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s’augmenta insensiblement , tant en hautcju’en bas, & qn’il atteignit, &: passa mémoFétendue dn dffdiapazon , ou de la doubleoctave [t] ; étendue qu’ils appellent/v^-ma perfechim , maximum , immuatum ,le grand système , le íysiême parfait , im-muable par excellence , à cause qu entreces c-xtrc-mites , dont l intervalle formoitune consonnance parfaite, étoient conte-nues toutes les consonnances simples ,doubles, directes &c renversées, tous lessyftemes particuliers, & , selon eux , lesplus grands intervalles qui puíìènt avoir lieudans la mélodie.
Ce fyflime etoit composé de quatre té-tracordes ; trois conjoints & un disjoint ,& d’un ton de plus , qui fut ajouté au-des-sous du tout pour achever la double octave,d’où la corde qui le formoit prit le nom deproflambanomene , ou Hl ajoutée. Cela n’au-roit díì produire que quinze sons dans legenre diatonique ; il y en avoit pourtantseize. C’eíf que la disjonction íe faisantsentir tantôtentre le second &le troisième,tantôt entre le troisième tétracorde & lequatrième , il arrivoit dans le premier casqu’après le son la , le plus aigu du secondtétracorde, iuivoit en montant le ion fi ,qui cornmençoitle troisième;ou bien, dansle second cas , que ce même son la com-mençant Iui-même le troisième tétracordeetoit immédiatement suivi du ji bémol ;car îe premier degré de chaque tétracordeétoir toujours d un semi-ton. Cette diffé-rence preduisoit donc un seizieme son , àcause du jì naturel qu’on avoit d’un côté ,& de 1 autre , le fi bémol. Ces seize sonsétoient représentés par dix - huit noms,c’est-à-dire , que l 'ut & le re étant , ou lesdeux derniers ions , ou les sons moyensdu troisième tétracorde , selon ces deuxdifférons cas de disjonction , on donnoit àchacun de ces deux sons des noms qui mar-quoient ces diverses circonstances.
Mais comme le ion fondamental varioitselon le mode , il s’énsuivoit pour chaquemode dans le fyjllme total une différencedu grave à l’aigu qui multiplioit de beau-
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coup les sons. Car si les divers modesuvo;ent plusieurs sons communs, ils enavoient aussi de particuliers à chacun , ouquelques-uns seulement. Ainsi , dans 1cseul genre diatonique 1 étendue de tous lessons admis dans les quinze modes dénom-brés par Alypius , est de trois octaves &un ton ; & comme la distcrence de chaquemode à son voisin étoit seulement d’unsemi-ton, il est évident que tout cet espacegradué de semi-ton on semi-ton , produi-soit dans le diagramme général la quantitéde trente-neuf sons pratiqués dans la mu-sique ancienne. Que íi déduisant toutesles répliques des mêmes sons, on se ren-ferme dans les bornes d’une feule octave ,on la trouvera divisée chromatiquementpar douze sons disierens , comme dansla musique moderne ; ce qui est de la der-niere évidence par l’inspection des tablesmises par Meibomius à la tête de l’ouvraged’Alypius. Ces remarques sont nécessairespour relever Terreur de ceux qui s’imagi-nent , fur la foi de quelques modernes ,que toute la musique ancienne n’étoit com-posée que de seize sons.
On trouvera , dans nos PI. de Mus q.une table àu fy fie me général des Grecs prisdans un seul mode & dans lc genre diato-nique. A T égard des genres enharmoniques&: chromatiques , les tétracordes s’y trou-voient bien divisés , selon d’autres propor-tions; mais comme ils contenoient toujourségalement quatre sons & trois intervallesconsécutifs, de même que dans le genrediatonique, ces sons portoient chacun dansleur genre le même nom que chaque sonqui leur corrcspondoit , portoit dans lediatonique. C’est pourquoi je ne donnepoint de tables particulières de chacun deces genres. Voye% Genre. Les curieuxpourront consulter celles que Mciboraiusa mises à la tête de Touvrage d’Aristoxene ;on y en trouvera six , únepaur le genre en-harmonique , trois pour le chromatique,&c deux pour le diatonique , selon les di-verses modifications de chacun 6e cesgenres. Ce
I “'^Pazon est à peu-pres la plus grande étendue que puisse parcourir la voix
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