Band 
Tome trentième.
Seite
896
JPEG-Download
 

5 0 S E R

liqueur dans une cavité , ou en pomper lesmatières purulentes. I! y a des seringues quicontiennent une chopine ou seize onces deliquide ; d’autres pour injecter les plaies ,les ulcérés, les fistules, l’uretre, la vessie,le vagin , la pqitrine ; par conséquent ilsaut en avoir de différentes grandeurs.Celles qui servent à faire des injections dansla vessie , dans la poitrine & dans les grandsabscès, font ordinairement longues de qua-tre pouces & demi, fur un pouce neuf lignesde diamètre, fig. 4 , pi- XXXI. On en a deplus petites par degrés, 2 proportion descavi-tésqu’on veut injecter. La plupart de cqs serin-gues font d’étain ; leurs siphons ou canulesqui s’adaptent à l’extrémité antérieure ducilyndre, sont pins ou moins longs, gros oumenus, droits ou recourbés , suivant lebesoin. Quelques-unes ont le bout fait enpoire, percé de petits trous, afin que laliqueur en forte comme d’un arrosoir ; telest celui qu’on emploie pour le vagin ,jig. 6

6 7. Les petites seringues n’ont pour siphonqu'un petit tuyau pyramidal , soudé oumonté à vis au milieu de ^extrémité anté-rieure du cilyndre ,fig. 8ù 9. Le piston detoutes les seringues, excepté de celles àlavement, est terminé postérieurementparun anneau dans lequel on le paffe pourappuyer dessus, Sc faire sortir la liqueur ,pendant qu’on tient le corps de la seringueavec les autres doigts. On fait aussi desseringues de cuivre, assez grandes pourinjecter les vaisseaux dans les préparationsanatomiques. Les oculistes se servent d’unepetite seringue d’argent, appelée seringueoculaire , pour injecter les points lacrymaux.Voye^fig. 10, pi. XXIII, Elle est longued’environ deux pouces. Son diamètre aquatre lignes, son siphon long de dix lignes& demie s'adapte fur la seringue par lemoyen d’une vis qui s’ajuíle dans un écrou.L’extrémité antérieure de ce siphon donnenaissance à un petit tuyau d’environ troislignes de longueur , qui est si fin, qu’àpeine apperçoit-on l’ouverture qui est aubout. Enfin l’on a inventé une espece deseringue pour injecterl’oreille par la tromped'Eustache. Son corps est assez semblable ;icelui des autres petites seringues; mais sonsiphon est un canal de cuir long de trois piés& demi, fur trois lignes de diamètre. A ce

S E R

canal terminé en vis on ajoute encore unsiphon auxiliaire long de six grands pouces,fur trois ou quatre lignes de diamètre , faitd’étain , fort courbé & recourbé à contresens vers son extrémité , qui est terminéepar un mamelon alongé, applani pardellùs,&■ dont la sigure imite en quelque maniérécelle d’un pigeon. Au bout de ce mamelonest un bouton haut de deux lignes, percé furson sommet d’un petit trou. C’est ce bou-ton qui doit s’adapter à l’entrée de la tromped Eustachedans le fond de la bouche, der-rière la cloison du nez. Deux choses parti-culières â cette seringue, c’est i°. une sou-pape de cuivre garnie de cuir, appliquéefur la tête du cilyndre , couverte d’unpetit chapiteau d’étain fur lequel s’ajuíl©le siphon par le moyen d’un écrou d’é-tain qui y est lié, & qui reçoit une vispercée qui se trouve fur le sommet du cha-piteau. Cette soupape en s’élevant permetà la liqueur de la seringue de passer dans lecanal de cuir, & en refuse le retour ens’abaiílant. C’est une pompe d’étaincomposée d’un tuyau long d’environ sixpouces, fur trois lignes de diamètre, dontl’extrémité postérieure est évasée cn mame-lon , montée sur un petit réservoir de neuflignes de large vers fa base, & sur uneculasse quarrée large de huit lignes, hautedc quatre. Toutes ces pieces se montent àvis. La culasse est percée d’un trou largede quatre lignes,bouchée par une chevillede bois aussi percée d’un trou, dont le dia-mètre est d’environ une ligne & demie. Sutle sommet de cette cheville est attachée unesoupape de cuivre garnie de cuir qui permetà la liqueur qui entre par la culasse & I etrou de la cheville, de passer dans !e tuya' 1de la pompe & dans la seringue , & qui enempêche le retour. La pompe se tcrmin eantérieurement par une vis percée qui s’en-jgage dans l’écrou d’un petit canal pyrami^situé horizontalement à côté de la têtecorps dc la seringue. C’est par cette pomp* 5posée dans un grand pot d’eau tiede qu’oncharge la seringue. En la faisant jouer l’c al1entre par ce tuyau dans le cilyndre , p a j"court toute la machine , s’insinue danstrompe d’Eustache, & fort par le ne2par la bouche, Voyei le traité des inft rUme 'l íde Chirurgie par M. Garangeot, secoua& édiuon »