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Tome trente-deuxième.
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i’ij. 8 . Diìt non péril tatum tenuer.it dicla-torem , littéralement , n’avoir pas faitpendant long-temps de sacrifices agréablesaux dieux avoit retenu le dt dateur , carperlitare signifie faire des sacrifices agréa-bles aux dieux , des sacrifices heureux& de bon augure ; c’est-à-dire , ce quiavoit retenu le dictateur, c’efi que depw.slong-temps on n’avoit point fait de sacrifi-ces favorables. Dans Varron , esse in arca-diâ Jcio jpecíatumsuem ; le Jupin est com-plément objectif de/ao , & littéralementcw spellatum veut dire , je ais avoir vu.Enfin, dans Salluste , nec ego vos ultum in-jurias hortor , le supin est complément dela préposition ad, sous-entendue ici , &communément exprimée après le verbehortor.

3°. Le supin , à proprement parler, n'estni de la voix active , ni de la voix passive,puisqu’il n’exprime ni faction, ni la passion,mais l’acte : cependant comme il se cons-truit plus souvent comme la voix activeque comme la voix passive, parce qu’on lerapporte plus fréquemment au sujet objectif,qu’à la puissiince qui produit f acte ; il con-vient plutôt de le mettre dans le paradigmedc la conjugaison active. En ester, on letrouve souvent employé avec l’accusatifpour régime , & jamais la préposition à ouab avec l’ablatif , ne lui sert de complé-ment dans le sens passif; car impetratum ejlà cocsuetudìne ( Cic. ) se dit comme on di-roità l’actif impetravimus à confuetudine.

4. 0 . Lc supin doit être placé dans finfi-nitif, puisqu’# est communément employépour le prétérit de l’infinitif: diclurn ejl ,pour dixisse ejl, équivalent de dicere fuit ,on a dit.

j°. Quelques grammairiens ont prétenduque le supin en u n'est pas un supin, maisl’ablatif d'un nom verbal dérivé dejupin ,lequel est de la quatrième déclinailon : jecrois qu’ils se font trompes. Les nomsverbaux de la quatrième déclinaison, diffè-rent de ceux de la troisième, en ce que ceuxde la quatrième expriment en effet l’acte ,& ceux de la troisième faction ; ainíi viso,c’est faction de voir , v {j US en eí j j'è ;paclio , faction de traiter ; poêlas f actemême ou le traité; aclio & acïus, d’ou nousviennent aclion & aíte. Or, le supin ayant

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un nominatif & un accusatif , & sur-touCun accusatif qui est souvent régi par desprépositions , pourquoi n’auroit-il pas unablatif pour la même fin ? On répond quef ablatif devroit être en o à cause du nomi-natif en um : mais il est vraisemblable quef usage a proscrit f ablatif en o , pour empê-cher qu’on ne le confondît avec celui duparticipe passif , & que ce qui a donné bpréférence à f ablatif en u , c’est qu’il pré-sente toujours l'idée fondamentale dusupin', 'l’idée simple de facte, foie qu’on le regardecomme appartenant au supin , soit qu’onle rapporte au nom verbal de la quatrième {déclinaison , quand il en existe ; car tous les !verbes n’ont pas produit ce nom verbal, & 1cependant plusieurs dans ce cas-là me me ne jlaistènt pas d’avoir le supin en u ; ce qui -confirme f opinion que j'établis ici. (E. R. -M. B. ) \

SUPINATEUR , en Anatomie , est le \nom de deux muscles du bras , dont fun jest appellé longsupinateur, Le f autre courtsupinateur.

Le court supinateur vient de la partieexterne & supérieure du cubitus & du con-dyle externe de l’humerus , & pastànt au-tour du radius va s’inférer à la partie supé- jrieure & antérieure de cet os , au - dessous jdu tendon du biceps. Voyez nos planches îanatomiques & leur explication. i

Le long supinateur est situé à la partie :interne de l’avant-bras un peu en-dehors ,il vient de trois ou quatre travers de doigtsau-dessiis du condyle externe de fhumerus,de-Ià s’avançant le long du radius, il fstermine à la partie interne de l’apophyfestiloïde de cet os. Voye q Humérus H ,!

RADIUS. i

, SUPINATION , f. f. en Anat. est fac-tion des muscles fupinateurs, on le mou- |vement par lequel ces muscles font tourner ien-haut la paume de la main. Voye{ Supi-nateur.

SUP] NO , ( Géog. mod. ) en latin S.t-pinu/n & Sepinum ; ville d’Italie , ailroyaume de Naples , dans le comté deMolife , à la source de la Tamara. Elle estsituée entre Vénafre , à l’occident, & Lu-ceria , à ferlent, dans l’Apennin , fur lesconfins de la terre de Labour , à 20 millesdc Benevcnt : cette ville écoic un bourg des

Samnitçs,