Band 
Tome trentième.
Seite
830
JPEG-Download
 

8zo , SEPl’or se précipite au fond du creuset & sedégage par son propre poids de l’argentque l’on réduit en scories par factiondu feu.

On a vu dans l 'article DÉPART la ma-niéré dont l’or, qui est uni avec de 1 argent,s’en séparoir à l arde des distôivans humi-des. v. Départ , Inquart, Qu art a-TION , &c. Nous allons faire voir dans cetarticle comment cette, séparation s’operepar la voie seche, cest-a-dire, à l’aidedu feu.

Un grand nombre de livres font remplisde méthodes & de recettes pour faire laséparation par la voie seche : mais lorsqu’onvient à vérifier ces procédés, on trouveque la plupart font fautifs ou inintelligi-bles. Parmi ceux que l’on a eu occasion deçonnoicre, on n’en a point trouvé de mieuxdécrits que celui que M. de Juíìi, célébréçhimistg allemand , a inféré dans ses œuvreschimiques , publiées en allemand en 1760 :on a donc cru devoir le rapporter ici enentier, il servira à faire connoître le pro-grès que cette opération pénible a fiait jus-qu’à présent.

La matière qui contribue le plus â la sépa-ration de l’argent d’avec l’or est le soufre ;cette substance s’unit avec Pargent qu’elleattaque, fans avoir la moindre action furl’or , qui par là sc dégage de l’argent, &forme un régule à part au fond du creuset.Lorsque cette séparation se fait en grand ,on n’obtient jamais un régule ou culot d’or ,& l’on est très-content lorsque la mastè ,reguline est composée de trois partiesd’argent contre une partie d’or. Çela vient,suivant M. de Justi, de ce que pour mé-nager les creusets, on en tire le métalfondu avec des cuillères, ou bien on levuide dans des cônes 011 des creusets poin-tus, pe qui ne peut guere se faire alsezpromptement pour qu’une portipndu mé-tal ne se refroidisse pas , alors la matièren’est point assez fluide , & l’or en coulant 1entraîne avec lui une portion considéra-ble del argent. Voici un procédé par lequelM. de Justi, assure avoir obtenu Por enune m a (Te reguline aflez pure ; il prit undemi-marc d’argent qui contenoit de Por , (j] le mit en grenaille, & après en avoir Ifait l’essai avec exactitude par ìa coupelle I

SEP

& par Peau-forte, il trouva que la massed’argent tenoit quatre grains d’or. II mitcet argent en grenaille en cémentationavec du soufre dans un creuset couvert Scbien lutté ; & lorsque l’argent eut été bienpénétré par le soufre , il en fit la précipi-tation , en y mettant du flux noir , du fielde verre, de la limaille de fer & de lalitharge. Après que le tout fut entré par-faitement en fusion , il laiílà refroidir lecreuset. Alors il castà le creuset, & iltrouva au fond de la masse d argent, unpetit bouton ou culot d’or, qui avoir lacouleur de l’or qui est allié avec de l’argent;sa petitesse empôchoit qu’on ne pût le sé-parer parfaitement de Pargent, néanmoinsM. de Justi, en se donnant beaucoup dspeine, en détacha 3 4 grains, il en écoicresté environ un demi-grain uni avec l’ar-gent. A Pestai » il trouva que cet or étoità 20 karats. Ayant réitéré cette expé-rience , il eut le même succès. Ce savantchimiste ne doute pas que cette expériencene réussît encore mieux en grand, & ilcroit que ceux qui s’oecupent du travailde la séparation ou du départ par la voisseche dans les monnoies, feroient mieuxde ne point tant regarder à la dépense d ucreuset qu’il faudroit briser , qu’à ce qu’ilen coûte pour multiplier les séparationsafin de faire ensorte que les régules con-tiennent trois parties d’argent contre unepartie d’or, pour en faire ensuite le dé-part avec Peau-forte. En effet, il paroît> que l'on épargneroit beaucoup de charbon& les frais de Peau-forte en suivant 1 ®procédé qui a été rapporté, ce qutseroicprofitable, sur-tout si l’on peut se pro-curer des creusets â un prix raisonnable*D’ailleurs, on nsiiuroit qu J à purifier l’os jqu’on a dit être à 20 karats, en le faisantfondre avec l’antimoine.

On suit deux routes principales pontopérer la précipitation dans la séparation1 par la voie seche. Les uns se servent d 1 *flux noir, & d’autres sels ou substance 5alkalines, telles que le fiel de verre , po uCservir de précipitant ; d’autres rejettentcette méthode , Sc se servent du fer pont, cette précipitation. Il y a à Leipfick denXI familles qui depuis plusieurs années s° st ' £

' ç.n possession du secret de taire la séparais