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partagés. Leur utile influence sur l’opinion, a dissipé des erreursaccueillies de nos jours, avec un enthousiasme qui, dans d’autrestemps, les auroit perpétuées. Enfin, c’est dans leur sein ou parleurs encouragemens, que se sont formées ces grandes théories queleur généralité met au-dessus de la portée du vulgaire; et qui, serépandant par de nombreuses applications, sur la nature et sur lesarts, sont d’inépuisables sources de lumières et de jouissances.
De toutes les sociétés savantes, les deux plus célèbres par legrand nombre et l’importance des découvertes dans les sciences, eten particulier dans l’astronomie, sont l’Académie des Sciences deParis , et la Société royale de Londres. La première fut crééeen 1666, par Louis xrv qui pressentit l’éclat que les sciences et lesarts dévoient répandre sur son règne, Ce monarque dignement-secondé par Colbert, invita plusieurs savans étrangers, à venir sefixer dans sa capitale. Huyghens se rendit à cette invitation flat-teuse ; fl publia dans le sein de l’Académie dont il fut un des pre-miers membres, son admirable ouvrage De horologio oscillatorio.Il auroit fini ses jours dans sa nouvelle patrie, sans l’édit désas-treux qui, vers la fin du dernier siècle, priva la France de tant decitoyens utiles. Huyghens, en s’éloignant d’un pays dans lequel onproscrivoit Ja religion de ses ancêtres, se retira à la Haye où il étoftné le 14 avril 1629; il y mourut le 15 juin i6q5.
Dominique Cassini fut pareillement attiré à Paris, par les bien-. faits de Louis xiv. Pendant quarante ans d’utiles travaux, il enri-chit l’astronomie , d’une foule de découvertes ; telles sont, lathéorie des satellites de Jupiter, dont if détermina les monvemenspar les observations de leurs éclipses ; la découverte de quatresatellites de Saturne; celles de la rotation de Jupiter, des bandesparallèles à son équateur, de la rotation de Mars, de la lumièrezodiacale; la connoissance fort approchée de la parallaxe du soleil ;une table des réfractions, très-exacte ; et sur-tout, la théorie com-plète de la libration de la lune.
Le grand nombre d’académiciens astronomes d’un rare mérite,et les bornes de ce précis historique, ne me permettent pas derendre compte de leurs travaux; je me contenterai d’observerque l’application du télescope au quart de cercle, l’invention du
micromètre
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