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Tome trentième.
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femelles devient par conséquent nécessaireà la fécondation de toutes les plantes. .

Ce n’est point ici le fruit de Timagina-tion. Ce font des faits découverts & dé-montrés par des observations exactes &:des expériences ingénieuses. La graine ousemence préexistante dans le germe, n’estdéveloppée que par la fécondation quirésulte d u contact des poussières & desétamines fur le pistil ou le stigmate. Siune semence fe développe en partie, fansçe secours , elle reste inféconde , inca-pable de reproduire son efpece.

Si des infectes, si une gelée subite , side longues pluies altèrent le stigmate dansJe temps de la floraison , 1 a semence avorte,ou le fruit coule, selon l’expression desjardiniers.

On parvient aussi à rendre une fleurstérile en la châtrant , ou en coupant lesanthères , avant que la poussière en soitsortie.

Si après avoir coupé les sommets ouanthères , on fait tomber fur le stigmateïa poussière d’une plante différence , lasemence, qui en proviendra, produiraune plante , qui tiendra quelque chose del’efpece fécondante & de l’efpece fécon-dée. Ce fera un mulet. Mais il faut qu’ily air déja entre les plantes, comme entreles animaux, une certaine analogie d’or-ganisation.

La castration réussit fur - tout fur lesplantes qui portent séparées les fleurs mâles& les fleurs femelles , comme le melon.L’opération est plus délicate fur les fleurshermaphrodites.il faut encore que la plantechâtrée soit éloignée de toute autre de sonefpece, asm que le vent ne puiíle pas yapporter des poussières fécondantes.

Lorfqu’on cultive des plantes de mêmegente dans un jardin , les poussières con-fondues par le vent, donnent lieu à cesefpeces bâtardes & variées, si recherchéesdes curieux.

Sur deux piés différens, le chanvre estou mâle ou femelle. Mais une feule plantede mâle suffit à la.fécondation d’un champentier de femelles, fût-il distant d’une lieuede ce champ.

Si les étamines, quelquefois les pistils,par une abondance de sucs, prennent trop

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d embonpoint, comme il arrive aux ani-maux , la plante reste stérile.

Le chevalier de Linné , ayant établi parces observations & unemultituded'autres,la diftérence des sexes , en a tiré fa méthodebotanique.

Les étamines, 011 parties mâles , luifervent pour former fa premiere division ,qui eíí celle des classes.

Les pistils, ou parties femelles, établis-sent !a premiere subdivision , qui est celledes ordres qui répondent aux sections de

Tournefort.

La considération de toutes les partiesde la génération constitue les genres.

De Linné, comme Tournefort, restraintles caractères d.esefpeces aux parties visiblesde la plante, comme tiges, feuilles, ra-cines , &c. admettant cependant encore 10,pour la distinction de ces efpeces, les partiesde la fructification même lorsqu’elles n’or.tpas été employées, & qu’elles ne font pasnécessaires pour la distinction ou la déter-mination du genre. ( B. C. )

SEXTANT , f. m. en Mathématique , si-gnisie la sixième partie d’un cercle, ouun arc qui comprend 60 degrés. VoyeíArc & Degré.

On fe sert plus particulièrement du motsextant, pour signifier un instrument d’asitronomie qui ressemble à un quart de cercle,excepté que son étendue ne comprend que60 degrés.

L’uiage & l’applicadon du sextant estle ineme que celui du quart du cercle.Voyeí Quart de cercle.

SEXTANT, (Ajlron.) instrumentdontles astronomes fe fervent très-fouvent ; ilest composé d’un arc de 60 degrés ou lasixième partie d’un cercle , avec des lunet-tes à angles droits, O C & p G , fig. 57 »plane. d'Aftron. Suppl. des pi. L’une de ceslunettes sert à prendre les hauteurs desastres depuis l’orizon jusqu'à 60 degrés , ScFautre depuis 30 degrés de hauteurzénith ; en forte que les hauteurs de 30 a60 peuvent fe prendre de cieux mameres,ce qui sert de vérification- On emploiesouvent des serrans nu lieu de quarts decercle pour diminuer rembarras & e pondsde l’instrument. & P* r conséquent les íraiïde construction- Lum t