ioï 4 S H R
1576,1586, &c. & parmi ces éditions, lesplus anciennes font estimées les meilleures )comme il arrive ordinairement aux recueilsde ce genre.
Gataker ( Thomas ) , defcendoit d’uneancienne & bonne famille de Shropshire ;il naquit en 1 í 74 & fe montra par sonérudition , un des favans anglois du dernieriìecla ; il mourut en 1654, âgé de 80 ans.c’étoituri homme d’une lecture prodigieuse,& d’un jugement exact en matière de cri-tique ; ses œuvres ont été recueillies, &imprimées à Utrecht en 1698 , t n-fol.
Son discours de la nature ct de (usage dufort, est le meilleur que nous ayons furcette matière : il y prouve avec raison ,j°. qu’il y a autant de superstition à unhomme de penser que certaines choses dé-plaisent à Dieu, qui ne lui sont réellementpoint désagréables, que de supposer que lacréature a un pouvoir qu’eîle n’a réelle-ment point. 2- y . que plusieurs personnes,vraiment pieuses, ont joué, & jouent com-munément , par délassement & fans cupi-dité, à des jeux de hasard ; & que d’autresgens du même ordre, se font trouvés &le trouvent exposés à divers inconvéniens,en refusant par scrupule , d’y jouer , lors-qu’ils y sont sollicités par les personnes aveclesquelles ils vivent en relation ou aveclesquelles ils ont dos ménagemens à garder.30. que les raisons fur lesquelles on con-damne ces jeux , ont été cause de l’irréso-lution de bien des gens , par rapport àTissage nécessaire du fort dans les affairessérieuses, & de la vie civile ; par exem-ple, lorsque dans des marchés communsentr’eux, & d’autres cas semblables, ilsont été contraints d’y avoir recours , & sefont trouvés dans Tincertitude s'ils le pou-voient légitimement, ou non.
Sa dissertation latine , de novì TejìamentiJìylo , est une piece curieuse ; il y prouvequ’il est fort incertain quelles langues fontdes meres langues, mais q u ’en tout cas,il est fur que ia latine n’eít pas cenombre , puisqu’elle a beaucoup d e termesde la langue sabine & toscane, &c quelletire principalement son origine de lagrec-
S H R
que , & sur-tout de la dialecte éolíenne ;& il cite tà-dessus Dionys. Halicar. Antiq .rom, Hb. I, Eustath. in (Edyjs. líb. I. Quinti-lian. Infiic. lìb. I, cap. v. ct vj. Varro , dehng. la t. líb. IV ct IX. Suidas ìn voce Naba.Julius Scaliger , de plant. lib. I. Joseph Sca*liger, in Festum. Dan. Heinsius, desatyr.Horat. Hugo Grotius, de fatisfiQ. chnfli ,cap. viij. Jo. Neurfìus, m nantìjfa ad luxumromanum, c. xìj. Voílìus, inprœsat. aihb.devitiis fermonis. Laur. Ramirez, Pente-contarch. cap. vj. Conrad Gesnet, in Mi-thridate ; Sc Seron Mesigerus, in prafut.Polyglot.
Pour le prouver, il remarque que sinous prenons quelque auteur latin , nousy trouverons peu de lignes , où il n’y aitdivers mots dont l’origine ne soit visible-ment grecque ; il donne pour exemple ,les cinq premiers vers de la premiere éclo-gue de Virgile: nous rapporterons ici lesdeux premiers.
Tìtyre , tu patulce recubans fub tegminc fagi r
Sylvejlrem tenui mufarn meditaris avenâ.
II n’y a rien à dire du mot Tityrus , parcsque c’est un nom propre ; tu est doricum ,ra. patulus , à pateo vtT«a , recubo , cuba ,Wxr'la vm , fub , Ut i'wtp supeç^^rev® , tego ,& inde tegmen <p»ya , dorice , fraya , fagits ;rA>), fylva , fylveflris. Teik» , tendo , extcndo yputca , musa , , ut\ t ra , meditor , àva íiccus ,arìdus ; àvr, fit/q , anima fìcca , ab «Wve'*i ,exficco , ávxn'a , unde ab ariditate , voxlatina , avena.
Hyde ( Thomas ), savant d’une habi-leté extraordinaire dans les langues orien-tales, naquit cn 1 6 36 , & mourut en 1706.Professeur en arabe à Oxford , à la placedu docteur Edmond Pocock. II prouva fascience par son travail sur la polyglottedeWalton; il corrigea non seulement Ca-rabe , le syriaque & le samaritain , mais ilmit le Pentateuque persan en état de pa-roître. Ce Pentateuque avoit été impriméà Constantinople en caractères hébraï-ques , M. de Hyde le transerivit en carac-tères persans ; ce que le savant arche*