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Tome trentième.
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quadrafigulaires pîus longues que larges,assises iur une petite tombe , soit à fleurde terre, soit sur quatre bouquets de pierreélevés d’envíron 2. à 3 pies ; & comme leverbe ponere étoit de commun usage poursignifier mettre , poser , les Latins disoientponere mensam , pour ^ Ûruflure,

la poíition ou l’assette des tombes desmorts. L’inscription suivante qui íe trouveà Milan, & que Gruter ? recueillie , 15 J0 ,

6 , pourra servir d’exempîe

M, M.

Mirìcicc Rvfinœ.

Innocentijsimœ sceminseQuce. Vixit . Annìs, xxij.

Meuse. Uno. Dieb. xxxtiìjJVlitucìa. Domitìa. SororiPojuit. Mensam contraVotum.

Tabellum ou tabrum , étoit 11 ne pierrecreusée en forme de bassin de fontaine ;ces bassins étoient les uns ronds ,les autresovales & les autres quartés; mais ces der- ■niers s’appeloient proprement arr«> ou ar-culœ, parce qu’ils resibmbloient aux cof-fres , excepté que leurs quatre côtés netomboient pas à plomb , & qu’ils étoientordinairement portés fur quatre piés delion, ou de quelqu’autrebête.

Les mots ci/pœ , doit a , massœ, oliœ ,itrnœ, ampullae , phialce , thecce , laminœ , &quelques autres semblables, ne signifientpoint àes séputchres entiers, mais des vais-seaux de différente forme ou matière, danslesquels on mettoit les os 011 les cendres descorps brûles.

Columbaria , étoient les niches où onpouvoit placer deux ou trois urnes pleinesde cendre , fur lesquelles urnes on giavoìtune petite épitaphe-

Agene Urbique parle de quelques en-droits des fauxbourgs de Rome, où l’onvoyoit quantité de Jepulchres de petites gens& d’esclaves ; tel étoit le lieu nommé cu-iince ; tel étoit encore le lieu nommé fejkr-tium , ou croient enterrés les corps des 1personnes q ue ^ es ■ empereurs fassoienq

mourir. .... r 1 . . .

Quand on lisoit iur les inscriptions d’unsépulckre, tacitanomine , ces mots vouloientdire que les personnes à qui ce sépulchre

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étoit destiné, avoient été déclarées ínf 3 *mes, & enterrées à l’écart par la permis-sion du magistrat. {D. J.)

SÉPULCHRE de la sainte Vierge. ( Hist'eccl. )on ignore le lieu de ce sacré monument;& son ne sait pas même où laSte. Viergea tìni ses jours. Les apôtres seuls qui pou-voicnt en être instruits , ont eu grandfoin de ne pas divulguer ce secret. Ainsitoutes les traditions qui ont couru dansle monde fur ce monument , & fur lelieu de la mort de la Ste. Vierge , fontégalement incertaines. Ainsi quand l’onsoutint dans le concile d’Ephese , tenuen 4 j 1 , que la Ste. Vierge y étoit morte& qu elle y avoir son tombeau , ce senti-ment ne put prévaloir contre l’opinion deceux qui montrcient le tombeau de lame te de notre Sauveur à Jérusalem. On asoutenu depuis qu’il étoit dans la valléemême de Josaphat ; d’autresont prétendule voir au pré de la montagne des Oliviers ;& dans chacun de ces deux endroits on en adonné des descriptions si différentes ,qu’eiles ne peuvent convenir au mêmetombeau. ( D, J. )

SÉPULCHRE des juifs , ( Crìtiq. sacrée.)en grec r«q«r; les Hébreux creusoient ordi-nairement leurs tombeaux dans les rocs ,comme il paroît par If. xxi/. 1 > . C <_st pourcette raison qu’Abraham acheta une dou-ble caverne , pour en faire son sépulchre.Genese , xlix^o. Lorsque leurs tombeauxétoient en plein champ , ils mettoienCune pierre taillée par dessus , pour avertisqp’il y avoir dessous un sépul<.h re , afinque les passans ne se souillassent point eny touchant. Le Sauveur fait allusion àcette coutume , quand il compare ! eSPharisiens à des Jrpulchres cachés , furies"q fiels en passant sans le savoir, on contract®une souillure involontaire. Luc, xj. 44 "LpS juifs enduisoient auífi de chaux leursfepukhres, pour qu’on les apperçût mieux ,: & ; tous les ans le 1 ; d’Adar , on l eSrfeblanchissoit.C’est pourquoi J. C. compar*dncore les Pharisiens hypocrites , qui cou-vr oient leurs vices d’un bel extérieur , ades fípulcbres blanchis.

■Habiter dans les fépulchres , c’csl dormiraupj ês des' tombeaux , pour consulter je Sdevins , à la maniéré de ceux d’entre I e *