DU SYSTEME DU MONDE. 3üg
micromètre et de l’héliomètre , la propagation successive de lalumière, la grandeur de la terre, son applatissement, et la diminu-tion de la pesanteur à l’équateur, sont autant de découvertes sortiesdu sein de l’Académie des Sciences.
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L’astronomie n’est pas moins redevable à la Société royale deLondres, dont l’origine est de quelques années, antérieure à cellede l’Académie des Sciences. Parmi les astronomes qu’elle a pro-duits , je citerai Flamsteed, l’un des plus grands observateurs quiaient paru; Halley, illustre par des voyages entrepris pour l’avan-cement des sciences, par son beau travail sur les comètes, qui luia fait découvrir le retour de la comète de 1769, et par l’idée ingé-nieuse d’employer les passages de Vénus sur le soleil, à la détermi-nation de sa parallaxe. Je citerai enfin, Bradley, le modèle desobservateurs , et célèbre à jamais par deux des plus belles décou-vertes que l’on ait faites en astronomie, l’aberration des fixes et Janutation de l’axe de la terre.
Quand l’application du pendule aux horloges, et des lunettes auquart de cercle, eut rendu sensibles aux observateurs, les pluspetits changemens dans la position des corps célestes, ils cher-chèrent à déterminer la parallaxe annuelle des étoiles ; car il étoitnaturel de penser qu’une aussi grande étendue que le diamètre del’orbe tenestre, est encore sensible à la distance de ces astres. Enles observant avec soin , dans toutes les saisons de l’année ; ilsapperçurent de légères variations, quelquefois favorables, mais leplus souvent contraires aux effets de la parallaxe. Pour déterminerla loi de ces variations, il falloit un instrument d’un grand rayon,et divisé avec une précision extrême. L’artiste qui l’exécuta, méritede partager la gloire de l’astronome qui lui doit ses découvertes.Gxaham, fameux horloger anglais, construisit un grand secteuravec lequel Bradley reconnut en 1727, l’aberration des étoiles.Pour l’expliquer, ce grand astronome eut l’heureuse idée de com-biner le mouvement de la terre, avec celui de la lumière, queRoëmer avoit découvert à la fin du dernier siècle, au moyen deséclipses des satellites de Jupiter. On doit être surpi'is qu’aucun dessavans distingués qui existoient alors, et qui connoisJbient le mou-vement de la lumière, n’ait fait attention aux effets très-simples
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