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Tome trentième.
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§66. S E K

M. T. On se 1 consacre au service de Dieu ,lorsqu’on embrasse la profession eccléfìasti-que ou religieuse ; au service de /état, lors-qu’on se charge de quleque fonction péni-ble du ministère. Entrer au service , c’estembrasser Part militaire. Le /ct ivre d’unemaison , c’est tout ce qui appartient à/économie domestique. Service le prendaustipour condition ; un domestique est horsde condition , de service. Il s’étend a accor-der les marques gratuites de la bienfaisance;il ma rendu de grands services. II y a des cir-constances où Pamonr & /amitié ne voientaucun service trop bas. H y a des états dont ledevoir s’appelle service', le lervice d’un cheva-lier de Malte ; service-de cheval ; service decompagnon ; lervice de corps.II est quelque-fois synonyme à usage \ j’en ai ciré bien duservice ; il m’a long-temps servi. On dit aussiun service d’or,d’argenr,pour cous les ustenlì-Içsde table fait de ce meta! jun/èrvicedelinge,pour les linges destinés à la table ; on a servià quatre ou cinq services , pour un certainnombre de plats qu’on sert , & auxquelsd’autres succèdent. On n’est pas bien servidans cette auberge , ce qu’il faut entendre& des mets &: des domestiques. Etre deservice à la tranchée ; être de service chez leroi, c’est exercer ses fonctions chez le roi,c’est être commandé à la tranchée. Servir dla paume , c’est envoyer le premier la balle.II y a le côté du service.

SERVICE DIVIN , (_ Critìq.sacr. ) le ser-vìcedivin chez les premiers chrétiens, conlif-toit dans la priere, la lecture des livres sacrés,& la participation à /Eucharistie. II finif-soit, selon que S. Paul le recommande aux■Romains , ck. xvj. î 6. par un saint baiser ,témoignage d’une communion fraternelle ;cc n’est pas dans ce baiser , dit néanmoinsClément d’Alexandrie , que confisse lacharité, mais dans l’affection du cœur ;à prtfent, continue t-il , on ne fait quetroubler les églises par les baisers mutuels,Fccdag. H&. cap. cclxviij, Voye\ dans legrec le reste du passage. II fe mêloit déjade la corruption dans les saints baisers. Jefinis par remarquer que tout le service divin senommoit en un seul mot sacrifice dès le tempsde Tertulien. ( D. J.)

Service militaire, c’estleservice queIq$ troupes foet à la guerre. Ce J'tryice peut

SE R

êtrefaít par des nationaux ou par des étran-gers. Voye[ fur ce sujet les ouvrages pour. & contre les services militaires étrangers ,considérés du côté du droit & de la morale ,tant par rapport aux souverains qui les autori-sent ou les permettent, qu aux particuliers quis y engagent ; publiés pour mettre le public enétat de juger sainement de Cusage des peuplesanciens ct modernes à cet égard , & en par-ticulier de celui des Suisses , par Loys deBochat, professeur en droit & en hisoire ìLausanne , en trois tomes fin-8°.

Les différentes questions que M. de Bo-chat examine dans cet ouvrage font très-curieuses & très-importantes.

II s’agit de savoir :

I e . " S’il est permis à quelque hommeque ce soit de se louer indifféremment àun prince étranger pour porter ks armes,fans s’embarrasser de la justice oïl de /in-justice des guerres que ce prince peutavoir. »

2 ®. « Si un prince ou un souverain quel-conque peut vendre à un autre souverainles régimens , ou promettre de lui enfournir. „

z A " Si un souverain peut permettre quesur ses terres un autre souverain leve desrroupes, tout cela fans s’embarrastèr deleur destination que d’une maniéré politi-que & indifférente à la justice ou á /in-justice des armes ; & en cas que cela sepuisse faire pour un , st cela peut en mêmetemps le faire pour plusieurs >,.

II est aisé de s’appercevoir que ces diffé-rentes questions font fort intéressantes.Nous n’entrerons cependant dans aucundétail fur ce sujet, parce qu’il feroit diffi-cile de le faire fans lui donner beaucoupd’étendue, nous nous contentons donc derenvoyer à /ouvrage de M. de Bochat,ou au vingt & un & vingt-deux volumesde la bibliothèque raisonnée , ou l’on trouveun extrait de cet ouvrage, qui peut endonner des idées assez exactes.

II y a eu dans tous les temps des paysdont les peuples fourniíloient indifférem-ment des troupes à ceux qui vouloient lespayer. " Les Gaulois, dit M. le chevalierde Folard , fai/oient métier d’aller tuerles autres pour de l’argent , & de s en-tretuer quelquefois comme bons comp s-