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Voici donc les axiomes qu’on peut regar-der comme la base sur laquelle sont ap-puyées toutes les réglés générales des syl-logismes.
i°. Les propositions particulières fontenfermées dans les générales de même na-ture , 1 dans A , & O dans E. On pour-roit dans la rigueur des termes, contesterla vérité de cet axiome. On ne peut pasdire, par exemple , dans toute la précisionphilosophique , que quelque homme estraisonnable , que quelque cercle est rond,parce qu'cn le disant, on semble restrein-dre la rationalité à certains hommes , &l’exclure des autres , de même qu’on pa-rois restreindre la rondeur à quelques cer-cles seulement , avec l’exclusion des autres.Quoi qu'il en soit, il est certain que cequi convient aux sujets pris dans toute leuruniversalité , convient austi à tous lesindividus ou inférieurs de ces sujets :ce qui suffit par rapport aux règles desfyllcgljmes.
2°.L’universalité ou la particularité d’uncproportion dépend de l’universalité ou dela particularité du sujet : donc le sujet d’uneproposition universelle est universel, & lesujet d une proposition particulière est par-ticulier.
3°. L’attribut est toujours particulierquand la proposition est affirmative , parceque l’affirmation ne regarde jamais qu’unepartie de l’attribut. En disant, tout hom-me vit , je ne parle point de toute sortede vie.
4°. L’attribut d’une proposition néga-tive est toujours universel, à cause que cesujet est séparé de l’attriburpris dans toute1 étendue dont il est capable. Un certainhomme h 1 est point blanc ; il s’agit ici detoute forte de blancheur.
De-la on déduit les conséquences sui-vantes : toute proposition universelle néga-tive a ses deux termes pris universellement,& cette propriété ne convient qu’à ces sor-tes de propositions seules.
Toute proposition particulière affirma-tive à ses deux ternies pris particulièrement,t: il n’y a que ces sortes de propositionsqui aient cette propriété.
Toute proposition universelle affirma-
Teme XXXII.
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rive ou particulière négative n’a qu'un ter-me universel.
Une proposition affirmative qui a unterme universel, est universelle.
Une proposition négative qui n’a qu’unterme universel, est particulière.
De ces axiomes nous déduisons des ré-glés,par le secours desquelles nous détermi-nons si la conclusion àu syllogisme est lé-gitimement tirée des prémisses ; & ces mê-mes réglés nous enseignent ce qu’il fautobserver dans la construction du syllogsme\les voici :
i°. Dans tout syllogisme il y a trois ter-mes, & il n’y en peut avoir que trois, cha-cun desquels est employé deux fois , & pasdavantage, de maniéré que nous ayonspourtant six termes en trois propositions.
2°. Le moyen terme doit être pris , aumoins une fois, universellement ; car s’ilse prend particulièrement dans la majeure& dans la mineure , il pourra arriver quedans ces d ç ux propositions, ce qu’on prendpour le terme moyen , exprimera des idéesdifférentes , & alors il n’y aura point d idéemoyenne. Ainsi dans cet argument, quel-que homme est saint ù quelque hommeest voleur : donc quelque voleur cfl jaint ,le mot à'homme étant pris pour diver-ses parties des hommes, ne peut unirvoleur avec saint , parce que ce n’estpas le même homme qui est saint & qui estvoleur. Pour déterminer donc si un argu-ment est en forme , il faut examiner d’a-bord, s’il n’a pas quatre termes , c’est-à-dire , íi les termes majeur & mineur ontle même sens dans les prémisses que dansla conclusion, & n c’est la même idée qu’onemploie dans chaque prémisse, commeidée moyenne.
3 °. Les termes de la conclusion ne doi-vent pas y avoir plus d’étendue que dans lesprémisses. La raison est qu’on ne peut rienconclure du particulier au généras ; cardece que quelque homme est estimable , onn’en doit pas conclure que tous les hommesle soient.
De-Jà on déduit les conséquences sa-vantes : i . il doit toujours y avoir dansles prémisses un terme universel de plusque dans la conclusion; car tout termequi est général dans la conclusion , le dpit
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