S Y M
fleur est creuse , en godet, divisée dansfa partie supérieure en cinq segmens obtus,& placée dans un calice fort velu , oùl’on trouve quatre semences anguleuses,après que la fleur est tombée. Cette plantecroît aubord des rivières, & fleurit en Juin.Ses racines , ses fleurs & ses feuilles lontd’usage ; son suc visqueux rend bonne cetteplante dans toutes sortes de flux > & sur-tout dans l’exulcération des poumons.Symphytnm vient de ervyyJa , f agglutine,parce que cette plante est pleine d un sucglutineux propre à consolider les petits ul-cérés.
Les anciens ont donné le nom àe Jjm-phytum à quelques plantes fort différentes;Díoscorides en particulier nomme tantôtfymphytum , l’énule - campane , &t tan-tôt il appelle ainfl la prêle, squicetum.( D. J. )
SYMPLÉGADES ,( Mythol.) ce fontdeux îles , ou plutôt deux éceuils situésprès du canal de la mer Noire , au détroitde Constantinople , & qui font íi près l’unde l’autre , qu’ils semblent se toucher ous’entre-choquer , ce qui a donné lieu auxpoètes d’en faire deux monstres marins re-doutables aux vaisseaux. ( D. J.)
Symplégades , île , (Géog. anc. ) lessymplégades , ou les Cyanées , font deuxpetites îles, ou plutôt un amas de rochersd’une figure irréguliere , qui se trouvent àquatre ou cinq lieues de fentrée du Pont-Euxin , & dont une partie est du côté del’Asie, l’autrc du côté de l’Europe , & assezprès les uns des autres pour ne laistèr qu'u npassage difficile. Les flots de la mer quiviennent s’y briser avec beaucoup de fra-cas, font élever une cspece de fumée quiobscurcit 1 air. Comme , selon Strabon , iln y a entre ces rochers que vingt stades dedistance, & qu a mesure qu'on en étoitproche ou loin , ils paroissoient se joindreou se séparer, on croyoit en les voyantdans l’éloignement qu’ils se rejoignoientpour engloutir les vaisseaux qui y passoient;ce que Pline exprime ainsi: Cianece ab ulusSymplégades appellatex , traditsque fabu-lis inter Je concurrijse , quoniam parvodiscretoc intervallo , ex adverjo intranti-hus géminés cernebantur , paulumque de-jlexâ aeie coeuntiumjpeciem prsbebant.Et
S Y M 23r
c’est cn ester ce qui leur fit donner le nomde Symplégades , peur maiquer que cesrochers s’entreheurtoier.t & s’entre-cho-quoient. ( D. J.)
SYMPLOCE ,-s. f. ( Rhétorique. )figure par laquelle un méme rrot est ré-pété à dessein plusieurs fois , soit au com-mencement , soit à la fin d un discours.Cicéron nous en fournit un bel exempledans son oraison pour Rullus : Quis legemtuht ? Rullus. Quis majorem pepuli par-temsuffragiis priva vu ? Rullus. Quis co-mitiis prsfuitì idem Rullus. (D. J. )
SYMPOSIAQUE , f. m. ( Linérat. )entretien ou conversation des philosophesdans un banquet.
Le mot est formé du grec çup.nt?m ,banquet.
Plutarque a fait neuflivres qu’il a intitu-lés jympofiaques ou questions f) mposiaques,c’est-à-dire , disputes ou conversations detable.
SYMPOSIARQUE , f. m. ( Antiquit.grec. ) nom que les Grecs donnoient auxdirecteurs d’un repas. Cet emploi étoitquelquefois rempli par la personne qui don-noit le repas ; quelquefois par celle qu’ilnommoit lui-même ; & d’autres fois, sur-tout dans les repas par écot , le fort endécidoit, ou les suffrages des convives. Onle nommoit aussi modimperator, owbajì-leus , le roi de la fête , & c’étoit lui qui sai-si) it les lois tendantes à la bonne union &à la gaieté , veillant à ce qu’elles fussentbien observées ; d’où vient qu’on l’appel-loit par cette raison ophthalmus , Yccil dufestin.
Tous les conviés croient obligés de sui-vre ses ordres , fur quoi Cicéron raille uncertain homme qui avoir toujours obéi auxlois du cabaret , & n’avoir jamais vouluse soumettre à celles du peuple romain :Qui numquam populi romani legibus pa-ru) Jstet , is legibus qus in poculis poneban-tur, obtemperabat.
Les principaux magistrats se prêtoient debonne grâce a exécuter les lois établies parcelui que le fort avoit nommé le législateurdu repas. Plutarque rapporte qu’Agésilas,roi de Lacedemone, ayant été fait fympo-Jiarque dans un festin , l'échanson vint luidemander la quantité de vin que chaque