dix personnes telles qu’on vient de direpour former une assemblée légitime ; St làoù ce nombre n’étok pas complet , on nepouvoir faire légitimement aucune partiedu service de la synagogue. Mais par-toutoù l'on pouvoir s’aílùrer du service de dixpersonnes en état d’aísister aux assembléesavec les qualités requises , il falloir bâtirune synagogue. Cela ne se trouvoit quedans un endroit assez peuplé; & on ne vou-loir pas en avoir ailleurs. Car je regardecette réglé comme une défense d’en éta-blir où ces conditions ne setrouvoient pas;aussi-bien qu'un ordre positif d’en bâtir oùelles se trouvoient, & où le nombre deshabitans étoit assez grand , pour compterqu’on auroit toujours fur semaine, aussi-bien que le jour du sabbat, au moins dixpersonnes qui auroient le temps d’assisterau service , qui ne pouvoir pas se faire !sans ce nombre complet d’assistans.
D’abordil n’y eut que fort peu de ces syna-gogues ; mais dans la fuite elles se multipliè-rent extrêmement, St devinrent aussi com-munes que le font parmi nous nos églisesparoissiales, auxquelles elles resièmblentbeaucoup. Du temps même de notre sei-gneur , il n’y avoir pas de ville de Judée,quelque petite qu’elle fût, qui n’eût pourle moins une synagogue. Les Juifs nousdisent , qu’environ ce temps-là , la feuleville de Tibérias en Galilée en avoir douze,& celle de Jérusalem 480 ; mais si l’on pre-noit ce nombre à lalettre,il faudroit, pourplusieurs de ces synagogues, avoir recours àl’expc-dient de quelques savans, qui préten-dent que ces dix résidons de synagogues ,qu’on nomme batelnim,è toient des person-nes gagées ; fans cela , comment s’assiirer,pour tant de synagogues , d’un nombresuffisant de gens fur semaine pour formertoutes ces assemblées ? II y avoir au moinsdeux de ces jours qui en demandoient unefolemnelle , aussi-bien que le sabbat.Ligbtfoot , pour lever la difficulté , croitque les hatelnim étoient les anciens ík lesministres qui officioient dans la synagogue.
2 °' J/dîpns au service de la jynagague :" c p n nstoit dans la priere, la lecture deléciituie & la prédication. La priere desjuiís eit contenue dans les formulaires deleur culte. D abord ce culte étoit fort íim-
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pie ; mais à présent il est fort chargé Stfort long. La partie la plus folemnelle deleurs prières , eít ce qu’ils appellent Sché-monehé-Eshre , ou les dix-neuf prières. Ilest ordonné à toutes les personnes parve-nues à l’âge de discrétion , de les offrir àDieu trois fois le jour;le matin,vers le midi& le soir. On les lit avec solemnité tous lesjours d’astèmblée : mais elles ne font néan-moins que comme le fondement d’autresprières.
La seconde partie du service de la syna-gogue , est ia lecture du vieux testament.Cette lecture est de trois fortes. i°. Le ki—riath-shéma ; z°. la loi ; 3 0 . les prophè-tes.
Le kiriath-shéma ne consiste qu’entrois morceaux de récriture. Le premierest celui qui commence au v. 4. du vj. ch.du Deutéronome , St finit par le 9. Le se-cond commence au v. 13 du thap. ay. dumême livre , & finit par le 11. Et le troi-sième est tiré du xv. chap. du livre desnombres, St commence au 37 v. jusqu’àlasinduchap. Comme en hébreu le premiermot du premier decespasiàges est shéma ».qui signifie écoute , ils donnent à ces troispassages le nom de shéma ; & à fa lecturecelui de kirîath-shéma,\a lecture du shéma.La lecture de ce shéma est accompagnéede plusieurs prières Sc actions de grâces,devant Sc après ; mais la lecture du shéma.n’est pas aussi rigide que celle des prières;il n’y a que les hommes libres qui y soientobligés le matin Sc le soir : les femmes Scles serviteurs en font dispensés ; quant àla lecture de la loi & des prophètes, nousen parlerons tout-à-l’heure.
La troisième partie du service de la sy-nagogue , est sexplication de récriture Scla prédication. La premiere se faisoit en lalisant, Sc l’autre après la lecture de la loiSc des prophètes. 11 est clair que Jesus-Christ enseignent les juifs de l une Sc des'autre de ces maniérés , dans leurs syna-gogues. Quand il vint à Nazareth , Luc ,xvj. l'j. &c. la ville où il avoit son do-micile , on lui fit lire , comme membre dela synagogue , le haphterah , ou la sec-tion des prophètes, qui servoit de leçonpour ce jour-là ; & quand il se hit levé ySc qu 1 il l’eût lue, il se rassit Sc sexpliqua ,