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Tome trente-deuxième.
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Juperfiruxeris , corruet. C’est Quintilien jqui en parle ainsi. In/ì. I , jv. i . ]

Lui-même , dès le premier chapitre deson excellent ouvrage, s’est occupé dansun aílèz grand détail de ce qui choque icila faustè délicatesse de nos graves philoso-phes : & je ne veux leur répondre que parles propres paroles de ce sage rhéteur , quidès son temps avoit à prévenir de pareillesobjections. Quljd ft nemo reprehendit pa-trem qui hxc non negligenda injuo Jilioputet, cur improbetur , (ì quis ea quœ do-mi Ju({> recí'e faceret , in publicum pro-mit? .... An Philippus Macedonum rexAlexandro filio juo prima lieterarum ele-menta tradi ab Ârijìotelesummo ejus œta-tis philosopha voluisset , aut illesujeepis-set hoc ossciumnonsladiorum initiaA PERFEÇTIS SIM O QU O QUE TRAC-tari , pertinere ad j'ammim credidijjet?On le voit ; ce n’est pas aux plus malhabilesque Quintilien abandonne le soin de mon-trer les- premiers élémens initia \ il juge queI’homme le plus parfait n’eít pas de troppour cette premiere culture , d perse clijsi-mo quoque tracíari ; & il en conclut qu’ilne doit pas avoir honte d exposer au com-mencement de son ouvrage fes vues íur lamaniéré d'enseigner ces choses : pudeatneme in ipfi r Jìatim elementis etiam brevia.discendi monjìrare campendia. Infi. 1, j. 4 .

Me voilà donc encore bien plus autoritéque Quintilien même à proposer ici mesvues fur la même matière ; elles deviennentune partie eííèntielie d’un ouvrage , quiayant pour objet f enchaînement de toutesles sciences & cie tous les arts , ne peut &ne doit en négliger aucune partie : j’y fuisd ailleurs encouragé par plus d’un exemple

oat Quintilien ne pouvoit s'étayer: & le

íien mémo elt le principal de tous. '

Quelques-uns de nos /yllabairesìos mieuxlaits sont de gros in-dou^e. Ce font des li-vres trop volumineux pour des enfans quiaiment à changer souvent, & qui croientavancer d’autant ; íi c’est une illusion , ilest utile de la leur laistèr, parce qu'eilesort à les encourager. Ajoutez à cette pre-miere observation, que des livres si consi-dérables sont par-Iá même beaucoup tropchers pour leur destination ; la partie lamoins aisée des citoyens est la plus nom-

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breufe , & les enfans ont le temps de dé-chirer placeurs fois des livres un peu gros ,avant que d’arriver à la sin.

Un syllabaire doit donc être d’un vo-lume très-mince , tant pour n’être pas íilong-temps nécessaire aux enfans dont ilfaut ménager & non pas émoustèr le goût,que pour être d une acquisition plus lâchepour tous les ordres de citoyens. 11 s’enfaut beaucoup qu’ils puiíient tous soumit àleurs eníans, ces secours ingénieux maisdiipendieux, que fart á inventés pour ap-prendre à lire avec succès comme des fi-ches , des cartes, une boète typographique.&t’. Mais il y en a peu qui ne puisent tairel’acquiíìtion d’un petit livre élémentaire :& s’il est aílèz bien sait pour être utile auxpauvres citoyens , les riches mêmes ferontpeut-être bien de ue pas le dédaigner. Un’est pas bien sûr que le méchanifn.e de f en-seignement par le bureau typographique ,réaccoutume pas les jeunes esprits à uneespece de marche artificielle , qu’il n’estni possible , ni avantageux de leur faire sui-vre par-tout.

Mais à quoi faut-iî réduire un syllabairepour lui donner toute futilité dont il estsusceptible? A f exposition juste & méthodi-que de tousles élémens des mots, & à quel-que petit discours suivi qui sera la ma-tière préparée des premiers estais de lec-

ture.

I. Elémens ctes mots. La premierechose qu’il faut faire connnoître aux en-fans , ce sont les lettres & les diverses com-binaisons de lettres auxquell'es f usage a at-taché la représentation des élémens souplesde la voix. Je n’irai point gioísir cet arti-cle d’un détail minutieux qui ne peut pasconvenir ici ; on trouvera ( articles Let-tre T Consonne , Voyelle , Diph-tongue ) , de quoi y suplléer.

Après les lettres doivent venir les diver-ses combinaisons des consonnes, & l’on se—roi t bien de partager ces combinaisons ensections,, d’après ce qui est dit de leur so-ciabilite au mot SYLLABE.

Les syllabes viendront ensuite ri 19 . lessyllabes physiques , où le son simple estpré-cededune consonne : x°. celles, où il estprécede de deux consonnes : 3 0 . celles o à, il est précédé de tioii consonnes : 4”, îes syl*