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na ou AJpauan dans la haute Sgypte, maiSle peu qu ils disent suy ce rapport, mériteroit :une plus ample vérification. Si donc , des :voyageurs bien instruits vouloient s en as-surer , ils n’auroient pas lieu vraisembla-blement de se repentir de leur entreprise ,à cause de la nature dn sol &c de celle del’air , qui par-tout ailleurs concourant à ladestruction des anciens vestiges des villes,semble en favoriser la conservation dans lepays dont nous parlons. Les changemcnsarrivés au terrein de l'Egypte , ne regar-dent pas tant les monumens de pierre &de marbre, que les atterriflemens & les allu-vions formés par le Nil. Des altérations de.cette espece survenues dans un intervallede sept cens ans au voisinage de ^Syeae ,firent qu’Aristide n’y vit pas tout-à-îait cequ’Hérodote y avoir vu. La disterenee destemps devoir donc empêcher 1 orateur ueSmyrne de critiquer comme il a fait, lepere de f histoire , &: elle devroit, a plusforte raison , rendre plus circonspects lesvoyageurs modernes, qui s en iroient ala découverte de l’ancienne vilie deSyené.
Ce ne feroient pas les géographes seulsqui profiteroient d’un tel voyage de Sye -.né j les physiciens y découvriroient un nou-veau climat, dont les singularités ne fau-roient manquer d’enrichir 1 histoire natu-relle ; ceux qui ont le goût dos antiquitésretrouveroient dans les ruines d’une ville ,autrefois florissante , ces restes d’architec-ture égyptienne , ces obélisques, ces or-nemens en tout genre qui étoient encoreplus communs dans la haute que dans labaise Egypte ; les savans , particulièrementcurieux de suivre les traces des arts &c dessciences dans tous les pays & dans tous lessiécles , pourroient dans un endroit qui futune des principales stations d’Eratosthc-ne , vérifier l’exactìtude de ses recherches^,& en apprécier le mérite. Enfin, les mathé-maticiens y feroient des observations autropique , pour déterminer de plus en plusla hgiue.de la terre ; observations qui pa-rodient manquer à celles del’équateur &
du cercle polaire, qu on a faites il y a trenteans avec beaucoup de gloire.
Maurus Terentianus qui florissoit fousles ílpïrûers Antonins, avoir été gouver-
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neur de Syené ; il est auteur d’un petit ou-'vrage curieux en vers latins , dans lequelil traite de la prononciation des lettres ,de la mesure & de la quantité des vers.
( Le chevalier de .Tau c curt. )
SYEN1TES , ( H:fi. nat. ) nom donnépar les anciens à un granit, parce qu’il fetrouvoit en Egypte à Syene.
> SrFINUS LAPIS , ( II fi. nat.)pierre d’un gris de cendre & peu dure ,qui frottée d : huile ôc exposée au feu , deve-noit très-dure.
SYLLABAIRE , adject. pris substanti-vement , ( Gram. ) c’est ainsi que I onnomme communément le petit livre quirenferme les premiers élémens de la lectureen quelque langue que fe soir. 11 en est desélémens de fart de lire comme de tous lesautres ; les livres abécédaires ne font pointrares , les bons ne font pas communs, &les meilleurs ne font pas lans. défauts :. c’estque tout livre préparé pour 1 instruction, &fur-tout pour celle des enfans , doit êtreconçu & rédigé par la philosophie ; nonpas cette philosophie sourcilleuse qui méprisetout ce qui n’èst pas surprenant, extraordi-naire, sublime,5c qui ne crcit digne de íès re-gards que les objets éloignés d’e’le & pla-cés peut-être hors dp la sphère de fa vue ;mais par cette philosophie modeste & rare,qui s’occupe simplement des choses dontla conr.oiíîànce est nécessaire , qui les exa-mine avec discrétion , qui les discute avecprofondeur , qui s’y attache par estime , &qui les estime a proportion de futilité dontelles peuvent être.
II me semble entendre quelques-uns deces orgueilleux philosophes dont je viens deparler , reprendre avec dédain le ton élevédont je me fers ici pour annoncer un genred’ouvrage qui, à leurs yeux , n’étoit peut-être pas même digne d’être indiqué dansf encyclopédie. J’avoue que la lecture estla moindre des parties nécessaires à uneéducation ; mais au moins c’en est une, &l’on peut même dire qu’elle est fondamen-tale , puisque c’est la clé de toutes les au-tres sciences , & la premiere introductionà la grammaire ; qu# nifi oratori futuro\ fundameata fideliter jecerit , quia qmA.