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Tome trente-deuxième.
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Leur ame , incapable de sentir les plai-sirs , semble n’avoir de délicatesse que pourles peines : un citoyen fut fatigué touteune nuit d’une rose qui s’e'toit repliéedans son lit , plus doux encore que le som-meil.

La mollesse a tellement assoibli leurscorps , qu’ils ne sauroient remuer les moin-dres fardeaux ; ils peuvent à peine se sou-tenir sur leurs piés ; les voitures les plusdouces les font évanouir ; lorsqu ils fontdans les festins, l’estomac leur manque àtous les instans.

Us patient leur vie fur des sièges renver-sés , fur lesquels ils font obligés de se repo-ser tout le jour , sans s’étre fatigués ; ilsfont brisés quand ils vont languir ailleurs.

Incapables de porter le poids des armes,timides devant leurs concitoyens , lâchesdevant les étrangers , ils font des esclavestout prêt pour le premier maître. (D. J.)

SYBILLE , voye\ SlBlLLE.

SYBOTA, ( Géog.anc.) port de l’Epire:Ptolomée , /. III. c. xiv. le marque fur lacôte d’Almene , entre l’embouchure dufleuve Thiamis & la ville Torona. (D. /.)

SYCJE , ( Géog anc. ) nom d’une villede la Cilicie, & d une ville de la Thrace,selon Etienne le géographe. {D. J.)

SYCAM1NORUM oppidum ,( Géog. anc. ) Sycarninus & Sycaminon,ville de Phénicie, au piédu mont-Carmel,du côté du midi, lui la mer Méditerranée,vis-à-vis de Ptolémaïde, qui n’en est éloi-gnée que de la largeur de son port. C ! eít laposition que lui donne dom Calmet. 11 estcertain que Sycaminum étoit une villemaritime & peu éloignée de Ptolémaïde,puisque, selon Josephe, anc. I. RIII.c. XX. Ptolomée Latur y. fit sa descenteavec son armée , lorsqu il vint pour assié-ger Ptolémaïde.

Eusebe , in oaomajt. ai vocem , ,

dit que Sycaminos est une bourgade ma-ritime , entre Césarée & Ptolémaïde , prèsdu mont-Carmel, & que de son temps on

siornmoit Epha , E?«. Strabon, qui l’ap-pdle Sycarrnnnruni urbs , la place entrePtolemaide & la tour de Straton : ce quis accorde avec la position que lui donneEusebe.

Dans ritinéraire d’Antonin, elle est aussi

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marquée entre Ptolémaïde & Césarée , â,vingt-quatre milles de la premiere de cesvilles, & à vingt milles de la seconde.( 1). J. )

SYCAMINOS , ( Géog. anc.) ouSycaminon , ancienne ville de la Béotie ,appellce aujourd’hui Scamino , ou Sica-mino , à Z lieues de Négreponc. x°. Syca-minos est encore une ville que Philostratemet aux confins de f Egypte & de l’Erhio-pie. Pline &l’itinéraired’Antonin appellentcette ville Hiera Sycaminos. (D. J.)

, A. N. SYCIONIENS, ( Géog. ) les Sy-cioniens habitoient l’Achaïe : pendanttrente ans ils furent gouvernés par lesprêtres d’Apollon carnien. Le divin Car-nus , prêtre de ce dieu , fut tué à coupsde fléchés, par les Héraclides, parce qu’illeur avoir prédit les fuites malheureuses dela guerre qu’ils avoient contre les Athé-niens : mais la peste ayant vengé la mortde ce prêtre , on éleva un temple à cedieu , &l’on institua des fêtes enl honneurd’Apollon Carnien. Ses prêtres jouèrentun grand rôle à Sycionne. Cette ville, tan-tôt soumise aux Athéniens , & tantôt op-primée parlesLacédémoniens, se nomrueaujourd’hui Basiiica .Elle étoit encore con-sidérable , lorsque les Vénitiens étoientmaîtres de la Morée.

SYCOMANCìE, f. f. divination qui sefaisoit avec des feuilles de figuier , fur les-quelles on écrivoit la question ou propo-sition fur laquelle on vouloir être éclaircipour l’avenir. Voye\ BOTANOMANCIE.

Ce mot vient du grec Su-/j\ , figuier &fiistvTçitt , divination.

SYCOMORE, f. m. (Hift. nat. Botan.ex ot. ) arbre étranger , nommé Jycomorusfn\e ficus œgypúa par j. B. Parhinson,Rau-wolf & Ray ; ficus folio mori fruclum mcalice ferens C. B. P. Son nom est for-mé de 9-vx.iì, figuier , & popí* mûrier ,comme qui diroit, plante qui tient du figuier& du mûrier ; en esset, c’elt une efpecede figuier qui tient beaucoup du mûrierpar les feuilles, & qui devient un grandarbre fort rameux , son bois est dur & ro-buste , noirâtre , jetant un suc laiteuxquand on y sait des incisions ,■ ses feuil-les font semblables à celles du mûrier ,mais plus rudes & moins vertes, son fruit

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