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Tome trentième.
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contient que trente lettres écrites à JeanCalvin ; la cinquième renferme soixantemarques du régné de Pantechríst , & parlede fa manifestation comme déja présente ; 1laíìxieme a pour titre : demyjìerushrìnitatisex veterum disciplina ad Philip. Melancht.& ejus cullegas apologia. On en trouve deuxexemplaires à Paris, un impartait dans labibliothèque du roi , & I’autre entier écoitdans la bibliothèque de M. Colbert.

Les erreurs de Servet font en très-grandnombre ; car après avoir donné dans lesopinions des luthériens, des facramentaires& des Anabaptistes , il renouvella dans leslivres dont nous venons de parler ,les héré-sies de Paul de Samofate , de Sabellius,d’Arius, de Photin & de quelques autres:car il dit " que ceux-là font athées quin’onr point d’autre Dieu qu’un assemblagede divinités , qu’un Dieu par connotationou par accident, & non pas un Dieu sou-verain , grand , absolu ; qui font consisterl’eífence divine dans trois personnes réel-lement distinctes & subsistantes dans cetteessence. Qu’il est bien vrai qu’on peut re-connoître une distinction personnelle dansla trinité, mais qu’il faut convenir quecette distinction n’est qu’extérieure ; quele verbe n’a été dès le commencement qu’uneraison idéale , qui représentoit l’hommelutur, & que dans ce verbe ou raison idéalei! / avoir Jefus-Christ , son image, sa per-sonne , son visage & sa force humaine ;qu’il n’y a point de différence réelle, entrele verbe & le saint-esprit ; qu’il n’y ajamais eu en Dieu de véritable & réellegénération & inspiration ; que le Christ estle Fils de Dieu, parce qu’il a été engendrédans le íèin d’une vierge , par 1 opérationdu saint-efprit, & parce que Dieu l’a en-gendré delà substance ; & q ue l e verbe deDieu descendant du ciel, est maintenant lachair de Jefus-Christ, en telle sorte que sachair est la chair du ciel, que le corps deJefus-Christ est le corps de la divinité,que la chair est toute divine, qu’elle est lachair de Dieu , qu’elle est céleste & engen-drée de la substance de Dieu. II se raille dela distinction des personnes, & prétend qu’ilïfy a eu qu’une image 014 une face person-nelle , & que cette image étoit la personnefl? J. C. en Dieu, & qui a été communiquée

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aux anges ; que le saint-esprit est descendudans les âmes des apôtres, ccmme le verbeest descendu dans la chair de Jefus-Christ.Après avoir dir beaucoup d’impiétés fur lasubstance de l’ame , il conclut qu’elle est deDieu & de sa substance ; que Dieu a misdans l’ame une spiration créée avec sa divi-nité & que par une même spiration , l’ameest substantiellement unie avec Dieu dansune même lumière par le moyen du saint-esprit ; que le baptême desenfans est inutile,& qu’il est d’une invention humaine j qu’onne commet point de pêche avant 1 âge devingt ans ; que l’ame se rend mortelle parle péché », à beaucoup d’autres erreursqu’on peut voir dans la bibliothèque des An-titrinitaires de Sandius , pog e 9 & îo - Contin.de l'hist. t celé j. de M. Fleury , tome XXX ,kv. CXLIX. n° .$0.

Quant à , 1 a personne de Servet » Lu-bienski & d’autres Antitiinitaires nous lereprésentent comme un homme qui souf-frit la mort fort constamment, & qui pro-nonça un discours au peuple assemblé à sonsupplice. M. Simon a prétendu que cetteharangue étoit supposée ; & Calvin rapporteque quand on lui eut lu la sentence qui lecondamnait à être brûlé vif, tantôt il pa-roist'oit interdit & fans mouvement, tantôtil poussoir de grands soupirs, & queíqu.efoisil faisoit des lamentations comme un in-sensé , & crioit à la maniéré des Espagnols ,miséricorde , miséricorde. Ce qu’il y a de

certain , c’est qu’il ne rétracta point feserreurs.

Lubienski a encore voulu faire passercet hérésiarque poiir un homme très-savantdans les lettres humaines , & qui avoit uneprofonde connoistànce de récriture ; M.Simon asture au contraire qu’il s’exprimoittrès-mal en latin , & que ce qu’il cite d’hé-breu & de grec prouve qu’il ne savoir pres-que rien de ces deux langues. ,

Une partie des ouvrages de Server a ététraduite en flamand , & l’on trouve aisé-ment en Hollande ses livres àe Ja trinitéen cette langue. Simon , répons à quelquesthéologiens d’Hollande. , , ,

SERVICE, f. m. ( Gr*?- } "àe exté-rieur qu’on rend à Die«- Le /* mce d,v ' n ‘Office qu’on célébré ponr les morts. Vouaêtes invité à i’encerremenc & au ferme de