Band 
Tome trente-deuxième.
Seite
109
JPEG-Download
 

S U P

poiir obtenir une suppuration louable ;mais cette suppuration qui forme unabcès , n'est pas une terminaison naturellede l’inflammarion , puisqu elle suppoie enoutre dans le tiííii adipeux une solution decontinuité accidentelle, dans laquelle 1 hu-meur purulente s’extravaso : les indicationsprincipales pour conduire une inflamma-tion à suppuration , doivent donc être deprocurer cette solution de continuité dansl’intériciir de la partie malade , & de faci-liter la collection du pus. M. Quesnay, quia traité à fond cette matière intéressantedans un traité particulier , dont nous avonsrecommandé la lecture au mot SUPPURA-

tif , reconnoît quatre causes principalesde la formation de l'abcès , ou de la dilacé-ration du tiíTù cellulaire ; i". finflamma-tion portée à un point qui ferme les routesdes cellules graiíleusos entr’elles , & avecles veines qui résorbent les socs qui s’épan-client naturellement dans as cellules ;2°. faction violente des vaisseaux, qui pro-duit une humeur acre & putreseente; 3 0 . lasurabondance de l'humeur engorgée, quirompt les parois qui la retiennent ; 4 0 . lesmédicamens qui favorisent ces différentescauses.

On voit par cet exposé , que pour pro-duire du pus il y a quelquefois l’indicationde calmer une inflammation excessive , quisuffoque les vaisseaux , & feroit tomber lapartie en mortification ; qu’il faut dansd autres cas ranimer une inflammationfoible & languissante ; qu’ainsi il y a dessoppuratifs émolliens & des soppuratifs ÍH—mulans.

La suppuration a un second état, quiest son accroissement : l’ahcòs est déja com-mence , il faut en procurer la maturation.i-.es remedes soppuratifs sont alors inatura-1 s , mais le pus déja formé coopere plusque tout a la destruction du tislu cellulaire& a 1 ampliation du fover de Fabcds : tousles lacs engorgés s’y de'posent ; les accidensde la flevre qui accompagnoient l’infìam-

rnation, commencent à cesser; les pulsa-tions locales qui étoient les agens de laformation du pus , diminuent ; & lorsquel’abcès est fait, ce dont on s’apperçoit parla mollesse de la tumeur fit par la fluctua-tion des liqueurs épanchées, il leur faut

S U P 109

procurer une iísoe. Voyez. Abcès , In-cision. ( Y )

SUPPUTATION , s. s. ( Arithmáiq.)c'est faction d'estimer ou de compter engénéral différentes quantités, comme l’ar-gent, le temps , les poids , les mesures , &'c,Voye\ Calcul.

. SUPPUTER , v. act. ( Arithmét. ) ac-tion de compter , calculer , 011 examinerpar voie d arithmétique , en additionnantsoustrayant, multipliant ou divisant cer-taines sommes ou nombres. ( D. J. )

SUPRAJONCTAIRES , f. m. (ITsl.

mod. ) officiers de justice créés p. r Jac-ques II , roi d Aragon , pour faire exécu-ter les sentences des juges ; ils étoient, dit—on , en Espagne , ce que sont ici les pré-vôts des maréchaussées. On les appelloitauparavant paciaires & vicaires.

SUPRALAPSAIRES , ( les ) f. m. P Len terme de Théologie , sont ceux qui sou-tiennent que Dieu , fans avoir aucunégard aux bonnes & aux mauvaises œu-vres , a résolu , par un décret éternel, desauver les uns &. de damner les autres. V-Réprobation.

On les appelle aussi Antelapfaires , &ils sont opposés à ceux qu’on nomme Su-blapsaires Sc Infralapjdires. Voye\ SUB-LAPSAIRES.

Suivant les Supralapsaires , f objet dela prédestination , est f homme en tant qu’ilpeut être créé , & qu’il peut tomber dansle péché ; en suivant les Infralapíaires, c’eíffhomme créé & tombé. Voye\ PRÉDES-TINATION.

II semble que les Supralapsaires dans unseul décret absolu,confondent deux décretsdifférens ; savoir , un décret conditionnelqui précede la prévision de fobéiílànceou de la désobéisiàncede fhomme à la grâcede Dieu , &. le décret absolu qui soit cetteprévision. Voye\ PRESCIENCE.

Les prédetenninans admettent auílì undécret absolu antérieur à la prévision dupéché originel , en quoi ils se conformentassentiment des Supralapsaires ; mais ilssc distinguent oe ces derniers, auffi-bienque des Jansénistes , en ce que leur décretabsolu renferme des moyens suffifans quef 1 eU -*!f à personne pour arriver au

lasot ; de sorte que pour ce qui regarde