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Tome trentième.
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SEP

Gentils qui couchoicnt près des sépulchresî urdes peaux de bêtes,afin d’apprendre en songece qui devoir leur arriver. Isaïe ,xxxv. 4 re-proche aux juifs cette pratique superstitieuse.

Sépulchre se prend au figure' dans Récriture;i ç . pour la mort. I! ne me reste que fépulchre,dit Job , xvij, r. c’est-à-dire , je n’attendsplus que la mort dans mon affliction. 1“.pour l’excès de la misore. Ezéchiel , ch.xxxvij. z°. promet aux juifs que Dieu lesretirera de leurs fìpulckres , c’est-à-direde leur dure captivité, z", pour une chosepernicieuse ; c’est dans ce sens que S. Pauldit aux Romains, iij. r J- le gosier desmédians est comme un sépulchre ouvert ,dont sortent des paroles nuisibles au salut.Enfin laisser une ame dans le fépulchre ,dans la mort ou dans Y enfer, est une expres-sion hébraïque qui désigne une seule &même chose. ( D. J. )

SÉPULCHRE , Saint , Ordre mxlìt. )nom d’un ordre militaire établi dans laPalestine. La plupart des écrivains en attri-buent la fondation à Godefroi de Bouillon ;mais c’est une idée chimérique. Les che-valiers du saint Jépulchre ne s’éleverent quefuries ruines de chanoines réguliers ainsinommés ; ce fut Alexandre VI. qui instituaTordre militaire de co nom , dont il pritla qualité de grand-maître. Clément VILen ijìj , accorda de vive voix au gardiendes religieux de S. François en Terre-Sainte, le pouvoir de faire de ces chevaliers.Paul V. fous Louis XIII. confirma laréunion de Tordre du saint fépulchre, à celuide S. Jean de Jérusalem. ( D. J.)

SEPUL 1 URA , SEPULCHRUM ,MOIS UMV.IsTUM , ( Aniiq. rom. ) ily a de la différence entre ces trois mots,considérés dans leur lignification propre.Sépulchre marque en général tout lieu desépulture , selon le jurisconsulte dans la loi3. desepulchro violato. Toutefois à pren-dre ce terme à la rigueur , tel a sépulturequi n’a point de sépulchre , car le motsépulture désigne non - seulement tout lieuou les corps sont ensevelis, mais mêmeles cérémonies de l’ensevelissement. Lespayens ne s’inquiétoient pas du sépulchre,mais beaucoup de la Jépulture ; parcequ’ilscroyoient que l’ame de celui dont le corps«toit privé de sépulture , réstoit errante

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& ne pouvoit etre admise au rang desautres dans les champs élisées.

Ne C ripas datur horrendas , nec rauca.fluenta

Tranfportare prius , qudm sedibus cjfiquierunt.

-Tnéid. T. ff.

Voilà d’où vient l’instante priere que I epauvre Palmure fait à Enée , de vouloir àson tour enterrer son corps, qui étoit en-core porté sor les flots près du porc deVelies, depuis l’heure de son naufrage.

Mais quant au sépulchre, il n’étoic réputéni nécessaire, ni utile ; achetoit un sépulchrequi vouloir, car il ne coníistoit qu’en unemalle de maçonnerie faite au dellus, ouau devant de la sépulture. Et même de cegenre d’ouvrage les Germains avoient cetteopinion, que cela ne servoit que de fardeauinutile aux corps des défunts. Mais ils pen-saient que \zsépulture étoit louable en elle-même , agréable aux défunts, & pleine deconsolation aux vivans. Ce que nous avonsappris de Tacite , qui dit que fepulchruiwCespes erigit : monumenturum arduum & ope -rofum konorem , uii gravetn desunclis , aj'psr-nantur Germant.

A considérer ensuite les mots fépulchre Scmonument , il y a cette différence , que somonument indique toute forte d’édisice pou ctransmettre à la postérité la mémoire dequelque chose ; monumenturti est quod memo-ruvfervandœ gracia exijìit. Que si dans cemonument on met le corps dhin hommemort, de simple monument qu’il étoit, il de-vient vrai fépulchre , tombeau , & se rêvéede la nature des lieux saints & religieux. Quefi l’édifice est fait à la gloire d’un défunt,& que son corps u’y soit pas mis en sépulture >on le nomme un sépulchre vuide, que lesGrecs appellent Telle est l’idée

qu’en donne la loi 42., de religiosis &sumpti-bus funerum. De - là vient que plusieurshommes illustres de Tantiquité avoient plu-sieurs monumens , dont un seul portoit lenom de tombeau. C’eft ce que Denis d’Ha-kcarnasse rapporte au sujet d’Enée. {D J.)

SEPULTURE , ( Droit naturel. ) an en-tend en général par sépulture dans le droitnaturel , les derniers devoirs rendus auxmorts , soit qu’on enterre fsurr corps ,