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entr’autres le philosophe Olympus & lesgrammairiens Ammonius & Helladius. Cemagnifique temple de Sérapis fut détruitde fond en comble , fk quelque tempsaprès on bâtit à fa place une église álaquelle on donna le nom de l’empereurArcadius.
Ce temple avoît une bibliothèque quidevint très-célebre , & qui n etoit cepen-dant quhm supplément de la bibliothèqued’Alexandrie , auílì l’appeloit-on sa fille ;mais avec le temps cette fille devint belle& grande , elle échappa aux flammes quiconsumèrent celle d Alexandrie. On croitque ce fut dans le Sérapéon que Cléopâtremit les deux cens mille volumes de celle dePergame , dont Marc-Antoine lui fît pré-sent. Cette addition & d’autres que lesconjonctures amenerent , rendirent labibliothèque du Sérapéon plus nombreuseque celle dont elle tiroit sa naissance. Pilléeplus d’une fois pendant les révolutions deî’empire Romain, elle se rétablit toujoursde ses pertes. En un mot, elle a subsistéouvrant ses trésors aux curieux jusqu’au vijíiecle, qu’elle eut enfin le même sort que samere, & qu’elle fut brûlée par les Sarrasinsquand ils prirent Alexandrie l’an de J. C.641. (D. J.)
SÉRAPHINS , f. m. pi. (Théo/.) angesdu premier ordre de la premiere hiérarchie.Voy. Anges & Hiérarchie.
Ce mot vient de l’hébreu laraph , brûlerou enflammer ; & l’on croit que ces espritscélestes font ainsi nommés de l’amouc divinqui les consume , parce que de tous lesanges ils font les plus près du trône del’Eternel. Isaïe , ch. vj , les dépeint commedes anges qui étoient au dessus du trônedu Seigneur, Sc qui avoient six ailes ; deuxdonc ils voiloient leur face , deux dont ilscouvroient leurs pies , ' & deux avec les-quelles ils voioient. C’est !e seul endroitde récriture où il soit fait mention desséraphins pris en ce sens ; car ailleurs séra-phins , dans l’hébreu , se prend pour lesfondeurs & les orfèvres; & dans les nom-bres , /• XXf, le nom Aq séraphin ou jaraphinest donné aux serpens ailés qui firent mou-rir les Israélites dans le defert.
SÉRAPHIQUE , adj. ce qui appartientaux séraphins, ou ce qui les imite. Boyle a
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composé un traité de Vamour séraphiquec’est-â-dire , de l 'amour de Dieu. On donnadans les écoles le titre de docteur jér.,phtque àS. Bonaventure, à cause de sa ferveur & deson extrême piété.
S. François d’Asti se est appelé le pereséraphique , en mémoire ou en honneurd'une vision qu’il eut fur le mont Alverne ,où, après un jeûne de quarante jours &d’autres grandes austérités, étant en extase,il vit un séraphin qui descendit rapidementdu ciel fur lui, & lui imprima aux mains,aux pies & au côté des stigmates qui repré-íentoient les plaies que les doux & la lançafirent au corps de Jeíùs-Chritì lorsqu’on lecrucifia. Voye{ STIGMATES.
SERAPID 1 S INSULA , ( Géog. anc.)île sur la côte de l’Arabie heureuse , dansle golfe Sachalite, selon Ptolomée , liv. VI.ch. vij, Elle étoit remarquable par un tem-ple , & étoit voisine des sept îles qui étoientaussi dans ce même golfe. Arien , p. &Oxon , dans son Périple de la merErythrée,met environ deux mille stades entre ellele continent ; il lui donne environ 200 sta-des de largeur. " 11 y a, dic-il, trois villages» dont les habitans font les prêtres des» Ichtyophages. Ils patient arabe, & cou-» vrent avec des feuilles ce que la pudeur» ne permet pas de montrer. Cette île a» quantité d’excellontes tortues. Les habî-» tans de Cané ont coutume d’y aller avec» des chaloupes & des barques ». Ramusiocroit que c’est aujourd’hui l’île nommée( D. J.)
SÉRAPIS ou SAR APIS ( Mythol. Mé-
daill. lajcript. Monum. Pierres gravées &Littéral. ) c’étoit un grand dieu des Egyp-tiens, connu, selon toute apparence, parce peuple , long temps avant les Ptolémées,scion l’opinion de M. Cuper, qui nous pa-roît la plus vraisemblable. Tacite, hist.l. IV.ch. Ixxxiij. le prétend austì. Les Egyptiens,dit il, nation superstitieuse, révéraient S(-rslpísplus qu’aucune autre divinité : Sera pindediia gens super ftitiontbus juper altos colit.
Ce n’étoit pas seulement le dieu tutélairede toute l’Egypre en général, plusieurs desprincipales villes de ce royaume l’avoienCchoisi pour leur patron particulier , & lefirent graver fur leurs monnoies en cettequalité ; mais entre toutes ces villes > au-.
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