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Tome trente-deuxième.
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période harmonieuse qui remplit agréable-ment s esprit. Mais on se trompe en cela.Si ces fortes de discours vagues & fans liai-son , qui ne font pleins que d’une vainerhétorique , imposent quelquefois à desgens qui aiment la vérité, c’est que leurimagination étant frappée par quelques mé-taphores vives & brillantes , ils négligentd’examiner quelles font les véritables idéesd’où dépend la conséquence du discours ;ou bien , éblouis de l’éclat de ces figures ,ils ont de la peine à découvrir ces idées.Mais pour leur taire voir la foibleslê de cessortes de raifonnemens , il ne faut que lesdépouiller d’un faux éclat, qui impose d’a-bordà l’efprit, des idées superflues, qui ,mêlées &: confondues avec celles d’où dé-pend la conséquence , semblent taire voirune connexion où il n’y en a point ; aprèsquoi il faut placer dans leur ordre naturelces idées nues , d’où dépend la force del’argumentation ; & l’efprit venant à lesconsidérer en elles - mêmes dans une telleposition, voitbientôt, fans le secours d au-cun jyli gys/ne , quelles connexions ellesont entr elles. Les, meilleurs ouvrages quenous ayons , les plus étendus , les plusclairs , les plus profonds & les mieux rai-sonnés , ne font point hérissés de syllogis-mes, ils ne font qu’un tissu de propositions;tant il est vrai que l’art du syllogisme n’estpas le moyen le plus immédiat, le plussimple & le plus commode de découvrir &de démontrer la vérité. Lise\ le chap. xj.qui traite de la raison , liv. II/. de Y essaisur Ventendement humain , où l’inutilitédu syllogisme est approfondie.

SYLT ou SYLOT , ( Ge'ograp. mod. )petite ville du royaume de Danemarck,fur la côte occidentale du duché de Slefwick,au nord de file Fora, dont elle est séparéeparle Rode-Jsist, ou canal rouge. Syltn’a que 4 milles de longueur, dont la plusgrande partie est couverte de.collines defable & de bruyères. Ses habitansy au nom-bre d’environ quinze cens,. partagés enquatre paroiflès , vivent de la pêche de labaleine,qu ils vontfaire du côté del’Illande,de Groënlande & du Spitzberg. Ils parlenta langue de anciens Frisons, & conserventleur ancienne mamere de s’habiller; parti-culièrement les femmes qui portent des

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robes quí ne tombent que jusqií’aux gtf4noux. ( D. f. )

SYLVE, vcye\ Sylve.

• SYLVE, f. f. { Jeux rom.) en latins dva ydivertissement & jeux publics desRomains,qui consistoient dans une espece de chaste.On construisoit une forêt artificielle dansle cirque avec de grands arbres que I onfaisoit apporter par les soldats & qu’on yreplantoic ; on y lâchoit quantité de bêtesque le peuple poursuivoit à la course , &qu’il falloir prendre vives ; c’est pourquoion n’y lâchoit point de bêtes féroces,comme on faisoit au pancarpe , qui étoitun autre spectacle à peu-près semblable.

Plusieurs auteurs prétendent, que c’étoitle même divertissement , connu fous deuxdift'érens noms. Telle est l’opinion de Ca-saubon , de Cujas & de François Pithon ;mais Saumaise , dans ses notes fur JulesCapitolin, aíïiire que ces deux spectaclesétoient distêrens , & que les Sylves ne du-rèrent que jufqu’à Constantin, après quoi1 histoire n’en parle plus, tandis qu’ellefait encore quelquefois mention du pan*carpe.

Quoi qu’il en soit, au commencementon ne lâchoit que quelques petits animauxdans cette forêt postiche , mais l’empereurHéliogabale y fit mettre des bœufs, deschameaux & des cerfs. La plus fameusesylve dont parle l’histoire , est celle qui futdonnée par l’empereur Gordien ; il y avoitdeux cents cerfs, trente chevaux farouches,'cent chevres , dix élans , cent taureauxtrois cents autruches , trente ânes sauva-ges , cent cinquante sangliers , deux centschevres sauvages & deux cents dains.{D. J. )

S YMJETHUS, ( Ge’og. anc. ) un desprincipaux fleuves de Sicile , qui fe jettedans la mer de Cataire. Voy. SlMŒTHUS.( D . J. )

SYMARE, f. f. ( Habit des damesrom. ) en latin syrma , mante à longuequeue traînante ; les dames romaines l’atta-choient avec une agraffe plus ou moinsriche fur l’épaule.

II faut savoir , que les dames, par-destùsleur stole , portoient la mante ou la symaredont nous venons de parler. La queue ex-trêmement traînante dc cette symare , se