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aujourd’hui une colonie très-storissantc,défendue par deux forts , celui de Zélandia& celui de Sommelfdyk.
La colonie de Surinam est sujette à troisco-feigneurs qui font la compagnie des in-des occidentales , la ville d’Amsterdam , &l’héritier de feu M. de Sommelfdyk ; maisla souveraineté en appartient aux états-généraux.
Les principales productions du pays pourle commerce , font du tabac , du bois deteinture , du café & du sucre. Il y croîtprésentement astèz de riz , de cacao & derocou. Le tabac est presque tout consommépar les habitans. Le bois de teinture a unestez bon débit ; mais le café & le sucrefont des objets importans ; le café a trés-bien réussi , & le sucre vaut mieux quecelui de l’ile des Barbades ; on en tire uneliqueur distillée cju’on nomme rum , qui estplus forte que l’eau-de-vie , & dont onfait un grand négoce dans les colonies an-gloifes. Les orangers , limoniers , citron-niers, les melons d’eau , & les raisins devigne , croistènt parfaitement bien danscette colonie. Les rivières y font fertiles enpoissons.
Les pluies règnent fréquemment dans cepays depuis le mois de novembre jufqu’aumois de juillet, & dans ce temps-Ià !e ventde nord-eít tempere le climat ; pendant lereste de Tannée la chaleur y est excessive.Les jours & les nuits y font presque tou-jours égaux , le soleil fe levant Lc se cou-chant toujours à six heures, une demi-heureplutôt ou plus tard.
Dans de certaines faisons de Tannée, onprend fur le bord de la mer de très-grostèstortues. On cultive dans la terre ferme lacastàve , le bonanoe & autres racines bon-nes pour la nourriture. Les guaves « 5 c lespommes de pin y naislènt naturellement.Les bêtes sauvages & les animaux veni-meux infectent les bois de cette contrée.On y redoute extrêmement trois fortes detigres , les uns noirs, les autres marquetés& les autres rouges. Les singes «Sc les gue-nons fourmillent dans les forêts,On y trouvedes lerpens en grand nombre , de différen-tes lottes «Sc grandeurs.Les mofquites y fontextrêmement incommodes , fur-tout dansles terres basles « 5 c vers la mer. Les terres
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sablonneuses font ravagées par les fourmis.’Enfin , il n’y a point de pays au monde oùil y ait une plus grande quantité de gre-nouilles «Sc de crapauds.
La colonie de Surinam est gouvernée iAmsterdam par un college de directeurs,qui envoie les ordres à la régence de Suri-nam, pour Tobfervation de la police, & dotout ce qui est nécessaire au maintien de lacolonie. Ce font aussi les directeurs qui en-voient un gouverneur à Surinam ; mais ilfaut qu’il soit approuvé par les états-géné-raux , auxquels il doit prêter ferment dofidélité , de même qu’aux directeurs.
Les troupes qu’on entretient pour la sû-reté de la colonie consistent en quatre com-,pagnies d'infanterie. Le gouverneur est co-lonel de ces quatre compagnies , & capi-taine de la première. ( D. J. )
SURINSTITUTION , f. fi ( Gram. &JunjpruJ.) signifie une institution faite-fur une autre , comme íì A est admis &institué dans un bénéfice fur un titre , &:que B fo.t admis & institué fur la présenta-tion d’un autre. Voye\ INSTITUTION.
SURINTENDANT, f. m. {Hijl. m 0 J.)titre usité en France en divers temps &cpour différentes charges dans lesquelles iFmarque la premiere supériorité.
Surintendant de la navigation & ducommerce de France , fut le titre que pritle cardinal de Richelieu , à qui n’auroit pasconvenu à cause de son état, celui d’amï-ral dont la charge avoir toujours été rem-plie par des militaires du premier ordre.
Surintendant des finances , officier quiavoir le maniment « 5 c la direction de toutesles finances ou revenus du roi. Ce titre futsupprimé en 1661 , a prés la disgrâce de M.Fouquet. Les fonctions & lautorité desurintendant ont passé au contrôleur géné-ral des finances.
Surintendant des bâti mens de France ;il y avoir autrefois des jurintendans parti-culiers pour les principales maisons royales.Mais les surintendant des bâtimens royauxdo Paris étant les plus considérables, ils onteu ensuite le titre do surintendant généraides bâtimens , auxquels on a joint le foindes arts & manufactures qui fervent à laconstruction & à Tcmbelislèment des mai-sons royales, comme Tarchitccture, la pein-