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Tome trente-deuxième.
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h perfection des siùvans , pourvu que lei} y le en soit aussi assujetti aux petites lumiè-res de l’enfance , & qu’on les faste lire &apprendre aux jeunes élevés avec les mê-mes précautions que l’histoire de Joseph.

Un syllabaire , bien exécuté dans sondétail, est un ouvrage d’autant plus digned’un citoyen vraiment philosophe , que lepublic même qu’il íerviroit lui eu tiendroitmoins de compte : parce qu en effet plushabetoperis qaàm ojìentationis. Quintil.

SYLLABE , f. f. M. Duclos , dans sesremarques fur le ch. ìij , de la I. partie deh grammaire générais , d,dingue la syllabephylique de la syllabe usuelle, n II ta ut ob-server , dit—il , que toutes les fois que plu-sieurs consonnes de fuite fe font sentir dansun mot , il y a autant de syllabes réelles( ou physiques ) , qu’il y a des consonnesqui fe font entendre, quoiqifil n’y ait pointde voyelle éçritc à la fuite de chaque con-sonne ; la prononciation suppléant alors une muet , la syllabe devient réelle pourl’oreille ; au lieu que les syllabes d’ufagene fe comptent que par fe nombre desvoyelles qui fe font entendre , & qui réécri-vent... Par exemple , le mo x. armateur estde trois syllabes d usage, & de cinq réelles,parce qu’il faut suppléer un e muet aprèschaque r ; on entend néceílàirement a-re-ma-teu-re

M. Mailler de Boullay , fecretaire pourles belles-lettrcs de l’académie royale des•beîles-lettres, sciences & arts de Rouen ,dans le compte qu’il rendit à fa compagnie,des remarques de M. Duclos Ôc du supplé-ment de M.Í’abbéFromantjdit, en annon-çant !e même chapitre dont je viens deparler : » Nous ne pouvons le mieux com-mencer , qu’en adoptant la définition del’abbé Girard , cité par M. Fromant. Sui-vant cette définition , qui est excellente ,& qui nous servira de point fixe , la srz-i.aiìe efl un son simple ou composé , pro-noncé avec toutes ses articulations , parune feule impulsion de voipe. Examinonslur ce principe le système adopté par M.Jjuclos

-Q] 1 ii permis de faire observer à

M. du I oullay, qu’il commence sa critiquepar une vraie pétition de principe : adopterd aoord k définition de l’abbé Girard, pour

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etaminçr d’après elle le système de M. Du-clos, c’est s’étayer d un préjugé pour endéduire des conséquences qui n’en serontque la répétition sons différentes formes.Ne seroit-on pas aussi bien fondé á adopterd’abord le système de M. Duclos,pour jugerensuite de la définition de l’abbé Girard ;ou plutôt ne vant-il pas mieux commencerpar examiner la nature des syllabes en foi,& indépendamment de tout préjugé , pourapprécier ensuite le système de l’un & ladéfinition de 1 autre?

Les élémens de la voix font de deux for-tes , les sons & les articulations. Le son estune simple émission de la voix , dont laforme constitutive dépend de celle du paf-iagb que lui prête la bouche. VoyezSoti ,Gramm. L’articulation est une explosionque reçoit le son , par le mouvement subit& instantané de quelqu’une des partiesmobiles de Torgane. Voye\ H. II est doncde l’essence de l'articulation , de précéderle son qu’elle modifie, parce que le son u>Wfois échappé, n’est plus en la disposition decelui qui parle , pour en recevoir quelquemodification que ce puistê être ; & Farci—culation doit précéder immédiatement leIon qu’elle modifie , parce qu’il n’est prispossible que l’expression d’un Ion soit sépa-rée du son , puisque ce n’est au fond rienautre chose que le son même sortant avectel degré de vîtestè acquis par telle ou tellecause.

Cette double conséquence , suite néces-saire de la nature des élémens de la voix ,me semble démontrer sans répliqué.

i Que toute articulation est réellement»suivie d un son qu’elle modifie , & auquelelle appartient en propre , sans pouvoirappartenir à aucun son précédent ; & parconséquent que toute consonne est ou sui-vie ou censée suivie d’une voyelle qu’ellemodifie , sans aucun rapport à la voyelleprécédente : ainsi , les mots or , dur , quipastènt pour n’être que d’une syllabe , sontréellement de deux Ions, parce que les sons0 tk u une fois échappés , ne peuvent plusêtre modifiés par l'articulation r ., & qu’ilfaut supposer ensuite le moins sensible dessons , que nous appelions e muet, commes’il y avoir o-re , du-re.

L". Que si l’on trouve de-soite deux ou

trois

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