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On appelle auílì à la mer sextant le quar-tier de réflexion ou l’octant de Hadley,quand au lieu de contenir 4; degrés, il enrenferme 60 , comme cela se pratiquesouvent. Voyei OCTANT , (AJlron.)
Sextant ou sextans est encore le nom d u neconstellation boréale, introduite pa r Hé-vélius , pour renfermer 11 étoiles qu ilavoit observées entre l’hydre & l ç Hvn ;le feu de ces animaux , diíoit-il, sembleavoir du rapport avec les l<-ux dévoransqui ont consumé mes instrumens & mesbâtimens le 2 6 septembre i679, §5 sur-tout ce magnifique sextant qui avoit étéforgé au feu , & travaillé avec un soin in-croyable pour servir à observer toutes lesétoiles. Prodromus. Asiron.jp. (As. DEz a Lan de. )
SEXTANS , s- m. (Poids S- me fur. rom .) ,le sextans pesoit deux onces, ou seizedrachmes poids de Troie. Les romainsdivisoient l’as qui étoît la livre d’airain,en douze onces ; Fonce étoit dite uncìa ,du mot unum ; & les deux onces sextans ,sexto, pars ajss, la fìxìetne partie de f as oude !a livre, Eu fait de mesure , le sextansconrenoit semblablement deux onces dela liqueur.
Sextant es , Calife y duos insunde Falernì.
tt Versez-moi , mon cher Caliste, deux»> doigts de ce vin de Falerne (D. J.)
SEXTA RIUS , ( Mesur. rom. ) le jexta-riits ( septier J des latins étoit une petitemesure de liquides , qui contenoit A peuprès trois demi-septiers de Paris. C’écoitîb mesure d’Auguste pour le vin, quandïl vouloir boire un peu plus qu’à ion ordi-naire. On l’appeîoit fixcarius , parce qu'ilfaisoic la fixieme partie du congius. II tenoitdouze cyathes, & notre pinte de Paris entient seize. (D. J.)
SEX TE , 1. f. terme de Bréviaire , c’est lenom qft on donne à une des petites heures«u heures canoniales qui font partie del'ostice divin. Voye^ Heures.
On rappelle^ainfi, parce que chez lesanciens on la récitoit vers ia sixième heuredu jour, qui, selon leur manière dç- comp-ter, répondoit à l’heure de midi & | esécrivains eccléfiastiques disent qu elle futinstituée pour honorer la mémoire de
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l’heure où Jesus-Christ fut mis en croix :c’est ainíi que porte la glose chap. x , decélébrât miffdr. sexta cruci neâit. S. baíste ,regul. major, quœfl. 37, ditqueles chrétienschantoient ou récitoient à cette heure lepseaume 91, priant Dieu qu’il les délivrâtdu démon du midi, ^«>^,«»»» fttiruftÇpi.x, quîest le pseaume que nous chantons aujour-d’hui à complics. II n’ajoute pas quels étoientles autres pseaurnes , mais nous pouvonsassurer fur la foi de Cassen, qu’il y en avoitencore deux autres, & que probablementils étoient relatifs à la mort de Jesus-Christ& à son sacrifice. Bingham , o rig. Eçcléjltom. V\ lib. XIII , c, ìx. §. í 2.
Aujourd'hui parmi les catholiques , sexteest composée du Deus in abjutorium , de troispseaurnes fous une feule antienne, d’un capi-tule , d’un répons bref avec son verset, &d’une oraison cirée du propre du temps, oudu propre des SS. ou du commun.
SEXTE , ( jurispr.) est la collection desdécrétais; faites par ordre du pape Boni-face VIII ; on l’appelle sexte , parce qu’elle:est intitulée, liber sextus decretalium , commefi c’étoit un fixieme livre des décréta!esquifont été recueillies par GregoirelX, en cinq-livres ; cependant cette collection de Boni-face VIII, contient elle-même cinq livres;la maniéré de citer cette collection est dedire in sexto.
Cette collection comprend les constitu-tions des papes, publiées depuis celle deGrégoire IX ; savoir, celles du même:Grégoire, d’Innocent IV , AlexandreIV,Urbain IV , Grégoire X , Nicolas III rClément IV, & Boniface VIII, par Tordreduquel cette compilation fut faite.
Boniface VIII employa à ce travailGuillaume de Mandegot, archevêque d’Em*brun ; Berenger de Frédol , évêque de-Beziers, & Richard de Sienne, qu’iì nommadepuis cardinal en 1298 ; ce livre fut publiale 3. mars A la fin de Fan 1.1 9-S , c’est-à-dire ,en 1299 avant Pâque.
Le sexte ne fut point reçu en Fiance ,& il n’est permis ni de. l’enfeigncr dans lesécoles ni de lc citer au barreau , à causedesdémêlés.quil y cut entreBoniface VIII.»& Philippe le Bel.
On a joint à la suite du texte & dans femême volume, les clémentines Lé les. extra-