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Tome trente-deuxième.
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sans rien retrancher des éiémens du mot,ce qni se lait en prononçant, d’un seul coupde voix , deux sons consécutifs qui, dansl’ufage ordinaire , se prononcent en deuxcoups. C'est ainsi que l’on trouve aureisen deux syllabes longues, á la fin d unvers hexamètre ; dependent hchni laquea-ribus àûrìïs : ( Virg. ) jûàdet pour J'itâdet ;fuadet enim résina James. ( id. ) ,Vo',e\ la méthode latine de P. R. Traitede ìapoésie latine , chap. iij. §• s-

Les anciens grammairiens donnoient àcette figure le nom de /j necphonefe , lors-que l’une des deux voyelles étoit entière-ment supprimée dans la prononciation,& qu’elles faisoient une fausse diphtongue ;comme dans alrearìa , íi , pour le pro-noncer en quatre syllabes , on dit alvaria }de même que nous disons Jan au lieuJean. Au contraire , ils l’appeiloient syné-rese , lorsque les deux sons étoient conser-vés & fondus en une diphtongue vraie ,comme dans cui, si nous le prononçons demême que notre mot francois lui.

Mais comme nous ne sommes plus enétat de juger de la vraie prononciation dulatin , ni de discerner entre leurs vraies &leurs fausses diphtongues, &: que ces ter-mes font absolument propres à leur proso-die ; nous ferons mieux de les regardercomme synonymes par rapporta nous.

Synecphonese viens de ovv, cum , &du verbe ìmpco ía , enuncio j comme pourdire duorum smul fonorum enunciatìo.

-i Synerese vient aussi de aim , &du verbe , capio ; comme si l’onvouloit dire, duorum fonorum complexìo.( E. R. M. R.)

SY"NGRAPHE , f. m. ( Droit rom. )

n? Ue íé’ Romains donnoient aux bil-

ouand IÌTp ° S & ohhgarions qu'ils faisoientquand ils emprur.toient de l’argent

L ejyngraphe étoit scellé de banneau dudébiteur , ou etoit grave son cachet ; c ’estdans ce sens que l'affranchi de Trimalcion,qui querelle si vivement Ascyte & Giron,» leur dit : », allons fur la bourse emprun-» ter de l’argent ; tu verras si l'on n’a pas» de la confiance en cet anneau , quoi-,> qu’íl ne soit que de fer. Vo \ez Pline ,

„ ixxxrii. c. j. (/;./. )

- SXNNJDA, or u m , ( Qéog. anc. )

S Y N ?5î

ville de la grande Phrygie , & voisine d<ìcelle de Docinua ou Docimeurn. Elle n'é-toit pas grande du temps de Strabon ,l. XII , qui, eu parlant de cette ville, dit,non magna urbs. II ajoute que le marbrede Synnada étoit en grande réputation.Tite-Live& Ptolomée écrivent auss Hm-nada au nombre pluriel.

Etienne le géographe rapporte, qu'ondisoit qû’Acamas , errant après la guerrede Troies , arriva dans la Phrygie ; qu’yayant trouvé le prince du pays assiégé parses ennemis , il lui donna du secours, &devint maître d'une connée où il bâtiecette ville. II ajoute qu'Acamas, pour peu-pler fa ville , raílèmbîa plusieurs Macédo-niens venus de Grece, & qui s’croientétablis en Asie; & que de ces gens ramasséspour demeurer en un même lieu, que dansla fuite les habitans du voisinage corrom-pirent cn celui de Synnada , on donnad’abord à la ville le nom de Symuva ; ontrouve le mot stnna^eíîn fur diversesmédailles anciennes. Plusieurs auteurs écri-vent encore le nom de cette ville Synnas,adis ; de ce nombre est Martial, liv. IX.épigramme y 6.

De marmore omni , quoi Caryfios in~venit.

Quod Phrygia Synnas , Afra t quodnomas mittit.

Prudence , air. Symmach. I. II. v. zs.ff.fuit la même orthographe.

Etquce Jaxa Euros secat, & quae punicarupes ,

Ç)uœ viridis lacedœmon habet , macu-lofaque Synnas.

Stace , /. I. Silvar. Car n. V- r. 3 6 ■> ditaussi :

Sol a ni cet jlavis JNomadum accija me-tallis.

Purpura, sola cavo Phrygiœ quamSynnados auro

Ipsecruentavit macuhs lucentibus Atys,

Ces témoignages nous font voir que laville de Synnada , fournissoit un marbreprécieux & tacheté. Ce marbre étoit blancavec des taches rouges , ou couleur depourpre , comme le remarque Pline , liv.XXXV. cli. j , quj au //„_ y, c/n xxix ,écrit Synnada , dee , &; donne cette villa -