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Tome trente-deuxième.
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Sa force est si grande, cjue !es muraillesmême ne sauroient lui résister. Ses onglescrochus arrachent & déchirent tout ce quife présente ; elle se dévore elle - même ,rongeant sa carcastè ideuse dont on peutcompter les os, les nerfs & les veines. Tan-dis que le poete avoir lur elle les yeux fixés& mouillés de larmes de sang à la vue d’unpareil objet, elle jette tout d’un coup uncri dont feuler même retentit. On vit àl’iníìant un dard enfoncé au milieu de sapoitrine , & ce dard venoit ouvrir un pas-sage à sa vie

,, Enfin parut la Mort elle-méme , divi-nité terrible qui, la faux à la main , mois-sonneindistinctement tout ce qui respire surla terre,sans que les prières , les larmes, labeauté , le mérite, la grandeur, la puiííân-Ce , les royaumes, les empires, les forces•réunies des mortels & des dieux , puisièntsoustraire personne à son pouvoir irrésisti-ble. Tout est contraint de subir ses loisinexorables

Kidder ( Richard ) savant évêque deBath & Wells, naquit en 1649 , & publiaplusieurs ouvrages théologiques. 11 fut tuédans son lit à Wells, avec fa femme, par lachute d’una rangée de cheminée que ren-versa fur fa maison la violente tempête d u2-6 novembre 1703. On a fait plusieurs édi-tions de son livre intitulé , les devoirs de

jeunesse. Sa de'monjlration du MeJJiepa-rut à Londres en 1684 > 1699 & 1700 , entrois volumes in- 8 °. Son commentaire fur'es cinq livres de Moïse , avec une dijser-tation fur fauteur du Pentateuque , a étéimprime à Londres en 1694 , deux volu-mes in- 8 °.

May (Thomas) , poète & historien, na-quit fous 1c régné de la reine Elisabeth , &:mourut subitement dans une nuit del’année10^1, II a donné , i°. cinq pieces de théâ-tre. 2 . Un poème fur le roi Edouard III ,imprimé a Londres en 1633 , ln— 8 °. Uepoème commence ainsi:,, Je chante leshauts faits du troisième & du plus granddes Edouards, qui, par ses exploits, élevatant de trophées dans la France vaincue ,s’orna le premier dc ses sieurs de lis, &porta ses armes victorieuses jusqu’au rivageoccidental, où le 'sage roulant sur un sabled'or, se précipite dans l’Océan 3°’ UneTome XXXII.

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traduction en vers angîoís, de la Pharsale deLucain, imprimée à Londres en 1630, m-8 °. 4 0 . Histoire du parlement d'Angleterre,de í’année 1630, Londres 1647, in-jeio. Ildit dans la préface de cette histoire : Quodplura de patries defensorum , quam de par-tis adverses rébus gejiis expojùerim , mi-rùm non ejl , quoniam plus familìariradsmi/ii cùm ipjìs , & major indagandi oppor-tun! tas fuit. Si pars adverja idem tali pro-bitate eeliderit ,pcjleritas omnia gefia mag-110 cùm fruciu , cognofcet.

Otway ( Thomas ), fameux tragique an-glois , naquit en 1651 ; il quitta Iuniver-sité lans y avoir pris aucun degré , & vintà Londres où il cultiva la poésie , & mêmemonta quelquefois fur le théâtre , ce quilui valut les bonnes grâces du comte dePlimouth , un des fils naturel de CharlesII. E11 1677 , il pasià en Flandres, cn qua-lité de cornette, dans les troupes angloiíes,mais il en revint en pauvre équipage , feremit de nouveau à la poésie , & à écrirepour le théâtre. Il finit ícs jours en 1683 àla sieur de son âge, n’ayant que 34 ans.Quoique royaliste ouvert, &: dans la plusgrande mifere, il n’obtint jamais de Char-les II le moindre secours, & se vit réduit,par un sort singulier , à mourir littérale-ment de faim.

M. Addifon observe qu’Otway a suivila nature dans le style de la tragédie , &qu’il brille dans l’exprestìon naturelle despallions, talent qui ne s’acquiert point parle travail niparl’étude , mais avec lequel ilfaut être né ; c'est en cela qne consiste laplus grande beauté de fart ; il est vrai quequoique ce poète ait admirablement réussidans la partie tendre & touchante de ses tra-gédies , il y a quelque chose de trop familierdans les endroits qui auroient dû être sou-tenus par la dignité de l’expreílion. Sesdeux meilleures pieces font Venise sauvée,ou la conjuration découverte , & 1 Orphe-line, ou le malheureux mariage J c’est dom-mage que cer hauteur ait fondé fa tragé-die de Venise sauvée, fur une intrigue si°vi-cieusc , que les plus grands caractères qu’ony trouve , sont ceux de rébelles & de traî-tí es. Si le héros de cette piece eût fait pa-roitre autant de belles qualités pour la dé-fense de. son pays, qu’il en montre pour fa