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Tome trentième.
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Idition j on il est marqua que ls sieurGuyot, maître des postes de Versailles, ainventé cette seringue pour son utilité parti-culière , & a été entièrement guéri d’unesurdité de cinq ans, par le moyen de plu-sieurs injections d’eau chaude qu’il fit aveccette machine.

Le mot de seringue vient du grec rùs g ,syrìnx , Jìftula , tìûte, ou tout corps cilyn-drique creux.

O.i peut aussi se servir d’une seringueavec des siphons particuliers pour sucer lesplaies fans se servir de la bouche. Voye{Succion.

Dans quelques pays étrangers, & sur-touten Hollande , au lieu de seringue on le sertd’une vessie préparée , comme on voit,fig. it , pi Vil. Le défaut où on peut setrouver de l'iustrument convenable à fairedas injections dans une partie , peut êtreréparé par Pusage de la vessie. On noued abord au dessus de la canule en a; on laremplît de la liqueur; on la noue ensuiteen b ; on ôte le lien a ; & par la pressiondes mains, on fait sortir la liqueur par letube. Hippocrate a décrit cette maniéréd’injecter. N o*, seringues sont d’une inventionModerne. ( Y)

SERIO, LE, ( Gécg . mod.) riviercd’Italie;elle prend sa source dans le Bergamasc ,sux confins de la Valteline , & se jettedans l’Ada, uni peu au dessus de Picighitonç.{D. J.)

SERIPHIUM , f. m. (Hi/l. nat. Satan.)Renre de plante à fleurs monopétales, quine font, à proprement parler, que desdemi-fleurons réunis qui forment deux têtesalongées , & composées d’écailles inégales;ces têtes font placées le long des branches,& renferment des semences nues & adhé-rentes à la couche. Pontedera? diffère. Voy.Plante.

S F. RIPHUS , ( Géog. nnc.) Lkjxpâk , istede l’Archipel, & ì’une des Cyclades. Elleest fort connue des anciens. Tacite, annal,lìb. IV, c/i. xx], la nomm e faxum Senphium.Elle n’étoit pourtant pas déserte ; carHérodote dit qPe les Sériphiens & lesSyhmiens furent presque les seuls desinsulaires qui prirent le parti des Grecscontre Xercés. Ovide, Metamorph. /, yTome XXX.

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v. r^r, s fait mention de cette iste e» cestermes :

Inde cavâ circumdata nube Seriphon.

Defcrit à dextra Cythico, Gy croque reliais.

Ses montagnes font si rudes & si escar-pées, <jue les poètes ont teint que Persespar le secours de la tête de Méduse , a voitchangé en pierres jusqu’aux habitans dapays. Le nom de jêriphe signi ûc pierreuse , &delà vient que cette ifle est appelee JaxumSeriphrum.

Les Romains regardoient comme

un heu propre à faire mourir de chagrin lesmalheureux & les scélérats mêmes. Augustey relégua l’orateur Cassius Severus, quedix sept ans d’exil en Crete n’avoient pucorriger de ses médisances , & qui vieillitdans cette iste ; in saxo Scriphio confenuit ,dit Tacite. Vastilia , femme de Labéon ,convaincue d’adultere, y fur aussi reléguée ;& Stratonicus trouvoit le séjour de cetteifle si insupportable, qu’il demanda un joura son hôte quel étoit le crime que l'onpunisîoit d’exil chez eux ; c’est la mauvaisefoi, dit I hôte. He que ne fais tu donc quel-que fourberie insigne, répliqua Stratonious,pour te tirer de ce misérable lieu.

Pline, Elien & Théophraste assurent queles grenouilles étoient muettes dans Seriphos,& qu’elles recouvraient leur voix fi on lestransportoitailleurs. Théophraste rapportela cause de ce silence à la froideur de seaudulieu. II faut que la race de ces grenouillesmuettes se soit perdue, dit plaisamment M.de Tournesort, car le plus grand plaisirque nous eumes dans cette ifle, ajoute-t-i!,fut d’entendre crier les grenouilles dans lesmarais au-tour du port. Hermolaus Bar-barus a rétabli Tendrait de Pline où ce faicefl rapporté ; il prétend que dans les anciensexemplaires on lifoit des cigales pour desgrenouilles.

C’est dans Sériphosquç Polydectea régné.Le nom moderne de cette ille est SerphòVcyei SERPHO. (D. J.)

SÉRIQUE , LA, ( Géog.anc .) Sé/ìcaouoerumregto , contrée de TAsie, fameusechez les anciens, & qu’ils n’ont point con-nue. Pompomus Méia lui-même, l.s 1 tA ij,la place au miheu de l’orient, au lieu de lamettre à Textrémké.

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