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Tome trente-deuxième.
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S U P

sapin lenr fut donné par les anciens, que dnemp'e velut otiosa resupinaque dormant ,nec aclionem , ne c passtonemjignificantia.

Si les anciens ont adopte dans ce lens eterme de supin , comme pouvant ^ devenirpropre au langage grammatical ; c elt a u-rétnent dans le même sens tju’il a été donneà la partie des verbes , qui l'a retenue )u -qu’à présent, & c’est avec beaucoup dejustice qa’il en est aujourd’hui la dénomma- jtion exclusive. Qu’il me soit permis .pourle prouver , de taire ici une petite observa-tion métaphysique. .

Quand une p.ûfíance agit , il faut distin-guer Yaclion , l’ac7e & la pajsion. L 'aile estfesset qui résulte de l’opératíon de la puis-sance , ( res acla ) , mais considéré en soi ,

& fans aucun rapport à la puissance qui l’aproduit, ni au sujet sut qui est tombéeP opération ; c’est Tasser vu dans l’abítrac-tion la plus complété. L’ac?í’on, c’est l’ope-ration même de la puissance ; c’est le mou-vement physique ou moral, qtfelle se donnepour produire fesser , mais sans aucun rap-port au sujet sur qui peut tomber l’opéra-tion. La passion enfin , c’est l’impressionproduite par Vacle , dans le sujet sur qui esttombée l’opération. Ainsi , Yacte tient enquelque maniéré le milieu , entre Yaclion& la passion ; il est l’esset immédiat de Yac-tion , fie la cause immédiate de la passion ;il n'est ni Yaftion, ni la passion. Qui ditaCl : on, suppoíe une puiítànce qui opéré ;qui dit pajjion , suppose un sujet qui reçoitune impression ; mais qui dit acle , fait abs-traction, fit de la puissance active,&du sujetpassif.

Or , voilà justement ce qui distingue leJupin des verbes : arnare ( aimer ) exprime1 action ; amari (être aimé) exprime la pai-llon ; amatum (aimé) exprime l’acte.

De-la vient, i". que ie supin amatumpeut être mis à la place du prétérit de Tinfi-nitif , fie qu’il a essentiellement le sensprétérit , dès qu’on le met à la place ]de faction. Diclum est , l’acte de dire est,& par conséquent faction de dire a été,parec que faction est nécessairement anté-rieure d l’acte , comme la cause à fesser;ainsi diclum est a le même sens que dicerefui t ou dixisse est pourroient avoir,si f usageles avoir autorisés,

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De-là vient, 2 °. que le prétérit du parti-cipe passif en françois , en italien , en espa-gnol fit en allemand , ne différé du supin ,qu’en ce que le participe est déclinable , &que le supin ne f est pas : jupin indéclinable;loue, tf. lodato , ital. alabado , esp. gelo-bet , ail. Prétérit du participe passif, décli-nable , loué, ée , fr. iodato , ra , ital. ala-bado , da , esp. gelobet , te , tes , ail. & il ya encore à remarquer que le supin fie le par-ticipe , dans la langue allemande , ont tousdeux la particule prépositive ge qui est lesigne de fantériorité , & qui ne se trouveque dans ces deux parties du verbe leben(louer) ; ce qui confirme grandement mesobservations précédentes.

De-là vient , 3°. que le supin r\ 'expri-

mant ni action , ni passion , a pu sei vir enlatin à produire des formes actives & passi-ves , comme il a plu à fusage , parce quela diversité des terminaisons sert à marquercelle des idées accessoires qui font ajoutéesà l’idée fondamentale de Pacte énoncé parle supin : ainsi le futur du participe actif,amaturus ,a, um , & le prétérit du parti-cipe passif, amatus , a , um , font égale-ment dérivés du supin.

Je ne m’étendrai pas davantage ici furla nature du supin , ni fur la réalité de sonexistence dans notre langue fit dans cellesqiii ont les procédés pareils à la nôtre , voy.PartîcIPE, art. II. Mais j’ajouterai feule-ment quelques remarques , qui font des sui-tes nécessaires de la nature même de lachose.

i°. Le supin est véritablement verbe , &fait une partie essentielle de la conjugaison,puisqu’il conserve f idée différentielle de lanature du verbe , celle de fexirtence sousun attribut, qui est marquée dans le supinpar le rapport d’antériorité qui le mec dansla classe des prétérits. Voye\ VERBE, PRÉ-TÉRIT & Temps.

2°. Le supin est véritablement nom, puis-qu’il peut être sujet d’un autre verbe, com-me les noms ou complément objectif d’unverbe relatif, ou complément d’une prépo-sition. Itum est , itum erat , itum erit ; lesupin est ici le sujet du verbe substantif, fieconséquemment au nominatif; c’est la mê-1 me chose dans cette phrase de Txte-Live *’