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Ce Système demeura à peu-prés danscet état’jufqu’à r onzième íiecle , où Guyd’Arezze y fit des changemens considéra-bles. II ajouta dans le bas une nouvellecorde , qu’il appella hypoproflambanomene,'& dans le haut, un cinquième tétracordequ’il appella le tétracorde des suvcv.gttes.Outre cela , il inventa, dit-on, le bémol ,nécesiàire pour distinguer le ft , deuxiemenote d'un tétracorde conjoint avec le /r dumême tétracorde disjoint, c'est-à-dire ,qu’il fixa cette signification de la lettre b ,que S. Grégoire, avant lui, avoit déjaassignée à la note si ; car puísqu’il est certainque les Grecs avoient depuis Iong-tempsces mêmes conjonctions & disjonctionsde tétracordes, fit par conséquent dessignes pour en exprimer chaque degré dansces deux différens cas , il s’eníùit que cen’étoit pas un nouveau son introduit dansce système par Guy, mais feulement unnouveau nom qu"il donnoit à ce l’on, rédui-sant ainsi à un même degré ce qui en faiíoitdeux chez les Grecs.
On conçoit aisément que l’invention ducontrepoint, à quelque auteur qu’elle soitdue, dut bientôt reculer encore les bor-nes de ce système. Quatre parties doiventavoir bien plus d étendue qu’unç feule. Lesystème fut fixé à quatre octaves , & c’estrétenduedu clavier de toutes les anciennesorgues. Mais enfin on s’est trouvé gênépar des limites, quelque espace qu’ellespussent avoir ; on les a franchies, ons’est étendu en haut & en bas : on a fait desclaviers à ravallemenr ; on a démanchéfans cesse; & enfin , on s’est tant donnédc licence à cet égard, quel & système mo-derne n’a plus d’autres bornes dans le haut,que le caprice des compositeurs. Commeon ne peut pas de même démancher pourdescendre, la plus bassé corde des bassésordinaires ne passe pas encore le c sol U t •mais on trouvera également le moyen degagner de ce côté-là en baissant le ton dusystème général ; c’est même ce qu’on faitinsensiblement ; & je tiens pour une chosecertaine que le ton de l’opéra est plus basaujourd’hui , qu’il ne l’étoit du temps deLully. Au contraire , celui de la musiqueinstrumentale est monté & ces différencescommencent même à devenir aster sensi-Tome XXX1L
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blés pour qu’on s’en npperçoive dans la pra-tique.
§. Systêmï , ( Musique. ) est encore,ou une méthode de calcul pour détermineres rapports des sons admis dans la musique,ou un ordre de signes établis pour les ex-primer C’est dans le premier sens que lesanciens distinguoient le j système Pithagori-cien fit le système Aristoxénien. C’est danse second que nous distinguons aujourd’hui^Jysieme de Guy , le système de Sauveur,de Démos, du P. Souhaitti, &c. defquelsila été parlé au mot Note , ( Musique. )
II faut remarquer que quelques - uns deces systèmes portent ce nom dans l’une fitdans l’autre acception : comme celui deM. Sauveur , qui donne à la fois des régléspour déterminer les rapports des sons, &des notes pour les exprimeisicomme on peutle voir dans les mémoires de cet auteur ,répandus dans ceux del’académie des scien-ces. Voy. auííiles mots MÉRIPE , EPTA-MÉRIPE , DÉCAMÉRIPE. (S)
Tel est encore un autre système plusnou-'yeau , dont on trouve l’extrait dans l’ex-plication de la PI. XIII. de Musique , j’yrenvoie le lecteur, en avertissant leulementqu’il s’y est glissé deux fautes qui fe trou-vent aussi dans le Diíhonnaire de Musi-que de M. Rousseau , que l’on a suivi encela trop fidèlement.
Au lieu de 2 5 femi-tons , lisez Jemi-tons ; 8t col. L de la même page , ligne 43 Z 3 3 S
au lieu de m = §, m s vl m 1 = , /;Jq n=|,
J’ajouterai encore qu’il me paroît três-singulier que fauteur de ce nouveau sys-tème ( M. de Boifgelou ) regarde le rap-port de 5 à 4 pour la tierce majeure,comme vrai, & celui de 3 a 2 pour laquinte , comme faux ; l’expérience prouveque l’on peut plutôt altérer la tierce que laquinte , fit qu’ainsi notre oreille peut plu-tôt nous tromper fur le rapport du premierintervalle, que fur celui du second ■ fiequand cela ne seroit pas, fur quoi se fondeM. de Boifgelou pour préférer le rapportde la tierce majeure à celui de la quinte ?{F. D.
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