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Tome trente-deuxième.
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de notre e'clielle, ees deux sons , à quelque

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etage qu’on los prenne, produiront tous ut,son de la corde totale.

Effectivement M. Tartini, d’après quion rapporte cette expérience , aíîùre qu’enïí

combinant le son fa avec un autre des échelle que nous avons adoptée , il pro-x

duit toujours ut , mais que fi l’on substitue

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fa à fa , on obtient pour fondamental fa& non ut. Vojei Fondamental.( Mufi -i . )

Nous pouvons, il me semble, conclurede ce que 1 on vient de rapporter , que tousi

les sons qui produisent ut , résonnent avecut , quand cet ut paroit résonner seul, &qu’ainsi tous les sons de notre échelle ré-

sonnent avec ut , quoique notre oreille n’endistingue qu’un très-petit nombre.

Inexpérience des sons harmoniques pa-roît encore confirmer la conclufion quenous avons tirée des deux expériences pré-cédentes , puisque dans cette expérience,de quelque maniéré qu’on divise une cordesonore , pourvu que cette division ne soitmarquée que par un obstacle léger, commeleroit la pointe d’uncure-dent,sesdeux par-ties de la corde,quoique d’inégale longueur,rendront cependant k: môme son , & ceson sera toujours un de ceux de notreéchelle.

Si la plus petite partie d’une corde di-visée par un obstacle fort rendoit un dessons de notre échelle J en posant un obsta-cle léger à la place de sobstacle tort, laplus petite partie continueroit à rendre lemême son. Mais ce qu’il y auroit de sur-prenant , c’est que la plus grande partieétant aussi pincée , rendroit aussi , & très-exactemenr, le même son.

Mais si la plus petite partie de la cordene rendoit pas fous l’obstacle fort un dessons de notre échelle , alors le son que lais—sçroit entendre également dans les deuxparties de la corde un obstacle léger, seroitle meme que celui qoe rendroit une cordeplus petite qu aucune de ces deux parties,

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laquelle corde pourroit être leur plus grandcommun diviseur.

Une autre expérience prouve même qu Squoique sobstacle soit allez fort pour obli-ger lune des parties à rendre un son étran-ger qui fera déterminé par la longueur decette partie de la corde , on entendracependant résonner dans l’autre partiesunisiòn de leur plus grande communemesure , lequel unisson ne peut être qu’undes sons de notre échelle ( Ubyq Générât.Iíarm. Prop. XII. I e . Expér. ) Donc il estnéceflàire que la corde soit absolumentforcée pour rendre un son étranger à notreéchelle , & si elle y est forcée , pour peuqu’il reste de communication entre les deuxparties de la corde , tandis que la premiererendra un son étranger , on entendra dansla seconde un des sons de notre échelle.

Enfin ce qui doit prouver notre asser-tion encore plus que tout ce que nous ve-nons de dire , ce qui devroit même déter-miner la plupart des musiciens à abandon-ner leur échelle diatonique pour prendrecelle que nous proposons , c’est ce qu’onappelle la gamme du cor-de-chafse , & desautres instrumens sor lesquels les doigtsn’operent point , & qu’il suffit de savoirparfaitement emboucher. Ces instrumensn’étant point forcés par fart à rendre dessons étrangers au son principal qui est alorsle son le plus grave que finstrument puistèrendre ; ces instrumens , dis-je , ne doiventrendre que les sons dont la fuite est la plusnaturelle : or ils rendent exactement lestons de notre échelle.

D’après tout ce que nous venons de dire,‘

nous osons exhorter les musiciens à se dé-

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faire dii préjugé que les sons \a, fa & la sont

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faux dans le mode d 'ut , & par conséquentà substituer notre échelle à la gamme ordi-naire.

Nous avons divisé une corde sonore parchacun des nombres naturels depuis i jus-qu’à 128 ; mais on peut aussi multipliercette même corde par ces mêmes nombres,Sc après la progression harmonique |, f, f,l’on en aura une arithmétique 2,3,4,&c.

Ce* deux progressions rapprochées pour*