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RINEUX , ( Chymie.) Une certaine quan-tité d'acide marin & de mercure , constitueun composé connu dans l’art fous le nomde mercure sublimé doux ; li on charge cecomposé d’une plus grande proportiond’acide , ce qui arrive lorsqu’on convertitle mercure iublimé doux en un autre selappelle mercure sublime' corrosif , cette der-niere portion d’acide qui spécifie Je sublimécorrosif, est dite surabondante.
Les sels neutres métalliques font émi-nemment propres à se surcharger d’acide ,ou a recevoir dans leur composition unacide surabondant : & les différentes pro-portions de ce principe surabondant , fontconsidérablement varier leurs effets , lesphénomènes qu’ils présentent dans les dif-férons procédés qu’on exécute fur ces subs-tances ou avec ces substances. M. Rouellea donné dans les Mém. de l’acad. royaledes Sciences , année ij f 4, un excellentmémoire fur cette importante matière.(*)
SURABOURG, ( Ge'ogr .) ville on bourgde Suede dans îa Westmanie ; son nomoriginaire étoit Thurabourg ; & dés la plushaute antiquité, c’étoit un lieu consacrépar la religion aux offrandes & aux sacrifi-ces : aujourd’hui mème , & fur les ruinestant des idoles que du catholicisme ren-versé par les luthériens , c’eít encore pourceux-ci un lieu de dévotion particulière :peu de voyageurs y pastènt fans y aller en-core à l’offrande, & il estpeu de malades enSuede, qui ne se croient appellés à faire prierDieu pour eux dans l’église de Suraboarg.
il). J.)
SURACHAT , (j Finances.) oîr appelleSurachat la remise que des particuliers sa-vent se procurer du bénéfice que fait le roide la monnoie, ou de partie de ce bénéfice,'sur une quantité de marcs qu’ils se chargentde faire venir del'étranger. Traçons d’aprêsfauteur des considérations fur lesfinances ,les idées saines qu’il faut revêtir fur une pa-reille opération.
Nul homme, dit-il, au fait des principespolitiques de l’administration , ne doutequ il ne soit avantageux de payer au com-merce les matières qu’il apporte suivant lavaleur entiere , c’est-à-dire , de rendre.poids pour poids , tiîre pour titre ; car fi le |
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prince retient un bénéfice fur la monnoie;il délivre en monnoie une moindre quan-tité de grains pesant de métal pur, pouruneplus grande qui lui est apportée. Ainsi il estévident qu’une telle retenue est une imposi-tion fur le commerce avec les étrangers :or , le commerce avec les étrangers est. lafeule voie de faire entrer l’argent dans leroyaume : d’où il est aisé de conclure , quetoute remise générale des droits du princefur la fabrication de la monnoie, est un en-couragement accordé à la culture & auxmanufactures ; puisque le négociant est enétat , au moyen de cette remise , ou dcpayer mieux la marchandise qu’il exporte ,ou de procurer à Tétât une exportationplus abondante , en faisant meilleur mar-ché aux étrangers ' unique moyen de seprocurer la préférence des ventes , & dès-îors du travail.
Cette police occasionne encore dés en-trepôts de matières pour le compte des au-tres nations : or , tout entrepôt est utile àcelui qui entrepose. On íe contente ici deposer ces principes évidens , qui suffisentpour détruire les sophismes que peuventsuggérer, sur ce sujet, de petites vues in-téressées. Dans ces matières,' il n’est qu’unintérêt à considérer , c’est celui des hom-mes qui produisent, c’est-à-dire , du cul-tivateur, du manufacturier , de Tarmateur :mais lorsque l’état n’est pas dans une situa-tion qui lui permette de faire cette gratifi-cation entiere au commerce , il est dange-reux qu’il l’accorde à des particuliers quis’offrcnt de faire venir de grandes sommesdans le royaume. Prétexte ridicule auxyeux de ceux qui font quelque usage de leuresprit ! Nous ne pouvons recevoir de l’ar-gent que par îa solde du commerce , lors-qu’il rend les étrangers nos débiteurs. Sinous en recevons d’eux qu’ils ne nous doi-vent pas , il est clair que nous devenonsleurs débiteurs : ainsi ils auront plus delettres de change fur nous , que nous n’enaurons fur eux ; par conséquent le changesera contre nous , le commerce total dgroyaume recevra moins de valeur de sesdenrées, qu’il ne devoir en recevoir, &fa dette à Tétranger lui coûtera plus cher àacquitter.
Pour faire cesser cette perte , il n’y au-»
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