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Tome trente-deuxième.
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détachoit do tout le reste du corps, depuisles épaules , où elle étoit attachée avec uneagrafîe , le plus souvent garnie de pierre-ries , & se soutenois à une longue distancepar son propre poids : la partie supérieureportoit ordinairement sur supante & furiebras gauche , pour donner plus de liberté aubras droit, que tes femmes portoient décou-vert comme tes hommes ; elle formoit par-la , en descendant, un grand nombre deplis qui donnoient de la dignité & de lagrâce à cet habillement.

Quelques-uns ont prétendu que la formeen étoit quarrée, quadrum palliam. Lefond étoit de pourpre , & tes ornemensd or. Isidore s’est plu à í’enrichir de pier-reries : ajsixis in ■->rdinem genunis dìjlinchi.La mode de cette fy mare s’mtroduifit furla feene, & les comédiennes balayoient lesthéâtres avec leur longue queue.

{D. J.)

Longosyrmate vertit humum.

SYMBACCHl , ( Antiq. d'Athènes.)^v.uS*nypt ; c’étoit le nom qu’on donnoitaux deux prêtres, chargés de purifier la villed’Athènes dans la fête des targélies. (D. J.)

SYMBOLE, ( Gramtn. ) signe ou re-présentation d’une chose morale par lesimages ou propriétés des choses naturelles.V'oye\ Signe, Figure.

Ce mot est formé d u grec symbolum ,marque , signe, caractère, & du verbeJymbellein , conférer ou comparer. Dansce fens-là, nous disons que 1e lion est lesymbole du courage , te pélican celui del’amour paternel. Les symboles étoientengrande estime parmi tes anciens hébreux ,& suiMiout parmi les Egyptiens, qui s’enlervoient pour couvrir la plupart de leursmystères de morale, & p 0ur représenternon - feulement des choses morales pourdes choies naturelles ; mais aussi les natu-relles par tes morales. Voye\ Hyérogli-

PHES.

II y a différentes sortes de symboles ,comme types, énigmes, paraboles, fables,allégories, emblèmes, hyérogliphes, quel’on trouvera fous leurs articles particuliers,type, énigme, ùc. La plupart des lettreschinoises ne font que des symboles signifi-catifs. V.Ojfà Lettre.

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Symbole , ( Théologie. ) dans les au-teurs ecclésiastiques &dans tes théologiens,signifie quelquefois la matière des facre-mens , ce qu’il y a de sensible & d’exposéaux yeux. Ainsi , dans 1 e baptême, l’eau estsymbole de la purification intérieure.Dans l’eucharistie , le pain & 1 e vin sont'es ly.mboles du corps «te du sang de Jesus-Chnít, qui font réellement présens dansce sacrement. Voye\ MATIERE, SACRE-MENT.

Symbole signifie parmi les chrétiens, uneformule de profession de foi. Nous en con-noistòns quatre adoptés par 1 église ; sa-voir , 1e symbole des apôtres , celui duconcile de Nicée , celui de S. Athanafe &celui du concile de Constantinople , dechacun desquels nous traiterons séparé-

ment.

Le symbole des apôtres est une formulede profession de foi, qu’on croit qui nousvient des apôtres, fk qui a été rédigée pareux vers l’an 3 6 de l’ere vulgaire , avantqu’ils se séparassent pour aller prêcher l’é-vangile. C’eít comme l’abrégé de la doc-trine de J csus-Christ & de l’église chré-tienne ; c’étoit comme 1e signal & la mar-que à laquelle tes chrétiens se reconnois-soient entr’cux.

Rusin , de symbol. pag. ssQ , dit qu’ila appris par tradition, que les apôtres étantprêts à se séparer, s’assemblerent, & con-férant ensemble tes pensées que chacund’eux avoit fur les principaux articles dela foi, en composèrent 1e symbole qui enest comme l’abrégé. S. Jérôme, (psi. Ixj.attribue aussi aux apôtres le symbole quenous avons fous leur nom. S. Léon dit,qu’il comprend douze articles des douzeapôtres. Enfin , quelques-uns prétendentque chaque apôtre a fiiit son article, &désignent en particulier l’article que chacuna composé. On cite pour cette opinion unmanuscrit grec de la bibliothèque de l'em-,pereur, dans lequel le symbole f e trouveainsi divisé en douze articles, avec lesnoms des apôtres que l’on prétend avoircomposé chaque article. Le premier y estattribué a S. Pierre , & les autres successi-vement , a S. André , à S. Jacques le ma-jeur , a b. Jean ,&c. Cependant M, Dupin. remar que } qu’il y a des fortes raisons poux

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