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sont plus petites , d’un rouge plus foncé ;elles font sphériques, au lieu que celles dun°. 4 font oblongues. Les pédicules desfeuilles & des fruits font t oints d’un violetobscur , l’écorce du tronc est gris-brun , &celle des bourgeons est plus brune. Lesfeuilles ont l’odeur & le goût de l’ofeille ;son fruit est aigre-doux avec un petit avant-goût désagréable.
Le n°. 6’ est austì indigène du Canada ;nous avons pris fa phrase françoife de ladescription qiéen fait Miller ; nous nesavons pas tous les yeux : il dit qu’iî esttendre à la gelée , tant qu’il est jeune &herbacé ; mais qu’il la brave , des qu’il estdevenu un peu boiteux.
Le n°. 7 est Tyeble des pharmacopées ;on veut souvent le sureau commun pourl’yeble ; mais qu’on prenne garde au nom-bre des folioles deS feuilles & I on ne pourrapas s’y Lister tromper : l’yeble en a six ousept paires , & le Jureau n’en a que deux outrois ; les feuilles de l’yeble amorties fousla braise sont employées en cataplasme pourla goutte & pour toutes sortes de tumeurs.Les tendrons & l’écorce font purgatifs ; onen fait une émulíion avec six gros ou uneonce de fa graine pour purger & soulagerles hydropiques ; on guérit Tes tumeurs desjambes & les rhumatismes ; on fait un bainvaporeux avec les feuilles d’yeble , la tanai-Yie , la sauge & semblables plantes. L’htiileexprimée de la semence d’yeble est adou-cissante & résolutive. Voyez Y Histoire desplantes des environs de Paris de Tourne-sort, sixième herborisation. Miller dit quele jus de cette plante est très-salutaire auxscorbutiques.
La cinquième efpece est austì un Jureauà tige d herbe ; il ne trace pas autant que leprécédent ; ses tiges ne s’élevent pas sihaut,& sont plus garnies de feuilles qui n’ont or-dinairement dans le bas de la tige que septlobes, & seulement cinq vers les sommités :elles font plus longues , plus étroites & plusprofondément dentées. ( M. le baron jdeJ’sch oudj.)
Sureau , ( Mat. Méà. ) ou grand Ju-reau \ 1 usage du sureau est très - anciendans la mcdecine ; on y emploie son écorcemoyenne , ses feuilles , ses fleurs & sesbaies , qui font connues dans la pharmacie
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fous le nom de grana acles. Les ancienSont employé la décoction des feuilles &des tendrons de suteau , austì-bien que ladécoction des racines dans le vin, pour vui-der les eaux des hydropiques par les selles& par les urines. Les fleurs fraîches fontausti laxatives , mais l’écorce moyenne estcelle des parties du sureau , qui est regar-dée comme possédant la vertu purgativeau plus haut degré. Austì n’est-ce que cettepartie que les modernes emploient à titrede purgatifs. 11s cn donnent la décoction ,le suc , ou 1 extrait. Ces remedes font véri-tablement hydragogues, & ils agissentastèz communément par haut & par bas ,font ordinairement astèz bien dans leshydropisies , & agissent fans violence &fans accident.
La dose du suc est d’une once ; celle del'écorce , employée à l’infusion , de derni-once ; & celle de l’cxtrait, depuis demi-gros jusqu’à un gros. Les remedes analo-gues tirés du petit sureau ou yeble, fontbeaucoup plus forts. Voye\ YE13LE.
Les fleurs feches de sureau qu’on réem-ploie gueres que dans cet état, paflèntpour diaphoniques & pour carminatives.On les fait entrer quelquefois à ce derniertitre dans les lavemens. Ses fleurs font unremede aflèz peu usité & assez foible.Leur principal usage est diététique. On enprépare par infusion pour Tissage de la ta-ble un vinaigre appellé communément vi-naigre surat , qui est fort agréable , & quivraisemblablement réemprunte aucuneautre qualité , soit bonne , soit mauvaise ,de Tinfusion de ces fleurs ; quoique quel-ques pharmacologistes n’aient pas manquéde dire qu’il étoit moins contraire à Testo-mac & plus sain que le vinaigre pur &commun ; & que quelques personnes trou-vent peut-être avec plus de fondementque ce vinaigre a une odeur n a u feu se , &cportant à la tête.
L’eau distillée des fleurs de sureau estregardée comme céphalique, coidiale, dia-phorétique , Ùc. mais elle est íì foible ,chargée d’un parfum si léger , qu’on nepeut guere compter fur un pareil remede.
On prépare avec le suc des baies de su-reau & la farine de seigle des rotules outrochiíques qu’on fait cuire au four, & qui
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