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Tome trente-deuxième.
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S Y M

Les symptômes critiques font ceux quimarquent & annoncent une crise salutaire;telle est l’éruption d’une parotide à la finou dans Paugmcntation d’une fievre ma-ligne ; telle est une hémorrhagie par l’unedes narrines , dans le cas de pléthore , quis’est jettée fur la plevre , ou fur le pou-mon.

Les symptômes en général demandentun traitement particulier, quoiqu ils dis-paroist'ent avec la cause de la maladie ;mais on doit commencer fur-tout par lesabattre dans les maladies aiguës ; ainli lafievre dans toutes les inflammations avecla douleur , fait la premiere indication. V.Maladie.

Symptômes protëiformes , ( Médec. )on nomme ainsi dans les fievres & autresmaladies des symptômes irréguliers si peuattendus & si violons , qu’ils mettent endanger la vie du malade , parce qu’ils dé-robent au médecin le caractère de la ma-ladie , & son état présent; en forte qu’il nepeut la reconnokre , ni par le tempéra-ment , ni par le pouls, ni par les urines ,ni par aucune autre des voies accoutumées.Souvent il ne remarque qu’un grand fris-son , un vomiíîèment continuel , une vio-lente diarrhée , une colique d’estomac,des spasmes, une douleur piquante de côté,ou d’autres accidens qui ne fervent qu’àécarter son esprit de la vraie méthode cu-rative. <11 faut alors s’en tenir aux seuls ré-sides propres à calmer des J'ympt ornesles plus urgens , & ne rien entreprendrequi puiíîe détruire les forces de la nature ,& arreter les crises heureuses qu’elle peutopérer. J/?. J. )

contraction des vaisseaux, comme il arriveâpres des évacuations considérables. Cemot se prend aussi quelquefois pour un af-faissement du corps accablé de lassitude &de foibleflè : enfin ce mot signifie toutabattement particulier de quelque partieque ce soit du corps, des yeux , du visage;&c. (D. J.)

SYMPULE , s. m. ( Antiq. ) petit vasedont les pontifes romains se servoient dansfcs sacrifices pour faire des libations.

Tome XXXII.

SYN 2 U

SYNAGOGUE des Juifs, ( Crìtìq.fac .)ce mot grec qui signifie en général touteassemblée , se prend en particulier pour leheu destiné chez les Juifs au service divin,lequel consiste principalement dans la lec-ture de la loi & des prophètes.

II est très-vraifemblable que le peuplejuif n’avoit point de synagogue avant lacaptivité ; ce fait paroît justifié , non-feu-seuleinent par le profond silence de ré-criture du vieux testament, mais même parplusieurs p a stages,, qui prouvent évidem-ment qu’il falloit qu’il n’y en eût point alors:car la maxime des juifs, que là où il n’y apas délivrés de la loi, il ne peut pas y avoirde synagogue ; c’est une proposition que lebon sens dicte : en ester , comme le ser-vice estèntiel de la synagogue, consistoit àlire la loi au peuple , il en résulte que làoù il n’y avoit point de livres de la loi, ilne pouvoir pas y avoir de synagogue.

Quantité de passages de l’écriture nousmarquent combien le livre de la loi étoitrare dans toute la judée avant la captivité.Quand Josaphat envoya des missionnairesdans tous les pays, pour instruire le peupledans la loi de Dieu, 11 Ckron. xvi). g.ils porterent un exemplaire de la loi , pré-caution fort inutile , s’íl y en eût eu dansles villes où ils alloient : & il y en eût eu ,fans doute,s’il y eût eu des synagogues : ilferoit aussi ridicule de supposer parmi le*juifs une synagogue fans un exemplaire dela loi, que parmi les protestans une égliseparoissiale fans bible. Or , cette particula-rité prouve qu’on inanquoit alors en Judéed’exemplaires de la loi, & qu’il n’y avoitpoint de synagogue ; c’est donc vraisembla-blement à la lecture qu’Esdras établit de laloi en public, après la captivité, que lesjuifs ont été redevables de l’érection deleurs synagogues. Examinons présentementr°. dans quel lieu on devoir ériger des sy-nagogues ; z°. quel étoit ie service qui s’yfailoit 3°. dans quel temps ; 4, 0 . enfinquels ministres y officioient.

f°. Voici la réglé qu’on obscrvoit parrapport au lieii : par-tout où il y avoit dixbatelnim , c est-a-dire , dix personnes d Wâge mur , libres qui pussent assister cons-tamment au service , on devoir y établirunejynagogue. Selon les rabbins, il falloit

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