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Tome trente-deuxième.
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sapìens,sapiente, prudente , qui tous signi-fient sage. Dans les langues orientales an-ciennes, le sens ampliatif se marqula répétition matérielle dutour, qui est propre au génie de ces langues

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quelquefois individuelle,& quelquefois uni-verselle. La langue allemande , & peut-êtreses dialectes, a deux terminaisons différen-tes pour ces deux sortes de supériorités :quand il s’agira de la supériorité indivi-

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quelquefois été imité dans d’autrcs idio- duelle f'ce fazkcompàrat(s-,& quand il“* es iJ 21 quelquefois vu des enfans,fous l'im- s era queíliòn de la supériorité bhiverfelle,pression de la simple nature, dire de quel- ce sera véritablement le superlatif : weisscju un par exemple;qui fuyqit , qu 'j-étoit ( sage ) ; iveijser( plus sage ) , comparatif,Loin loin d'un homme dont la taille les iveifih ( le plus sage )i, c’est \t superlatif.

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avoit frappés par fa grandeur ou par fa pe-titesse , qu’il étoit grand grand , ou petitpetit , £?c. notre très , qui nous sert a 1 ex-pression du même sens, est l’indication dela triple répétition; mais nous nous servonsGussi d’autres adverbes , & c'est la maniéréde k plupart des langues qui n’ont pointadopte de terminaisons ampli atives , &spécialement de l’allemand qui emploie sur-tout l’advetbe Jehr , en latin valdè , enírançois fort.

D’où il fuit que ce ícroit induire en erreur'que de dire que les Allemands ont, commeles Latins, trois degrés term inés ; le su-perlatif allemand ireijset, n’est point dutout l’équívalent du o-opéTéflot des Grecs jnî du sapiendfiimus des Latins , qui tousdeux signifient très-fagc ; il ne répond qu v ànotre le plus sage.

En italien, en espagnol & en François , iln’y a aucune terminaison destinée ni pour f®

°- Le sens diminutif se marque presque I ''ompamris proprement dit, ní pour le su-

-tour nai- nno »vni-osn,^ 4 . perlâtes, on se sert également dans les trois

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par-tout par une expression adverbiale quiíe joint au mot modifié , comme un peuobscur , un peu trisle , un peu froid. Il y aseulement quelques mots exceptés dansdifférens idiomes, lesquels reçoivent cesens diminutif , ou pat une particule com-posante, comme en latin subobscurus,fub-triflis ; ou par un changement de termi-naison , comme en latin frigidiufcidus ,ou fri'gidulus , trijìiculus , 6c. en espagnol'trijiezico.

3°. Je ne connoìs aucune langue où lecomparatifd’égalite soit exprimé autrementque par une addition adverbiale ; aussisage , aussi loin : si ce n’est peut-être dansquelques mots exceptés par hazard, commetantus , qui veut dire en latin tam magnus.

4-°- Le comparatif de supériorité a uneterminaison propre en grec & en latin : detreçof, sage , vienc a-ofSnpof , plus sage ;de même les Latins de fapiens , formentfapìentior. Comme c’est dans ces deux lan-gues le seul des trois sens comparatifs quiy ait reçu une terminaison propre , ondonne à l’adjectif p.ris fous cette forme lesimple nom de comparatif. Pourvu qu on

idiomes, de l’adverbc qui exprime la firpérriorité, piu en italien,mur en espagnol, p lusen françois;p/u fapiente, ital. mas prudente ,esp .plus sage, franc. Voilà le comparatifproprement dit.

Pour ce qui est du superlatif, nous néle différencions du comparatif propre qu’enmettant Parti cle lefiafiis, ou son équivalentavec le comparatif: je dis son équivalent ,non-seulement pour y comprendre les pe-tits mots du , au , des, aux , qúi sent con^tractés d’une préposition &c de l’articlprnáis. encore les mots que j’ai appellés ar-ticles possessifs ; savoir , mon , ma , mes ,notre , nos ; ton , ta, tes, votre , vos ;son , fa ,fes , leur , tèìirs ; parce qu’ìls ren-ferment effectivement, dans leur significa-tion , celle de l’artícle & celle d’une dé-pendance relative à quelqu’une des troispersennes, voyez Possessif, hí 0.11s disonsdonc an comparatif, plus grand , plusfidele , plus tendre , plus cruel , & par ex-ception , meilleur, moindre , & c & ausuperlatif nous disons avec l’article simple,la plus grande de mes passons,le plus fideledf f u J et f -,1e plus te mire de j es amis ,

Ventende ainsi , il n’y a nul inconvénient ; ! le plus 'cruel 'de ms ennemis , íe meilleursur-touttil’on se rappelle que ce sons com-j de tes domestiques , le n.omd r c de leurs

caratif énonce un rapport de supériorité , | soucis } ce qui est au même degre que 11 onfume XXXII. * ' 1