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Tome trente-deuxième.
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fbít qu’vin seul moyen, c’est de soldeï ccttcdette , en envoyant des marchandises , ouen envoyant des especes.

Si l’étranger n’a pas besoin de nos mar-chandises , ou bien elles y resteront inven-dues , ce qui ne le rendra pas notre débi-teur ; ou bien elles y seront vendues à perte,ce qui est toujours fâcheux. Sí l’étranger abesoin de nos marchandises, il est clair qu illos auroit également achetées, quand mo-rue nous n’aurions pas commencé par tirerson argent ; il est également évident queayant été payés avant que d’avoir livré,nous aurons payé l’intérèt de cet argentpar le change ; & dès-lors nos denrées nenous auront pas rapporté ce qu’elles nousauroient valu , si nous ne nous étions pasrendus débiteurs de l’étranger par des sura-chats de matière.

Si nous faisons sortir notre dette en na-ture pour faire cesser le désavantage duchange , il est clair que Ventrée de cet ar-gent n’aura été d’aucune utilité à l’état, &qu’elle aura troublé le cours du commercegénéral pour favoriser un particulier. Telfera toujours l'effet de toute importationforcée de l’argent dans les monnoies ! Con-cluons qu’il ne doit entrer que par les bé-néfices du commerce avec les étrangers ,& non par les emprunts du commerce àl'étranger.

Enfin dans le cas où l’étranger se trou-veroit notre débiteur, il est clair que toutsurachat est un privilège accordé à un par-ticulier pour faire son commerce avec plusd’avantage cpe les autres ; ce qui renversetoute égalité , toute concurrence. En effet,ce particulier pouvant > au moyen du béné-fice du sarachat , payer les matières pluscheres que les autres , on le rend maître ducours du change , & c’est positivementJever a ion profit un impôt fur la totalitéou commerce national , conséquemmentfur la culture, les manufactures & la navi-gation. Voilà au juste le fruit de ces fortesd’opérations, où les proposans font leursefforts pour ne faire envisager aux minis-tres qu’une grande introduction d’argent,& une grâce particulière qui ne coûte riennu prince. On leur cache que le commerceperd réellement tout ce qu’ils gagnent, &bien au-delà. Hé peut-ondire sérieusementTome XXXII.

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SUR ,,z

iriil n’en coûte rien an prince quand touses sujets perdent , & qu’un monopoleurs'enrichit- {D. J.)

SURAIGUËS, £ Musique. ) rétracordedes suraiguës ajoute par 1 Aretin. VoyezSystème ( Mufiq .) { S )

SURAL , LE, adj. en Anatomie , se ditdes parties relatives au gras de la jambe ,appellée c n latin su ra. La veine sur ale estaster grosse , & se divise en deuxibranches,l’externe & Vinterne ; chacune de cesbranches fe subdivise encore en deux , &elle forme avec les branches de la poplitéetout le plexus veineux qu’on voit fur le pié.

SU RALLER , v. n. ( terme de ChaJJ'e. }ce mot se dit d’un chien qui passe sur lesvoies fans crier, & fans donner aucunemarque que la bête y est passée. ( D. J .)

SURAN , ( Gëogr. ) ville ruinée de labasse Hongrie , dans le comté ôt dans ledistrict de Nitra : elle fait nombre parmicelles que les calamités nationales ont tantfait déchoir dans le royaume. ( D. G.)

SURANDOUILLER, f. m. ( Venerie.)c’est un grand andouiller qui fe rencontreà quelques têtes de cerf, & qui exccde enlongueur les autres de Vempaumure.

SURANNATION Lettres de , f. f.

( Gram. Jurisprud. ) on entend par furan-nation le laps de plus d’une année qui s’estécoulé depuis l’obtention de certaines let-tres de chancellerie. Les lettres de suran-narion sont celles que le roi accorde pourvalider d’autres lettres qui font surannées.Cet usage qui s’eít conservé dans les chan-celleries vient de ce qu’autrefois, chez lesRomains routes les commissions étoientannales. Voye\ le Jlyle de la chancellerieparDucrot. (A)

SURANNÉ , adj. ( Jurisprud. ) termede chancellerie dont on fe sert pour dési-gner des lettres dont la date remonte àplus d’une année ; on dit que ces lettresfont surannées , pour -dire qu’elles font au-dessus d’un an. Les lettres surannées nepeuvent plus servir , à moins que le roin’accorde d’autres lettres pour les validerqu on appelle lettres de surannation. Voy.

£ Ot m AB Dríínr f/!fne P ar DuClOt. ( X)

SURARBIsRE , s. m. ( Jurisprud . ) estcelm qui est choisi pour départager les arbi-, tres ; on peut prendre pour Jura r hures tous,

P.