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ruine, les lecteurs n’auroientpu trop fad-mirer , ni être trop touche's de son sort.Mais à le considérer tel que sauteur nousle dépeint, tout ce qu’on en peut dire ,c’est ce que Saluste dit de Catilina, que famort auroit été glorieuse, s’il eût péri pourle service de sa patrie : fi pro parriâsic con-c id : sc t.
Sa tragédie (s Orpheline) quoique toutefictive, peint la pa/Jìonaunature! , & tellequelle a son siégé dans Je cœur. Mile. Bar-ry, fameuse actrice , avoit coutume de direqu’en jouant le rôle de Monime dans cettepiece, elle ne prononçoit jamais fans ver-ser des larmes , ces trois mots, ha ! pau-vre Caftalio ! qui, par leur simplicité, fontun effet d’un pathétique sublime.
Pell ( Jean) mathématicien du xvij sié-cle, naquit en 1611.11 sut nommé profes-seur en mathématiques à Amíîerdam, &en1646 à Breda ; en 1654 , Crormvel, alorsprotecteur , senvoya pour résider auprèsdes cantons proteíìans. II revint à Lon-dres en 1658, prit la prêtrise, & fut nom-mé un des chapelins domestiques de l’arche-vêque de Cantorbery. 11 mourut en .685.11 a publié quelques livres de mathémati-ques , & entr’autres , 1. celui qui est inti-tulé , de perá circuli mensurâ 5 2. table dçdix mille nombres quartés ; savoir, de tousles nombres quarrés , entre o & cent mil-lions de leurs côtés & de leurs racines. Lon-dres 1672 , in-fol.
Sadler (Jean) naquit en 161S , &: mou-rut en 1674. Son ouvrage intitulé les droitsdu royaume , parut en 1646 , in-s. dansle temps que fauteur étoit secretaire de laville de Londres. Cet ouvrage fut fort estimé dans ce temps-là, & ne fa pas été moinsdepuis
Olivier Cromwel faisoit grand cas de M.Sadler , & lui offrit , par une lettfe du 31décembre 1649 , la place de premier jugede Mounster en Irlande , avec mille livressterling d’appointemens ; mais il s’excusade f accepter. Voici le précis de la lettrede Cromwell, qui peint son caractère , saconduite, & son attention à nommer les,C “À toutes les places du gou-les nommer avec des gra
vernement, & àces irrésistibles. II n’étoit
, , ... pas possible qu’un
honnie de cette vigilance 6c de cette habi-
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Jeté ne vînt à triompher au-dedans & au-dehors. Lisons sir lestre à Sadler.
,, Vous proposer , monsieur, à f impro-viste^ une chatge importante, c’est peut-être s’exposer à vous prévenir de maniéréà vous empêcher d’y penser du tout, ouà prendre le parti de la négative, quand ils’agira de vous déterminer. Nous avonsmûrement réfléchi à ce que nous vous of-frons , comme vous vous en appercevrezpar les raisons dont nous appuyons notredemande , & nous vous f offrons de boncœur , souhaitant que ce soit Dieu &: nonpas vous qui nous réponde ».
,, Que Dieu nous ait visiblement assistédans les grandes révolutions arrivées depuis)eu parmi nous , c’est une chose que touses gens de bien sentent, &c dont ils luirendent grâces , persuadés qu’il a de plusgrandes vues encore : & que comme il amanifesté, par tout ce qui s’est paslê , fasévérité & sa justice, il viendra aussi untemps où il fera éclater fa grâce & fa misé-ricorde ,,.
,, Quant à nous , dont il s’est servi com-me d’mstrument pour cette œuvre, ce quicause notre joie , c’est que nous faisonsl’œuvre de notre maître ; qu’il nous honorede fa protection ; & que nous vivons dansfespérance qn’il ramènera la paix , & qu’ilnous introduira dans le royaume glorieux& pacifique qu’il a promis
,, Si cette espérance nous console ,nous ne sommes pas moins réjouis devoir que les affaires prennent un tourqui donne lieu de croire que f éternel adessein de faire sentir à cette pauvre île leseffets de fa miséricorde. Nous ne pouvonsdonc nous dispenser de faire tout ce qui dé-pend de nous (en qualité de foible instru-ment ) , pour répondre aux vues de Dieuquand l’occaíion s’en présente ,,.
,, On avoit coutume d’avoir dans la pro-vince de Mounster un premier juge , qui,conjointement avec quelques aille fleurs,décidoit des affaires; c’est cet emploi queje vous prie d’accepter. Comme je crois querien ne vous conviendra mieux que d’avoirdes appointemens fixes, j’ose vous promet-tre mille livres sterling par an , payablestous les six mois. J'ignore jusqu’où vousj regarderez cet emploi comme une voca-