SUR
Ce dernier ouvrage a été traduit en Fran-çois , en italien & en anglois. L’évéqueGilbert^ Burnet l’a réfuté, moins pour labonté de l’ouvrage, que pour l'importancedu sujet, » 11 est certain , dit le P. Nicé-jj ron , que ce livre est écrit avec trop de» paillon , qu’on y trouve bien des faits» suspects, & qu’on y reconnoît fans peine,» que son auteur avoit plus de zele contre» la prétendue réformation , que de dif-« cernement dans le choix des moyens« dont il s’est servi pour l’attaquer ».
Hammond ( Henri ) , né dans le comtéde Surrey , en 1605 , mit au jour en 1654,un petit ouvrage fur le schisme , dans le-quel il défend 1 église anglicane , contre lesobjections des catholiques romains. Ham-mond est un des savans théologiens d’An-gleterre ; il cultiva toutes les sciences , &particulièrement les antiquités ecclésiasti-ques. II mourut en 1660, dans la 55 e . an-née de son âge , après s’être acquis unehaute réputation par planeurs ouvrages quiont été recueillis , & imprimés à Londresen 1684 , en quatre volumes in-fol. Sesremarques fur le nouveau testament, pa-rurent en 1659, in-fol. M. le Clerc tradui-sit cet ouvrage en latin , & le publia áAmsterdam en 1698 , en 2 vol. in-fol. fousce titre : Novnm TefLxmentum DominiHostri Jeju-Chrifli , ex edidone vulgatâ ,cum paraphraf & adnotadonibus ìLenriciHammondi ; mais M. le Clerc y a joint sescorrections , & quantité d’excellentes cho-ses.
Evelyn (Jean) naquit à Wotton enSurrey , I’an 1620, & employa l'ept annéesà voyager dans les pays les plus civilisés de1 Europe. En 1667 > d obtint par son créditauprès du lord Howard , depuis duc de, o. olh , que les marbres d’Arundel, quicroient dans les jardins de l’Iiôtel d’Arun-del , íuuent remis à l univcríìté d’Oxford ,qui l’en remercia par des députés. II pro-cura. la bibliothèque d'Arundel à la sociétéroyale , & lui lit présent en son particulierde très-belles tables des veines St des artè-res , qu’il avoit apportées d Italie. Noncontent de contribuer de tout l'on pouvoirà favoriser les efforts des autres , il perfec-tionna par les travaux utiles , les connoif-f'ances de ses compatriotes. 11 mourut enf orne XXXII.
SUR
1706 , dans la 86 e . année de son âge. Jeciterai quelques-uns de ses ouvrages , dansle grand nombre de ceux qu’il a publiés.
Le principal ellCofculptura,ou l’histoírede la chalcographie , & de l’art de graveren cuivre, avec un catalogue des plus célé-brés graveurs, &de leurs productions. Lon-dres 1662 , in- 8 °. il s’agit, dans le premierchapitre de cet ouvrage (qui méritoit d’étretraduit ), de la sculpture en général , deses eípeces, des stiles, & autres instrumensqu on y emploie. Le second chapitre traitede 1 origine de la sculpture. Le troisièmeroule fur ses progrès chez les Grecs & lesRomains. Le quatrième donne l’inventionde la chalcographie , avec un catalogue desplus célébrés maîtres. Le cinquième con-cerne le dessein. Le fixieme expose unenouvelle maniéré de graver , ou de demi-teinte , me\\o-dnto , communiquée par leprince Robert.
L’auteur , après avoir décrit deux ins-trumens employés dans le meT^o-dnto , lehxtcher & le stile, explique la façon de s’enservir ; il finit en disant : cette nouvelle ma-niéré de graver est due au hazard , & c’estun soldat allemand qui en a la gloire ;ayant remarqué quelques ratislbres fur lecanon de son mousquet, il rafina là-dcíïus,jusqu’à ce> qu’il eut trouvé le moyen deproduire les effets qu’il deíiroit, & qui sur-passent en délicatesse tout ce qu’on a ima-giné dans cet art , pour imiter ces traitsadmirables que les Italiens appellent mor -bide\\a. Je fuis le premier anglois , ajouteM. Evelyn , à qui on a fait 1 honneur decommuniquer ce secret , & son altesse quia bien voulu se donner la peine de me di-riger , m’a permis de le rendre public.
II y a une seconde maniéré de graver ,en roulant sur une plaque un instrumentpareil à celui dont nos notaires se serventpour diriger leur réglé sur le parchemin ;seulement le nombre des pointes est plusgrand dans cet instrument ; & lorsque parla fréquente friction sur la surface unie laplaque est suffisamment couverte de tachesde mamere que le fond soit asiez obscur!on emploie le stile comme dans la demi-teinte.
Un autre ouvrage de M. Evelyn , est faòjlva f ou dissous fur les arbres de forêts }