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Tome trentième.
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roîent pas qiï’on donnât la sépulture à CôUXqu’on avoit suppliciés.

Au commencement de la république,tous lesRomains avoienc \e\st sépulture àznsla ville, mais la loi des douze tables le dé-fendit pour éviter l’infection que les corpsenterrés pouvoient causer dans un climataussi chaud que l’Italie. La république n’ac-corda le droit de sépulture dans Rome qu’auxvestales, Sk à un petit nombre de parti-culiers qui avoienc rendu des services con-sidérables à l’état. Les^CIaudiens eurent leprivilège de conserver leur sépulture sousJe capitule. Le peuple romain accorda deméme par une ordonnance expresse à Va-lérius Publicola & à ses descendans , l’hon-neur de la sépulture dans la ville. Plutarqueécrit néanmoins que de son temps, ceuxde cette race se contentoient, lorsquequelqu’un d’eux mouroit, de mettre unetorche ardente sur le tombeau de famille ,qu’ils retiroient auílitót, pour montrerqu’itsavoient ce privilège, mais qu’ilss’endéportoient en faisant enterrer leurs parensdans la contrée de Vélie.

Adrien mit une amende de quatre pie-ces d’or contre les contrevenans , & éten-dit cette peine aux magistrats qui l’auroientpermis. II voulut encore , pour me servirdes termes du jurisconsulte Ulpien , que le jlieu de la sépulture fût confisqué & profané, Iíc qu’on exhumât le corps ou les cendresde celui qu’on y auroit enseveli. Cette or-donnance fut renouvellée par Dioclétien &cMaximien , l’an 190 de l'ere chrétienne.

Des loix fi formelles obligèrent les Ro-mains d’étabiir leurs tombeaux hors de1 enceinte de Rome, &de les élever fur lesgrands chemins les plus fréquentés, commefur la voie appienne, la voie flaminienne,la voie latine, ou I on voyoit lesíepulchresdes Collarins, des Scipions, des Servi-liens, des Marcellus , &c. objets propres àporter les passans à I’imitation des grandshommes qui étoient couchés dans ces tom-beaux , & dont les noms étoient gravésfur chacun. (D. J.)

SÉPULTURE des Chinois . ( Hifi. de laChine. ) les sépultures de ce peuple font horsdes villes, & autant qu’on le peut fur deshauteurs ; souvent on y plante des pins & J** es cyprès. Jusqu’à environ deux lieues de ITome XX X.

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j chaque ville, on trouve des villages, deshameaux , des maisons dispersées çà & là,& diversifiées de bosquets & de petit- scollines couvertes d’arbres, & fermées demurailles. Ce lont autant de sépultures dif-férentes, lesquelles forment un point devue qui n’est point defagreable.

La plupart des fépukhres chinois fontbien blanchis, & faits en forme de fer àcheval. On écrie le nom de la famille furla principale pierre. Les pauvres se con-tentent de couvrir le cercueil de chaume ,ou de terre élevée de cinq à six pies, eaforme de pyramide ; plusieurs enfermentle cercueil dans une petite loge de brique,représentant un tombeau.

Pour ce qui est des grands & des man-darins , leurs sépultures font d’une astezbelle structure. Ils construisent une voûtedans laquelle ils renferment le cercueil - ilsforment au dessus une élévation de terrebattue , haute d’environ douze pies &de huit ou de dix pouces de diamètre, quia à peu près la figure d’in chapeau ; ilsI couvrent cette terre de chaux & de fable,dont ils font un mastic, afin que l’eau ne1 puiíîe pas y pénétrer ; ils plantent tout au-tour avec íymmétrie des arbres de diffé-rentes efpeces. Vis à vis est une longue &grande table de marbre blanc & poli , forlaquelle est une cassolette, deux vases &deux candélabres aussi de marbre. De partic d’autre, on range en plusieurs files desfigures d’officiers, d’eunuques, de soldats,de lions, de chevaux sellés , de chameaux ,de tortues , & d’autres animaux en diffé-rentes attitudes , qui marquent du respect& de la douleur , autant que leurs altistesfont capables d’exprimer les passions ; voustrouverez les détails de leurs funérailles au.mot Funérailles des Chinois. (D. J.)

SÉPULTURE, (Crniq. sacrée.) les juifsavoienc grand soin d’ensevelic les morts ,& tenoient à déshonneur d’être privés dela sépulture ; aussi étoit-ce chez eux un officede charité que ce dernier foin . comme onle voit par Tobie , qui s’en fáisoit un de-voir , malgré les défenses de Sennachérib »& quoiqu’il courût risque de la vie en osantenterrer les corps des Israélites qu on ex-posoit aux bêtes. . ,

Jérómie, ch. yiis r. menace fes grands,

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