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est Uíie efpece de figue qui croît attachéeà son tronc ; il en porte trois ou quatrefois Tannée; ce fruit différé de la figue com-mune , premièrement, en ce qu’il r,e mûritque rarement, à moins qu’on ne 1 entameavec Tongle , ou avec un couteau ; secon-dement , en ce qu’il ne contient point degrains ; troisièmement, en ce que son goûtest plus doux. On peut cultiver cet arbredans les pays chauds ; il a été apporté d E-gypte en Europe.
Pline, /. XIII. ch. vij. Théophrasie,l. IV. ch. ij. & Dioscoride , l. I. remar-quent que ces figues ne mûrissent pointqu’on ne les entame avec le couteau. Amos,VII. v. iq. , avoit dit la même chose:« je ne fuis pas prophète , dit-il, je fuis« un simple pasteur qui me mêle d'égrati-« gner les jycomores.
Le goût d u fruit du sycomore cil à peu-pres le même que celui des figues sauvages.On féconde cet arbre en faisant des fentesdans l'écorce ; il découle continuellementdu lait de ces fentes t ce qui fait qu’il s’y 'forme un petit rameau chargé quelquefoisde six ou sept figues. Elles font creuses,fans grains , & on y trouve une petite ma-tière jaune, qui est ordinairement une four-milière de vers. Ces figues font douces,désagréables au goût, mais elles humectent& rafraìchistènt.
II croît beaucoup de sycomores enEgypte , fur-tout aux environs du Caire ;quelques-uns font si gros, qu’à peine troishommes les pourroient embrasser. II y enavoitauffien Judée,Puisque Zachée montahir un sycomore pour voir.passer Jefus-Christ, la petitesse de fa taille Tempêchantde le découvrir autrement dans la ioule ;te m otschikamah , traduit par mûrier,more. /7 ’ 5 > veut dire un Jyco-
L aibre qu on appelle à Paris , fort im-proprement , sycomore , n’est autre choseque le grand érable , acer rnajus ; la beautéde son bois le fait rechercher par les me-nuisiers & les ébénistes. Le véritable syco-more ne vient point enFrance. ( D. J. )
La fleur du faux sycomore ( autrementazedarach ) est apéritive, dessicative, bonnedans les obstructions, prise en infusion oudécoction.
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On se sert du fruit pour faire mourir lespoux & faire croître les cheveux.
SYCOPHANTE, s. m. ( huer, grecq.)
, c’est-à-dire , calomniateur ;mais ce mot > dans fa première origine , &pris à la lettre , signifie un délateur , undénonciateur de ceux qui tranjportent desfigues horsdeVAttique, j-t/m.i'figue,&?*.*'» rf indique , jc montre, je mets en lumière.Les Athéniens étoíent gran ds mangeurs defigues , & les aimoient passionnément ; ilsfirent une loi pour défendre qu’on en trans-portât hors de 1 Attique ; cette loi fut uneoccasion aux gens du menu peuple des’entr’accufer, & de se dénoncer les uns lesautres ; mais comme assez souvent ces for-tes de dénonciations étoient de putes ca-lomnies , on se servit du mot d ejyco-phdnte , pour dire un calomniateur. {D'J.)
SYCOSE , fi f. ( Gramm. Chirurgie. )tumeur à Tanus , qui ne differq du thymeque par fa grestcur , r oyez THYME; engrec, trvrsTtt ; & en latin matijea. Celleen distingue de deux sortes ; la dure &ronde , 1 humide & inégale.
S Y C O T A , ( Li ttérat. ) s-tW-r* , deVyy >!, figue ; c’étoit une efpece de metsfait de caryca , dont la. douceur, suivantGalien , étoit amie des viscères. {D. J.)
SYCOTE, ( Myttologie. ) surnomdonné à Bacchus , à cause de la nympheSyca, ou plutôt parce qu’il a le premierplanté des figues appeîlées en grec Syyy,{D. J.)
src URIUM , ( Géog. anc. ) ville dela Theílàlie , dans la Magnésie , & au piédu mont Ostà , selon Tite-live, L XLII.c. Uv. {D. J.)
SYDERITES, f. fi ( Hift. nat. ) Henc-
keldit que les anciens naturalistes ont vouludésigner fous ce nom la pyrite , à cause dufer qui y est contenu.
SXDEROP (S.CILUS, fi m. (nat. LithoLog.) nomd’unc pierre dont ilest parlé chez les anciens auteurs , qui nenous en apprennent rien , sinon qu’elle letrouvoit en Arabie. Son nom semble an-noncer qu’elle avoit des taches de cou-leur de fer ; on croît que c’étoit un gra-nit.
SYDEROPYRITES, {H 1 ft. nat.) nom
fous lequel quelques auteurs ont voulu
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