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connoître cette belle couleur. On possedeune médaille d’argent consulaire de la fa-mille mamilia , sur laquelle l’on voit d’uncôté ia tête de Mercure couverte du pétale,& le caducée derriere. De l’autre , est unhomme en habit de voyageur, qui s’appuiede la main gauche fur un grand bâton , &qui tend la main droite fur un chien quisemble le reconnoítre & Rapprocher pourle careíìèr. Tout le monde reconnoît làl’aventure d’Ulislò racontée dans l’Odysséed'Homere. La légende de ce côté de la mé-daille est C. MamillimEA. Elle a étérestituée par Trajan.
La cicognequi nourrit son pere &samercdurant leur vieillesse , est le symbole de lapiété. Elle se place ordinairement aux piésde cette déesse , ou à côté des eníans quiont singulièrement honoré leurs parens.
Le coq , est f attribut de la vigilance. Onle donne au dieu Lunus & à Mercure ;quelquefois à Bacchus, par ce qu’on le luifacrilioit pour la conservation des vignes.11 dénote aussi les combats & la viétoire.
La corneille, est le symbole d’Apollon, ledieu des devins. Quand elle est perchée,elle désigne la foi conjugale.
Le crocodile représente le Nil & l’E-gypte qu’il arrose , parce qu’il naît dans cefleuve. Quelquefois il marque des specta-cles , où l’on avoir donné le plaisir aupeuple de voir ces animaux extraordi-naires.
Le dauphin , entortillé à un trident ou àune ancre , spécifie la liberté du commerce& l’empire de la mer. Quand il est joint àun trépié d’Apollon , il caractérise le sacer-doce des quinze-virs , qui, pour annon-cer leurs sacrifices folemnels, portoient partoute la ville un dauphin au bout d’uneperche, & qui regardoient ce poisson com-me étant consacré à Apollon , ainsi que lacorneille parmi les oiseaux. ,
L’éléphant figure l’éternité, parce qu’ilest d’une très - longue vie. Plus souventnéanmoins , il marque les jeux publics , oùl’on en expofoit aux yeux du peuple.
Dans les médailles de Jules , du tempsde la république , lorfqu’il n’étoit pas en-core permis de mettre fa tète fur les mon-noies, n fit graver a la place cet animal ,dit le P - Jobert, parce qu’en langue puni-
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que, cccsa signifie un éléphant. Mais íLn est pas vraisemblable que César ait eru-doyé cette frivole équivoque ; de plus ,histoire nous apprend que le surnom deCésar étoit dans la famille des Jules,dès le temps de la seconde guerre pu-nique.
La harpie est l’emblcme de la valeur.
Le hibou , qui voit comme le chat dansles ténèbres , est le symbole de la sagesse ; -il est consacré à Minerve , & placé quel-quefois fur son casque , quelquefois à sespiés.
L’hipopotame , représente le Nil & I’E-gypte que ce fleuve arrose.
Le lievre & le lapin sont le symbole del’Eípagne ; on en voit aussi sur les médail-les de Sicile. Ils caractérisent en générall’abondance à cause de leur fécondité.
Le loup & la louve signifient , ou l’ori-gine de la ville de Rome, sondée par lesdeux íreres qu’on publioit avoir été allaitéspar une louve , ou simplement la domina-tion romaine,à laquelle les peuples étoientsoumis ; peut-être désignent-ils le pays oùil fe trouvoit quantité de loups, com-me l’exprime la médaille de la ville deMérida. Souvent on voit les deux frétés ,Rémus & Romulus , attachés aux têtes dela louve.
Le paon & l’aigle, peignent la consé-cration des princesses, comme on peut levoir fur des médailles de Blotine , de Ma r-ciana, de Matidie Lc de Sabine , rapportéespar M. Vaillant. Comme on croyoit queces oiseaux favoris , l’un de Junon & l’au-tre de Jupiter, portoient les âmes auciel : on les voit quelquefois au-destùs dubûcher.
Le pégase ailé est le symíoledc Corin-the , où Minerve le donna à Bellerophonpour combattre la Chimere. 11 se trouveaussi sur les médailles des vides d’Afrique ,& fur celles de Sicile , depuis que les Car-thaginois s’en furent rendus les maîtres ;parce qu’on tenoit que ce cheval miracu-leux étoit né du sang de Méduse qui étoitafricaine. Syracuse en particulier, qui avoirune étroite alliance avec Corinthe, gravoitun pégase sur ses médailles.
Le phénix , qui renaît, à ce qu’on pré-tend , de ses cendres, signifie tantôt l’es-pérance