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Tome trente-deuxième.
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dans la forêt de Senlis, & quiavoitun col-lier de cuivre doré avec ces mots : HocC césar mìhi donavit. On ne douta pas quece cerf n’eût vécu déja mille ans, & on crutqu’il appartenois à un empereur Romain.Cette aventure n’a pas peu contribué àétablir Terreur populaire fur la longue viede ces animaux , qui ne vivent cependantque trente-quatre ou quarante ans, selonles plus habiles naturalistes. Si vous con-sultez Froijsard , il vous dira que CharlesVI prit des cerfs pom supports, à Toccasiond’un songe que cet historien décrit fortplaisamment. Charles VIII prit deux li-cornes ; Louis XII, deux porcs-épics ;François I, une salamandre ; Henri II ,deux ■ lévriers ; François II, deux lions ;Charles IX, deux doubles colonnes cou-ronnées ; Henri III, deux aigles d’argent;Henri IV, deux vaches deBéarn ; LouisXIII , deux Hercules. Quoique François .II, Charles IX, Henri III, Henri IV,Louis XIII, eussent des supports parti-culiers , ils ne huilèrent pas de prendresouvent des anges pour tenans de Içursécus ; c’est ce qui fit regarder ces angescomme les tenans communs des armes deFrance,

SUPPORTANT, terme de Blason, il sedit de la fasce , lorsqu’elle semble soutenirou supporter quelque animal qui est peintau chef de Técu, quoiqu’il ne porte quesur le champ, & qui met de la différenceavec la chargée , qui se dit lorsqu’il y a despieces qui posent effectivement sur elle: onle dit aussi des jumelles dune bande d’uncroissant. Ménejlrier. ( D. J. )

SUPPPORTÉ , terme de Blason, cemot se dit des plus hauts quartiers d’unécu divisé en plusieurs quartiers , qui sem-blent être supportes Lc soutenus par ceuxd’en bas. On appelle aussi chef supportéou soutenu , lorsqu’il est de deux émaux,& que l’émail de la partie supérieure enoccupe les deux tiers. En ces cas, d est eneffet supporté par T autre émail qui est ari-de flous. Mèneflrier. f D. J. )

SUPPOSER, v. act. ( Gramm. ù Juris-prudence. ) signifie quelquefois admet-tre une chose pour un moment & patforme d’hypothese : quelquefois supposersignifie mettre par fraude une chose au lieu

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' d’une autre , comme supposer un nomun testament, un enfant. Voye^ SUPPO-SITION. (A)

SUPPOSITIF , v- adj. ( Gramm. ) lefrançois , Titalien, T espagnol, Tallemand,ont admis dans leur conjugaison un modeparticulier , qui est inconnu aux Hébreux »aux Grecs & aux Latins : je fer ois , j’au-rois fait , faurois eu fait, je de u roi sfaire.

Ce mode est personnel, par ce qu’il re-çoit dans chacun defes temps les inflexionsot les terminaisons personnelles & numé-riques , qui servent à caractériser , par laconcordance , Tapplication actuelle duverbe , à tel sujet déterminé : je ferais , tuferois , liferoit ; nousferions , vous ferieî\ yils feraient.

Ce mode est direct , parce qu’il peutconstituer par lui-mêmela proposition prin-I cipale , ou T expression immédiate de! apensée : je lirois volontiers cet ouvrage.

Enfin, c’est un mode mixte, parcequ’il ajoute à Tidée fondamentale du verbe,Tidée accidentelle d’hypothese & de sup-position: il n’énonce pas Texistence d’une.maniéré absolue , ce n’est que dépendam-j ment àsmesupposìtion particulière :jeliroisvolontiers cet ouvrage , fi je Vavois.

| Parce que ce mode est direct, quelques-uns de nos grammairiens en ont regardé les.temps comme appartenants au mode indica-tif. M.Restaut en admet deux à la fin de Tin-dicatif; Tun qu’il appelle conditionnel pré-sent, comme je ferois', &Tautre qu’il nommeconditionnel passé , comme faurois fait.Le P. Bustier les rapporte aussi à Tindica-tif, & il les appelle temps incertains ; maisil est évident que c’est confondre un modequi n’exprime 1 existence que d’une maniéréconditionnelle , avec une autre qui Tex-! prime d’une maniéré absolue, ainsi que lepremier de ces grammairiens le reconnoîrlui-même par la dénomination de condi - 'tionnel : ces deux modes , à la vérité, con-viennent en ce qn ils font directs , mais ilsdiffèrent en ce que Tun est pur & Tautremixte ; ce qui doit empêcher qu’on ne lesconfonde : c’est de même parce que Tindi-catif & Timpératif sont également directs ,que les gramairiens hébreux ont regardéTim-pératif comme un simple temps de Tindiea-