i<9 2 S ï L/
c’est une antonomase ; ce sont des nomspropres employés pour des noms appellatifs.Je dis que dans ces exemples il yasyllepse,quoique le mot pris à double sens soit ex-primé deux fois : c’est que s’il n’est pas ré-pété dans les exemples ordinaires, il estíbus-entendu, comme je lai remarqué plushaut, & que l’ellipse n’est point nécessaireà la constitution de la syllepse.
II y a aussi une figure de construction queles grammairiens appellent sy Ikpse ou syn-thèse. Mais comme il me semble dange-reux pour la alarté de renseignement, dedonner à un même mot technique dessens différens , je n’adopte , pour nommerla figure donc il s’agit, que le nom syn-thèse , & c’ost fous ce nom que j’en parle-rai. Lgkï SYNTHESE , Grammaire. (£.
R. M. B.
SYLLEPSIOLOGIE , s. f. dans Véco-nomie animale, c’est une partie qui traitede la salive.
Ce mot est composé du grec <rvyi\ ,salive hoyo <, discours.
SYLLOGISME, s. m. ( Logique. ) \csyllogisme est un raisonnement énoncé sui-vant les réglés de la logique. Pour le coní-truirc, on compare deux idées dont onveut connoître le rapport ou la diítêrenceà une troisième idée qui se nomme moyenne.Quand deux idées peuvent être comparéesensemble pour en formor immédiatementun jugement affirmatif ou négatif, il n’estpas besoin de recourir au raisonnement ;mais comme cela ne se peut pas toujours,c’est alors qu’on recourt à l'idée moyenne,qui sert de principe de comparaison. Sij’entreprends , par exemple , de prouverque la terre est sphérique , il m’eil impos-lible de comparer immédiatement I idée dela figure sphérique & celle de la terre ; maisavec le secours d’une idée moyenne , sa-voir celle de sombre de la terre qui se trouveêtre sombre d’un corps spherique, je serai lacomparaison dont il s’agitjdí voici commentj’exprimerai mon argument : tout corps efispherique , st j-j n ombre tombant direcle-ment sur un plan efi circulaire , quelle quesoi t la situation dece corps, or nous voyonsdans les éclipses de La lune que Vombre dela terre a cette propriété : donc la terre efiIfiì corps sphérique.
S Y L
Pour que la conclusion soit juste, ilfaut io. que lesprémisiès qui constituent lamatière de l’argument, soient vraies : en-suite que la conclusion en soit bien déduite,c’est-à-dire , que la comparaison de l’idéemoyenne avec les termes de la conclusiondémontre leur relation : ce qui fait la formede l’argumenc.
Quand une seul idée moyenne suffitpour conduire à la conclusion cherchée, ceraisonnement est simple ; quand il faut plu-sieurs idées moyennes pour démontrer larelation qu’ont entr’elles deux idées qu’onveut comparer , le raisonnement devientcomposé , & sc forme de l’aíscmblage deplusieurs raisonnemens simples. Pour avoirune idée distincte des syllogismes , il fautconnoître les parties qui les composent.
Dans chaque JyllogiJ'me régulier il y atrois termes & trois propositions : troistermes , le grand ou l’attribut, le petit oule sujet , & le terme moyen : trois propo-sitions , la majeure & la mineure, qui for-ment les deux prémisses, & la concluiì on.L’attribut de Ja conclusion s’appelle legrand terme', & la proposition dans laquellece terme est comparé avec l’idée moyenne,forme la majeure de l’argument. Le sujetde la conclusion le nomme le petit terme ;& on donne le nom de mineure de l’argu-ment à la proposition dans laquelle ce ter-me est joint avec 1 idée moyenne.
Les réglés qui servent à construire unsyllogisme , sont dc deux sortes : les unesgénerales , qui concernent tous les syllo-gismes , & les autres particulières, qui dé-terminent les figures & les modes. )Aoye\les figures & les modes où ces règles fontexpliquées. Nous nous bornerons à parlerici des réglés générales : ces réglés fontsondées fur les axiomes qui ont été établistouchant les propositions affirmatives &négatives.
Les propositions considérées par rap-port à leur quantité & à leur qualité , scpartagèrent en quatre clastès , qu’on dési-gne par les lettres A , E , I , O.
A marque une proposition universelleaffirmative.
E , une universelle négative.
1 , une particulière affirmative.
O , une particulière négative.
Voici