Band 
Tome trente-deuxième.
Seite
123
JPEG-Download
 

SUR

soht connus dans Ics pharmacies , fous !enem de trochisci granorum ailes , qui fontrecorrmandés pour les diííenteries , a ladose de deux gros jusqu’à denu-once ; c estun remede peu usité & peu éprouvé.

On prépare austì avec le même suc &une quantité convenable dc sucre ( demi-livre , par exemple , sur une livre de lac ),un rob qui est plus usité que le remede pré-cédent , contre la même maladie. Ce rooest mis austì au rang des bons diurétiques& des sudorifiques légers.

Les usages extérieurs du sureau font lessuivans : ses feuilles, qu’on a fait échauffer& restìier fut le feu , étant appliquées furles enflures , fur les plaies, fur les vieuxulcérés , & fur les brûlures, font regardéescomme produisant de très-bons effets. Cesfeuilles font austì un ingrédient trcs-estìcaccdes vins aromatiques.

L’écorce moyenne pilée passe austi pourun excellent remede contre la brûlure. Onen compose encore contre ce mal plusieursonguens , qui font tous , fans en exceptercelui deMathiole,des remedesailèz malen-tendus , ou au-moins à la vertu defque’sl’écorce de sureau ne contribue en rien.

On prépare avec les fleurs de sureauune huile par infusion , qui est adoucissantecomme l’huile d’olive, & peut-être un peurésolutive. On fait austi imbiber ces fleursdans de seau , dans du vin , ou dans seaudistillée des mêmes fleurs , & on les appli-que fur les c-réíìpeles, les dartres , &c. àtitre de remedes anodins , adoucissons, lé-gèrement résolutifs. On peut assurer qu’ilest au-moins assez innocent.

Les fleurs de sureau entrent dans seauvulnéraire & le baume tranquille ; les feuil-les dans l’onguent marciatum & l’onguentpour la brûlure ; les baies dans l’cau hysté-rique , 1 ecorcc dans l’onguent pour la brû-lure. ( b )

SURENA, (fíifi.Rom.) général des Par-thes , se rendit célébré par la victoire qu’ilremporta sur Craíliis. Les détails de fa viefont tombés dansl’oubli, parce que les barba-res u'a voient point d historiens pour tranl-metrre à la postérité le nom de lenrs héros.On sait qu’il étoitd’une naissance illustre, &que fa famille tenoit le second rang dans lanation; iUoutenoit,parl’édatdefcs grandes

SUR t ^ rrz

richesses, la fierté de son origine : il passoitpour le plus habile général des Parthes,pour le plus capable de gouverner. Orodeslui fut redevable de son rétablissement surle trône, &c ce service qui devoir inspirerune reconnoistance éternelle , fut payéde la plus lâche ingratitude. Le monarque,jaloux de ton autorité , craignit d'être unjour abbattu par la main qui savoir relevé.La fidélité de Surena lui devint suspecte ,& il le fit assassiner. On prétend qu'il n’eutd’autre crime que de s’étre concilié I amourdes peuples , qui le regardoient commeleur bouclier contre les attentats de la ty-rannie &les invasions des étrangers. Quoi-que personne ne lui contestât la supério-rité des talens, il vécut asservi à ses sens.11 vivoit au milieu d’une troupe de concu-bines dévouées à ses plaisirs, il s’habilloitcomme elles , & à l’exemple de Sardana-pale , il coni’acroit à la mollesse & aux vo-luptés les momens qu’il devoir donner auxaffaires. 11 eut tous les vices qu’on repro-che aux barbares Sans foi dans les traités6e les négociations , il donna un exemplede ses perfidies dans la conduite qu’il tintavec Craíliis. Il l’engagea à une entrevuepour y traiter d’un accommodement. Legénéral romain s’y rendit fans défiance , Ledès qu’il l’eut en son pouvoir , il lui fittrancher la tête , il insulta même à Crasiusaprès sa mort ; le jour de son entrée dansCtésiphon , il força un prisonnier romain àfaire le rôle de Crastiis, pour jouir des ou-trages que la populace fit à ce général sup-posé. ( T —ìv.)

SUR-ENCHERE, f. f. ( Gram.) en-chère faite fur une autre.

SUR - ÉPINEUX, Voye\ Sus - épi-neux. ,

SURÉROGATION, œuvres de , onappelle ainsi en Théologie , les bonnesoeuvres faites au-delà de ce qui est prét-érit par la loi , tel qu’eít, par exemple,l’accompliísèment des conseils évangéli-ques. -

Les catholiques soutiennent, & avecraison ,, que les œuvres de siirércgadonfont méritoires aux yeux de Dieu, puis-qu elles ne lont pas commandées à tout lemonde , & qu’il y a du mérite à tendre àla perfection. Les Protestans, au contraire.,