondu avec ce qu’il y a de passif. Nous avonsassez clairement exposé , en parlant de luformation, ce qui est purement physiqued’avec ce qui est animal dans le corps, poutfaire sentir ['inconvénient qu'il y auroitànepas distinguer ces deux choses, lorfqu’onexpose les Mtties des animaux à faction desacides, ou de tel autre agent. Encore unefois, tout ce qui est susceptible d’irritafionest dépendant du principe vital ou sensitifOr , on ne sauroit reconnoître dans le tissucellulaire qu’une disposition au dessèche-ment , & à ['adhérence qui lui est communeavec tous les corps muqueux , & un mouve-ment emprunté de faction des parties sen-sibles , &c. ainsi, placer dans une classe é®propriétés le nerf au même rang que leti» acellulaire , c’est y placer í’étre a coté «unéant. Toutes ces raisons s’opposent enc 0l>d’elles-mêmes à ce que le signe de Pirrit^bilité soit dans le gluten de nos parties, ain *que le prétend M. de Haller : il y a plus ; csavant auteur semble se contredire lui-mêmdans cétte prétention ; car toutes nos p at ^ ieétant liées par ce gluten , toutes devroienêtre susceptibles d’irritabilité , comme »